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 seven corpses ▬ ft. einari [1/2];


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Svenhild V. Sørensen
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Mar 26 Avr - 3:16


ft. EINARI L. HYVØNEN
HIGHWAY TO HELL

Avancer. Encore. Toujours. Ne pas reculer. Jamais. Sous peine d'en subir les conséquences. Tu ne les connais pas encore, et franchement tu n'as pas réellement envie de les découvrir. Tu gardes cette peur de la découverte enfoui au fond de ton être, telle un éclat fantasmagorique, fantomatique et irréel. Tu espères secrètement que cette crainte finira par s'envoler, se désintégrer, au fil du temps.

Tu ressens encore cette sensation étrange, incroyablement dérangeante, lorsque tu l'as rencontré. Chaque fibre de ton corps s'en souvient comme s'il était toujours devant toi. Mépris. Dégout. Une sainte horreur inspirée par un être peu commun. Déshumanisé, fade, alarmant. Cependant, tu as fais la promesse silence de ne plus reculer, d'écraser sa peur, et de réduire en miettes chaque doute pointant dans la brume de ton esprit.

Faire taire sa raison pour le bien de la masse, de la multitude. Penses-tu vraiment que se soit le bon choix ? N'es-tu pas en train de faire passer ta petite vendetta personnelle avant les intérêts du groupe ? Tu balaies rapidement ces questions qui tournent sans cesse. Ces questions qui te malmènent. Une utopie ne peut que se construire sur des déchets. Du sang. Et l'horreur malsaine du la race humaine.

Marchant dans les rues du centre ville, tu redoutes presque l'annonce de la réussite de ta main exécutive. La mise hors service temporaire de sept scientifiques du groupe Phobos. Des scientifiques aux desseins bien trop malsains pour la pauvre humanité bien fragile. N'aurais-tu pas mieux fait de demander une extinction de ces êtres mal intentionnés ? Leur destruction, leur disparition totale et sans retour ? Probablement. Mais tu ne voulais pas faire l'erreur d'éteindre la vie sans état d'âme dès le début de cette collaboration. Tu n'étais, à ce moment, pas encore prête à porter ce fardeau seule.

L'air chaud et lourd du night club te donne un léger vertige, répercutions de la différence avec l'extérieur bien plus frais. Tu es rapidement envahie par l'odeur de l'alcool, et la moiteur de la transpiration de la foule engluée comme une masse visqueuse. Tu te faufiles tant bien que mal au milieu de cet amas de corps survoltés et alcoolisés. Tu repères rapidement la personne que tu es venue rejoindre. Ta main exécutive. Celle qui ose s'aventurer là où tu ne le ferais jamais. Là où tes ordinateurs ne t'ouvre pas les portes, malgré virus et failles sécuritaires. Tu avances jusqu'à la banquette, t'installant à une distance respectable, permettant tout de même d'être entendue par dessus la musique enragée du club.

▬ Je veux un rapport clair et concis.

Tu passes au dessus des manières, de la politesse. Tu es assez mal à l'aise ainsi, et vous n'avez pas besoin de fioritures de ce genre.





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Einari L. Hyvønen
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Mar 26 Avr - 16:01

alive or dead, it's just a detail
ft. Svenhild

Des minutes ou des heures, tu ne sais plus vraiment comment le temps a évolué en cette nuit. Présent en l'un de ces lieux nocturnes comme à l'accoutumé depuis tant d'années, récipients accumulés le long de cette table ceux-ci étant déjà vide depuis un moment. Tu aurais pu être comme tous ces gens, comme tous ces êtres à l'organisme malmené par cette substance que l'on dénommait alcool. Au consentement sans doute bien plus que troublé pour certains, moralité disparaissant doucement mais sûrement.  Tu aurais pu planter tes crocs en une quelconque proie toi, individu immunisé aux effets néfastes qu'un être de chair et de sang pouvait ressentir face à ce que l'on qualifiait de consommation abusive. Que ce soit ces liquides massacreurs d'esprit ou encore ces drogues aux vertus décadentes, tu n'y avais jamais été sensible condamné principalement en cette nuit à l'attendre elle, celle que tu devais retrouver en cette marée aux traits humains. Des objectifs et un travail accompli c'est la seule chose qui avait su donner lieu à cette rencontre, créature opposées que vous étiez là où votre nature respective ne pouvait permettre qu'une très rare conciliation entre vous. Humains aux préceptes divergeant.

