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 numb • Pisa x Gan


Points : 42
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Ganner Savage
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Ven 29 Avr - 0:17
Kebab
with Pisa & Ganner

Il y avait une drôle d'odeur, qui virevoltait dans les airs, ce matin là. Toi, sous ta forme humaine, assis en tailler sur une branche, habillé d'une chemise ouverte et un pantalon déchiré, tu méditais. Comme donnant une offrande secrète au ciel, pour l'âme de ta sœur, ta chérie, ton amour, ton trésor et ta plus grande culpabilité. Tu l'avais détruite, comment te relever ?
Les rayons du soleil tapaient déjà fort sur ton visage parcouru par des mèches blondes, lorsque la première goutte de sueur parvint de ton front jusqu'à ta joue. D'un revers de la manche, tu l'essuyas, avant de te laisser pendre à cette branche de ton arbre sacré, comme un cochon pendu. Le sang te monta alors à la tête, et tu commenças à remonter, te musclant de ce fait le dos et les abdos.
Mais impossible de se concentrer avec une telle odeur. Tu grognas. Et tu te laissas tomber.

Sous le soleil éclatant de cette douce journée, dans ton coin favori, là où tu avais maintes fois pissé pour marquer ton territoire, se trouvaient des... - malheur - des gens. Des hommes. Des femmes. D'humeur maussade, d'un tempérament de cochon, tu ajustais la vision qu'ils avaient tous de toi, et une jolie femme aux formes attrayantes et aux longs cheveux blancs habillée d'un short assez court pour que ses belles jambes soient exhibées et d'un débardeur blanc, sans soutien gorge - pour laisser la poitrine respirer tout en la gardant sécrète -, et en bottes noires, arriva dans la cour. Une entrée triomphale. Beaucoup de vous se toréèrent, beaucoup d'hommes se retournèrent, et, surprise, même certaines femmes matèrent ce cul que tu montrais.

Arrivant finalement là où l'odeur se faisait plus forte, tu humas l'air comme s'il était une douce et délicate fleur, et alors que tu sentais le parfum de la nouveauté et de la nourriture qui s'étalait lentement devant toi, ton ventre gargouilla. Honte totale. Ton image de femme s'en trouva de plus en plus rouge, et en colère contre elle-même, et c'est là que le coup partit. Le pauvre voyeur se prit une baffe magistrale, alors que son seul crime avait été de regarder ton cul lorsqu'il marchant derrière toi. Indécent, certes, mais pas criminel. Il te regarda dans les yeux, et un soupçon de flamme parcourut ses doigts, mais une image plus tard, il s'enfuyait à toutes jambes... Les mythes font peur.

Alors s'étendit devant toi une large gamme d'idée distinctes. On aurait dit des fast foods, mais les seuls que tu connaissais étaient ceux vendant de simples hot dog ou hamburgers, et tu ne sentais pas cela. Tu ne connaissais rien d'autre. Pour un SDF, il était généralement déjà bien de savoir ce qu'une saucisse enrobée de moutarde faisait dans un pain. La piste se faisait de plus en plus fraîche, alors naturellement tu t'approchas.

C'était enivrant. C'était incroyable. Tu n'avais jamais rien senti de tel, et comme le chien qui sommeillait en toi... - wait ? Un chien ? Euh... - comme la chimère qui sommeillait en toi, tu te faisais tirer par le nez par cette sublime et délicate jouissance qui emplissait tes narines. Cette odeur se mêlait à tant d'autres. Tu t'attendais à tomber sur un plat exotique, sur un sandwich impérial, sur quelque chose à manger de plus délicieux que la meilleure des gazelles - non, tu n'en avais jamais mangées -. Tu suivais cet instinct, sans remarquer que tu t'éloignais peu à peu des gens. Mais tant mieux. Plus on était de fou plus on... enfin dans ton cas, moins on riait. Tu n'aimais pas l'humanité. Ou plutôt tu ne te sentais pas à ta place en son sein, et c'était pourquoi plus tu t'éloignais d'autres personnes plus tu te portais mieux...
Et alors que tu suivais cette odeur tél un chien affamé, ton corps renvoyant une image féminine et incroyablement sexy - quand même - tomba nez à nez avec un glandu - un bel homme inconnu - tenant dans sa main un « truc muche bidule chouette » - un kebab.
Mais évidemment, tu ne le remarquas qu'une fois que tu l'eus percuté
Aïe bordel !
Ta voix était en toute illusion celle d'une femme en colère. Regarde où tu marche abrut... Ça a l'air tellement bon ce truc... dis tu en pointant le kebab tombé par terre. Pardon je le suis emportée mais... C'est quoi ça ? demandas tu, en montrant le même objet de consommation humaine.
Parce que bon, un kebab ça résolvait tant de disputes... tant de conflits...
electric bird.