C'est ainsi que tes pupilles vinrent s'apposer auprès de cette forme qui se distinguait en cette foule, se rapprochant doucement mais sûrement de ta place. Lèvres s'arquant sous un léger sourire à cette vue alors qu'elle prit place, elle avait décidé d'ignorer ces formules de politesses pour en venir directement aux faits. Pressée et mal à l'aise en ce genre de milieu ? C'était sans doute sa justification à elle pour agir de telle sorte mais toi tu n'avais pas spécialement envie de boucler tout ceci le plus rapidement possible. Tu t'étais dès lors contenté de lui faire un simple signe, quittant cette place l'espace de quelques instants, elle allait devoir attendre car tu n'avais spécialement envie de discuter la gorge sèche. Pas t'ayant portés au comptoir, commandant deux boissons alors que tu revins par la suite à ce fameux lieu où elle t'avait imposé sa question, ce résumé que tu devais lui apporter.

« - Bonsoir tout d'abord et désolé mais je n'ai pas l'habitude de parler affaires sans quelque chose à boire à côté. »

Lui passant l'un de ces deux verres alors que tu avais déjà attaqué le tiens, te délectant de cet alcool bien trop rapidement quoi que ton organisme allait tout aussi promptement s'en débarrasser. Tu avais donc finalement entrepris d'en venir aux faits pour peut être lui faire plaisir ? Traits de ton faciès venant s'étirer encore sous une manifestation d'une joie malsaine, étrange ou anormale par rapport à tes futurs palabres, tu finis par répondre ceci à sa question.

« - Tu sais tu m'as demandé de faire en sortir que certains individus soient... Incapacités temporairement, je crois avoir omis le terme temporairement lors mon travail. Je crains que malheureusement ce soit définitivement mais cela n'en est pas mieux non ? Prendre des demi mesures c'est mauvais. »

Iris venant trouver leurs jumelles sur ces dires alors que tu jouais machinalement avec ce récipient toujours entre tes mains, tu conclus ton histoire de par ces mots, non plutôt de par ces mots et ce prénom, syllabes atrocement accentuées.

« - Tu n'es pas de mon avis... Svenhild ? »


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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 1:47


ft. EINARI L. HYVØNEN
HIGHWAY TO HELL

Tu le regardes s'éloigner. Crispée sur la banquette, tu ne peux t'empêcher de le fixer. Hypnotisée par cette aura malsaine qui te retourne les entrailles en sa présence. Tu espères, au fond de toi, un jour t'y habituer, ne plus avoir cette sensation nauséeuse qui t'empêche de réfléchir correctement. Un espoir qui a très peu de chance de devenir réalité. Tu en doutes fortement. Lorsqu'il revient finalement vers toi, une boisson dans chaque main, tu roules doucement des épaules pour tenter, vainement, d'en faire disparaitre la tension qui te tire douloureusement les muscles.

Tu hoches lentement la tête, réponse furtive à son « bonjour » qui sonne faussement à tes oreilles. Cependant, tu accueilles avec joie le verre qu'il te tend. Un léger sourire de remerciement se déploie sur ton visage, raide, tout comme ta personne. Quant à lui, son sourire, cette grimace impure, dégoulinante d'horreur, te donne soudainement envie de vomir. Une envie que tu fais taire en buvant une gorgée du liquide transparent contenu dans le verre qu'il t'as offert. Un verre qui ne fait pas long feu entre tes mains. Les doigts serré autour du récipient, tu écoutes, effarée, les paroles de ton exécuteur. Il dégage un calme troublant, alors tu te contentes de vider ton verre à la fin de son récit.

L'alcool te brûle la gorge, te faisant prendre conscience de son cheminement dans ton œsophage. N'es-tu pas de son avis ? Ce que tu avais craint de ne pouvoir supporter seule n'était pas la meilleure solution ? Tu détournes le regard, ne supportant plus d'être fixée de la sorte. Tes yeux ne se posent pas plus d'une demie seconde sur chaque visage que tu captes dans cette foule mouvante, grouillante, de corps alcoolisés et surexcités. Dansant. S'embrassant. Buvant. Riant. D'aucun ne peuvent savoir ce qui se trame à quelques mètres seulement.

▬ Effectivement. Les demies mesures n'étaient probablement pas une bonne idée.

Est venu le moment que tu redoutes légèrement. Si la rémunération avait déjà été discutée pour la mise hors service temporaire, ça n'avait pas été le cas pour l'extinction définitive. Tu avais besoin d'un autre verre. Le sourire de ton interlocuteur ne te rassure pas, au contraire. Tu as besoin de faire taire tes sens, ta raison. La culpabilité te rongeant déjà de l'intérieur, tu te penches vers lui en désignant son verre déjà à moitié vide.

▬ Je peux ? Il m'en faut plus pour passer à la suite.





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Einari L. Hyvønen
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Mer 27 Avr - 2:32

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ft. Svenhild

Endroit tout sauf adapté à sa personne, qu'importe où son regard se détournait tu le percevais, le ressentais ce dégoût qui la lacérait en chaque seconde. Dégoût par rapport à toi, ce lieu, ces gens, ce dont vous parliez elle avait malgré tout étonnement bien accueilli ta nouvelle, ces sept décès relativement imprévus et que tu venais de lui imposer. Sept cadavre, ce n'est pas grand chose, qu'une goutte d'eau dans cet océan de morts qui naissent chaque jour. Un de plus ou de moins, ce n'est qu'un détail, une macabre statistique dont tu te fichais complètement. Le sujet le plus intéressant allait donc arriver, la rémunération, considérant que le prix à payer de ton côté était le même, morts ou non, tu avais gardé le silence. Silence car tu étais curieux de voir comment elle allait donc appréhender tout ceci, quelles offres elle comptait te faire. À la base tu te devrais de te contenté d'une simple somme d'argent raisonnable. Raisonnable non tu ne l'étais pas enfaîte et tu avais déjà peut être une ou plusieurs idées sur comment exiger ton paiement, sur comment t'occuper d'elle plutôt maintenant. Sourire s'estompant pour laisser place à un visage bien trop neutre, peut être moins anxiogène ou alors plus gênant vu que tu n'étais en son esprit.  

Tu acquiesças d'un léger mouvement de tête à sa question, l'une de tes mains amenant doucement le verre non loin de la jeune femme, de sa parcelle de cette table. Elle avait dit qu'il allait lui en falloir plus pour faire passer tout ceci ? Cela n'allait pas être un problème te disais tu. Quittant une nouvelle fois ta place revenant cette fois-ci non pas avec de nouveaux verres mais plutôt une bouteille simplement, vodka voguant en ce récipient sous tes pas. Carrure ne tardant à reprendre place non loin de celle de la belle, tu ne tardas à te servir une première fois, faisant de même avec elle et qu'importe si elle ne voulait pas, tu finiras son verre à elle... Alcool n'étant qu'eau pour toi, un substitue à ce liquide vitale au corps de tout être. Vous aviez donc 70 centilitres à vider pour aborder ce sujet qui la hantait déjà. Raisonnable ? Sans doute pour toi mais quant à elle... Tu ne savais si son anatomie était plutôt prompt à tenir face aux névroses de cette eau de vie.