Tu remarqueras que chaque lettre de début de paragraphe mises ensemble forme le mot "I S A A C" *w*
Points : 111
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P. Isaac Adams
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Dim 1 Mai - 16:57
Numb
feat. Ganner Savage
L'illusion d'un rêve.

Travail, toujours et encore du travail. Ça ne s’arrêtait jamais. Vivement la pause. C’était chiant, long, mais il ne pouvait faire que ça pour gagner un minimum sa vie et ne pas se retrouver dehors. L’honneur de raviver le sourire des gens après un bon fastfood restait présent, bien que ce n’était qu’un concentré de graisse dont on se passerait volontiers mais ça rendait si addictif. C’était rapide, bon et pas cher. Sandwich et frittes. Tout le monde aimait ça, après tout. Presque. Servant un énième kebab, aux merguez cette fois, c’était rare que des clients prennent autre chose que des jaunes.

Fixant l’heure, prenant en charge le nouveau client. Cette fois-ci, c’était un jaune justement. Et c’était bientôt la fin, encore quinze minutes avant qu’il ne puisse quitter son travail avant le lendemain. Il passera sûrement chez le fleuriste, acheter quelques roses. Diane aimait les roses, elle serait heureuse d’en avoir des nouvelles sur sa tombe.
Isaac allait tous les jours aux cimetières.
Il changeait les fleurs tous les jours.
Il parlait avec le sol, racontant ses journées.
Il y retournera encore aujourd’hui. Encore vingt minutes.

•••

Venant de terminer de préparer son sandwich, un jaune avec pain tortilla. Il sortit, il avait terminé sa journée. Il en avait une courte une fois par semaine, on était ce jour là. Marchant. Réfléchissant. Croquant dans son sandwich alors qu’il traversait les rues. Il cherchait du regard un fleuriste.
Il en trouva un.
S’arrêtant devant, pensant. Elle en avait eu trop de rouges, peut-être que des blanches lui plairaient ?
Au final, il ressortit avec un paquet de roses, et non blanches. Ça sera de la même couleur que ses jolies lentilles qu’elle aimait tant mettre pour calmer son pouvoir.

Il avança, proche de la verdure, il se détendrait bien pour terminer son repas. Il se détendrait bien avant de pleurer encore et encore.

Et dans ses pensées, dans ses illusions, son kebab tomba sur le sol, il avait réussi à bien tenir son bouquet de fleur. Il avait malheureusement bousculé une jeune demoiselle dont la couleur des cheveux semblaient tout droit sorti d’un rêve. « Dian… Non… » La déception se lisait dans son regard mais les morts ne reviennent pas à la vie. C’était juste une femme avec la même couleur de cheveux.

« Aïe bordel ! Regarde où tu marches abrut… Ça a l’air tellement bon ce truc… Pardon je me suis emportée mais… C‘est quoi ça ? » Elle avait brusquement changé de ton entre la première phrase et la dernière. Elle pointait du doigt le pauvre cadavre de ton chicken jaune qui avait trouvé refuge sur le sol. Il eut un temps de compréhension  avant de comprendre ses paroles. Il était toujours à l’ouest.

« Oui, pardon … C’est un chicken jaune. T’en as jamais mangé ? Tu devrais, ça remplit bien le ventre, c’est pas cher et ça a bon gout ! C’est assez gras par contre mais… » Son regard tomba sur ses fleurs. « Ouais, je suppose qu’une fille comme toi doit vouloir garder la ligne, non ? Je dois t’ennuyer. »



je ne m'en remettrais jamais.
lololol:
 

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