« - Tu as dit qu'il t'en fallait plus... J'ai préféré prendre des mesures adéquates, on dit que l'alcool a un don majestueux lorsqu'il s'agit de supprimer certains gênes. »

Une première gorgée sur ces palabres, chaleur se faisant ressentir mais en une mesure bien moindre que celle estompée, tes gènes se recomposant pour annihiler cet effet. C'est sur cet acte, que tu te déplaças à nouveau, d'une petite distance afin de te retrouver bien plus proche d'elle, ta tête venant se reposer sur sa frêle épaule, main libre s'amusant tantôt avec ses mèches myosotis.

« - Tu veux donc aborder le sujet de mon paiement je suppose maintenant ? Normalement vu que j'ai fait plus que le travail je me devrais d'exiger une quelconque chose mais pour cette fois je vais te laisser fixer le prix, du moins... Partiellement. »

Paupières venant dérober ton propre regard, lèvres se courbant docilement en un douceâtre sourire, tu conclus par ceci.

« - On dit que le client est roi, alors à quelle valeur estimes tu ma main d’œuvre Sven ? »


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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 5:15


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Une droguée en manque. Voilà l'impression que tu te faisais à toi même, te précipitant presque pour attraper le verre qu'il a poussé dans ta direction. Récipient que tu vides d'une traite malgré le gout infâme qui envahi ta bouche. Tu sursautes sur la banquette en le voyant se lever. Encore. Et comme l'autre fois, tu ne peux détourner le regard de l'exécuteur lorsqu'il se faufile aisément jusqu'au comptoir. Semblable à la l'eau devant Moïse, la foule de dégénérés alcoolisés se divise devant lui. Chemin tout tracé jusqu'à votre emplacement ou il revient avec une bouteille de vodka. Une initiative que tu salues avec joie, presque de l’allégresse. Liquide translucide que tu affectionnes particulièrement.

Le verre et demi passé commence doucement à se diffuser dans ton organisme, cheminant jusque ton cerveau. Encéphale malmené, secoué, que tu peines à gérer dans un environnement pareil. Tu ne captes pas immédiatement le mouvement. Banquette s'affaissant à ton côté, il se penche maintenant vers toi jusqu'à te toucher. Un étrange frisson, merveilleusement désagréable, se diffuse dans ton être. Parcourant ta peau, dressant tes poils sur son passage. Tu n'es pas ce filles inexpérimentée, bredouillant au moindre contact avec le sexe opposé. Vierges effarouchées trouvant plutôt la pitié dans ton regard.

Tes doigts se serrent violemment autour de ton pyrex. Tes cheveux déplacés, promenés par cette main que tu aurais préféré voir à l'autre bout du monde. Figée, tétanisée par la surprise, tu te contentes d'écouter ton interlocuteur. Tu n'aimes pas sa façon de parler. Ses phrases, ses palabres, accentuées, dégageant une horreur que tu ne peux nommer. Tu souhaites imaginer ses sous-entendus malsains. Tu te dégages rapidement de ce contact qui te remue plus que de raison.

▬ La valeur de ta main d’œuvre, ou bien la valeur des sept vies que tu as prises ?

Une sentence presque crachée. Tu attrapes la bouteille sur la table, et sans prendre le peine de te servir un verre, tu portes le goulot à tes lèvres. Liquide brûlant descendant dans ta gorge. Incandescence apaisante qui embrume ton esprit. Une. Deux. Trois gorgées. Peut-être quatre, qui s'en soucie réellement ? La vérité en face, c'est la réalité de ce que tu seras lorsqu'il aura ce qu'il veut. Tu te redresses sur ton assise, le fixant durement. Un regard noir, tentant stérilement de scanner ses iris illuminées.

▬ Si tu tiens à revoir une nouvelle somme à six chiffres s'ajouter à ton compte en banque, n'imagine pas pouvoir poser tes conditions ainsi. Je double la récompense de base, non négociable.

Sur ces mots, tu remplis ton verre, ainsi que celui de ton exécuteur, lui adressant un sourire. Une risette à peine moqueuse. Tu ne cèderas pas si facilement à tes pulsions conservatrices. Au pied du mur, tu feras ce qu'il faut pour ne pas lâcher la prise.





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Einari L. Hyvønen
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Mer 27 Avr - 12:23

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Amusement commençant à croître, divertissement se faisant plus présent alors qu'elle venait de te repousser, d'établir une nouvelle distance entre vos êtres respectifs. Tes traits mimant un faux chagrin, une fausse déception envers elle tandis qu'elle porta à ses lèvres  le goulot de cette bouteille, se délectant de façon bien plus prononcé que prévu de cette délicieuse boisson. Ton faciès se voyant embellit par une expression de satisfaction doutant fortement de ses capacités à être rationnelle à cette vitesse alors que tu paressais lui laisser ce droit, le droit de s'accaparer le précieux liquide rien qu'à elle. Voilà qu'elle avait fini par poser une question dont elle connaissait déjà la réponse pour tout deux. On parlait donc effectivement de la valeur de ces sept vies que ca lui plaise ou non, tu lui avais sans doute évité bien des ennuis en supprimant ces éléments dérangeants. Réduisant à néant toutes éventuelles poursuites tu avais fait ce qu'elle n'aurait jamais eu le cran de faire, tu avais pris des mesures qu'elle n'aurait jamais prise, tu étais... Professionnel ? Peut être chose qu'elle n'était pas en ce domaine. Tu avais cependant soutenu son regard aussi assassin se voulait il, tu trouvais même cela tout aussi plaisant, dévorant ses iris à la teinte jumelle à la tienne.

Voilà qu'elle prenait la confiance, désirant t'imposer sa vision des choses, ses termes du contrat. Non, cela n'était pas ce que tu souhaitais, non tu comptais aussi imposer tes propres termes. D'où pouvait elle se considérée comme seule partie de cet arrangement ? Non tu avais ton mot à dire en tant que second être du contrat que vous aviez passé entre vous secrètement. Rictus taquin se dessinant auprès de ses lèvres alors qu'elle avait fini d'énoncer sa récompense. Une singulière sonorité s'extirpa de ta bouche au travers la musique qui ne cessait de gronder. Un rire tout aussi moqueur que ce sourire qu'elle t'avait adressé. Espiègle réaction trouvant naissance en toi, décrivant un non d'un de tes doigts, tu t'étiras un tant soit peu par la suite avant de rétorquer ceci, d'imposer tes envies là où tu considérais que votre relation allait devoir être donnant... Donnant.

« - Si tu tiens à avoir à nouveau mon aide un jour, n'imagine pas toi aussi pouvoir poser tes conditions quand c'est moi qui prend les risques. Tu sais un contrat implique deux parties et un accord de volontés, n’oublie pas les bases veux tu ? De surcroît tu sembles oublier un détail, si je chute, tu m'accompagnes. »

Jouer aux plus malins avec toi était une grave erreur surtout que pour une fois tu étais prédisposé à ne pas être trop malsain avec elle mais toute cette dissidence te donnait envie d'aggraver tes souhaits vis à vis de sa personne. Te chercher ? Vouloir te dompter ? C'était une bien futile idée, une bien idiote envie... Il était donc venu l'instant où toi tu lui proposais ton prix, tes envies libre à elle après de tenté de négocier. Mauvaise en négociations ? Elle ne semblait pas savoir comment ca fonctionnait surtout lorsqu'il s'agissait de tenir le silence sur sept cadavres.

« - Alors voilà mon prix plutôt, la même somme, celle qui fut convenu avant l'exécution du service et un petit plus non monétaire, tu peux te rassurer ca ne sera rien de trop dérangeant. Disons que cela n'impliquera mon contact. C'est raisonnable non ?»

Cela l'était à tes yeux tandis que tu aurais d'ores et déjà pu demandé bien pire mais cela n'était que le début de votre collaboration, qu'un début qui allait imposé de partir sur de bonnes bases...


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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 17:49


ft. EINARI L. HYVØNEN
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Étau se refermant sur ton essence. Bras fantomatiques t'encerclant, écrasant de leur force la singularité de son rire. Ou bien est-ce seulement le contre coup du liquide ingurgité bien trop rapidement ? La violence des basses se répercute dans ton crâne, douloureuse sensation, nausée prête à prendre les armes. Inconsciemment, tu es légèrement penchée vers lui, de peur de rater ne serait-ce qu'une intonation de sa voix. Tu en es presque étonnée lorsqu'il estime bon de te rappeler les conséquences de son envisageable chute. Un rappel qui t'apparait bien futile. Vous le savez tout deux, la discrétion requise vous empêche, l'un comme l'autre de se faire prendre stupidement. Si l'un tombe le masque, l'autre le suivra irrémédiablement dans sa descente aux enfers.

Le voilà qui fixe maintenant son prix. La valeur de ce groupe aujourd’hui éteint. Sa proposition n'avait rien de raisonnable. Sous ses airs de contrat équitable, tu sentais comme un non-dit. Tu étais mal partie. Vous étiez bien mal partis. Mais tu as besoin de te protéger. De te rassurer. Il te semblait si peu perturbé par le massacre qu'il avait engendré que tu ressentais le besoin de ne pas te le mettre à dos. Un pas en avant, pour deux pas en arrière. Et tu n'arrives pas à inverser la tendance. Tu le sais, tu le sens. Reculer ne sera pas une solution indéfiniment. Il faut que tu reprennes ne serait-ce qu'un semblant de contrôle. Au moins sur toi, ton esprit embrumé.

▬ Tu fais exactement ce que tu me reprochais il y a quelques secondes. En es-tu conscient ?

Car c'est le ressenti que tu as en ce moment. Face à ce semblant d'homme, tu as l'impression d'une cage dorée se refermant sur toi. Mais pas de l'or massif, vois-tu. Plutôt du plaqué or sur un fer rouillé, abimé, et pourtant toujours aussi solide que les premier jours. Un grognement t'échappe. Colère. Frustration. Tu te laisse aller contre le dossier de la banquette, regard fixé au plafond sombre du club.

▬ Je suis adepte du monétaire. Toujours plus efficace et discret. Mais, soit.

Un soupir t'échappe. La situation semble t'échapper aussi, glissant entre tes mains. Griffes n'arrivant plus à trouver prise. Tu n'as pas abandonné pour autant. Si tu ne connais pas l’entièreté de ses carte, tu as parfaitement assimilé les tiennes. Tu fais abstraction du plafond qui se déforme et se reforme devant tes yeux vitreux. Allégorie fantasmagorique, irréelle, de ton état décadent.

▬ Admettons que j’accepte, car la possibilité est loin d'être nulle, j'aimerai tout de même savoir à quoi je m'engage. Comme tu l'as si bien fait remarqué, tu m'entraineras dans ta chute. L'inverse n'est pas impossible. Reprenons. Même récompense financière. Pour ce qui est du supplément pas réellement dérangeant, laisse moi avoir quelques réticences qui sont loin d'être injustifiées.





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Einari L. Hyvønen
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Jeu 28 Avr - 1:13

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Un reproche, tu faisais exactement ce qu'elle avait précédemment fait te déclara elle... Il est vrai que dans le font il était tout à fait humain de vouloir imposer sa vision des choses, pris à ton propre jeu en l'espace d'un instant cela n'était point gênant à vrai dire. Tout n'en était que plus intéressant, adepte des paiements monétaires ce n'était pas vraiment ton cas, parfois varier ne faisait pas de mal... Varier, une chose qui pouvait être relativement terrible selon ta définition. C'est ainsi que ses autres palabres eurent un don des plus magnifiques, celui de bien plus que captiver ton attention. Elle n'avait donc pas dit non, tu avais donc toujours tes chances d'imposer ton prix, le droit de négocier avec elle. Tes pupilles la décrivant toujours tandis qu'elle paressait être sous la légère emprise d'un certains constitution de la boisson dont elle s'était moult fois délectée. Alcool commençant à gangrener son organisme, à se rependre au cœur de son cerveau, au trône de sa déduction et de son intelligence. Tu avais donc belle et bien une chance, la chance d'abuser de sa faiblesse naissante, la chance de jouer avec elle dans l'un des aspects les moins malsains pour ce soir. Un peu trop candide comparé à l'accoutumé, non tu ne comptais te montrer trop... Lugubre.

Te servant un nouveau que tu n'avais tardé à vider, te modérant comparé à elle tandis que en réalité tu n'en avais que faire. Tu ne tardas à faire de même avec le récipient qui trônait juste devant la belle, incitation masquée ou du moins partiellement. Peut être était il donc venu le moment d'évoquer la contrepartie que tu exigeais, ce tribut qu'elle te devait et que tu ne voulais point voir être payé par de l'argent, cela c'était le cadet de tes soucis. Tes lèvres se révoquant, tu finis donc par déclarer ceci, exprimant tout d'abord ce que tu désirais d'elle.


« - Je compte rien te demander de bien extraordinaire, juste passer un peu de temps en ma compagnie dès maintenant et je jure que je ne sous entends rien de dégradant... »

Ou de trop dégradant plutôt te disais tu alors que tu avais ton idée en tête, étaux étant prêt à se resserrer auprès de sa frêle silhouette. Regrettait elle peut être de t'avoir choisi toi comme main exécutrice car au fond tu n'étais pas le choix le plus raisonnable, être déshumanisé que tu étais.

Fouillant sur ces dires en l'une de tes poches l'espace d'un instant, en extirpant deux choses, deux bout de carton ou autre texture semblable à la forme carré. Plaçant l'un juste à côté du verre de ton employeuse. Ces deux choses imbibés d'un produit chimique bien trop connu pour ses vertus hallucinogène et autres, tu conclus par ceci.

« - Rien de dégradant hormis le simple fait de consommer ceci, tu me sembles trop stressée alors pourquoi ne pas te divertir pour un soir et oublier tout ce qui t’entoure, ces morts etc...? »

Tu n'avais tardé quand à toi à porter le carton entre tes lèvres, l'assimilant par la suite, toi tu n'allais ressentir aucun effet ou alors juste une chose fébrile  là où ton pouvoir allait encore une fois purger ton organisme considérant la chose comme une substance étrangère et non nécessaire au bon fonctionnement de ton enveloppe charnelle. Quant à elle si elle l'acceptait...


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Svenhild V. Sørensen
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Jeu 28 Avr - 4:36


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Une demande surprenante qui te fait soudainement quitter le plafond obscur des yeux. Tu le fixes, l'étonnement se trahissant dans tes pupilles légèrement dilatées. Lui tenir compagnie, maintenant, alors que la seule chose que tu devrais faire, raisonnablement, serait de rentrer chez toi. Éliminer l'alcool, et fumer une clope avant de penser à te reposer un minimum. Rester et une mauvaise idée. En sa compagnie, vraisemblablement encore pire.

Un sourire transpirant l'espièglerie s'étire sur tes lèvres endolories par l'alcool. Tu fixes maintenant le petit carré coloré à côté de ton pyrex. Carton, buvard imbibé, lysergique, au motif difficilement distinguable dans cette ambiance sombre et déjantée. Unique réaction folle, un rire proche de la démence te prend la gorge. Tu te lèves sans prévenir, chancelante, traversant l'amas de corps transpirants jusqu'au comptoir. Nouvelle bouteille remplie de ce liquide translucide dans une main. Agitateur de cocktail fluorescent dans l'autre dont tu te sers pour relever tes cheveux dans un chignon désordonné.

▬ N'est-ce pas imprudent de proposer ce genre de divertissement à une personne stressée, bien plus susceptible, par conséquent, de terminer vraiment mal ?

Accéder à sa demande de lui tenir compagnie n'est finalement pas le gros du problème. Pour avoir eu testé quelques stupéfiants durant ta jeunesse, échappatoire dérisoire face à un passé douloureusement envahissant, tu ne pouvais ignorer ce que contient ce petit carré de carton coloré. Tu ne saurais définir précisément. Simson ? Fat Freddy ? Prière silencieuse au milieu des brumes alcoolisées, souhaitant tout de même ne pas devoir subir un DoubleFace.

Maintenant installée en tailleur sur la banquette, ignorant l'image de manouche désœuvrée que tu peux dégager, tu attrapes le morceau de buvard, jouant avec, faisant trainer en longueur ta décision. Allais-tu, oui ou non, accepter le deal proposé par ton exécuteur ? Allais-tu accepter d'inhiber tes sens et ta raison pour prolonger un partenariat qui a de grandes chances de te faire sombrer ? Ton raisonnement est décousu, irrationnel. Une chimère utopique malmené par la vodka qui a rendu ta bouche pâteuse et ta réflexion inutile. Tu adresses finalement une sourire à ton vis à vis, amusée, plantant tes iris dans les siennes. L'effet du carré sur ta langue est infecte, et tu te contentes de l'avaler sans penser aux prochains effets qui arriveront bien assez rapidement à ton gout.

▬ Nous avons approximativement une demie heure avant que le bordel ne s'installe. Ne me fais pas regretter mon choix.

Une demie heure de répit, avant des heures de trips interminables. Tu n'aimes pas ce que tu deviens lorsque tu as bu. Et tu appréhendes ce que tu peux devenir sous acide. Tu as une demie heure pour te détendre, et accueillir au mieux cette montée maudite dans les hauteurs insoupçonnées du plaisir chimique. Tu remplis vos deux verres avant de prendre le tiens et de le tendre en direction de compagnon nocturne.

▬ Trinquons, à notre partenariat plus que foireux !

Tu supporte difficilement la chaleur environnante mélangée à celle que ton corps commence à dégager excessivement. Tu tires de ta main libre sur l'encolure de ton haut avant de porter ton pyrex à tes lèvres.

A ce partenariat foireux, et à cette longue nuit décadente qui t'attend.





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Einari L. Hyvønen
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Jeu 28 Avr - 16:27

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Sourire espiègle, ta personne la décrivant tandis qu'elle avait fini par se lever à son tour, se faufilant en cette foule, alcool imbibant sa démarche. Satisfaction bien trop étrange commençant à naître en ton esprit face à cette vue, la voyant revenir à sa place nouvelle bouteille en main pour ton plus grand étonnement magnifiquement maquillé. Tu jubilais en la voyant ainsi, rire fou se laissant ouïr qui eu le don de te contenter en quelque sorte alors que ses mots à elle trouvèrent refuge. Ce que tu lui proposais était totalement imprudent effectivement mais ne l'avait elle pas accepté ? Son jugement sans doute altéré par une toute autre substance que celle qu'elle avait fini par ingurgiter après un long moment d'hésitation. Sourire se décrivant auprès de ton visage face à cette vision, le divertissement allait pouvoir commencer. Quel divertissement en prévision te disais tu...  Alors qu'elle t'évoquait le fait de devoir attendre une demi heure, chose que tu savais mais dont tu ne te souciais qu'à moitié alors que ton corps allait sûrement éliminer l'acide bien avant qu'il puisse avoir un quelconque effet sur ton esprit ou plus précisément ton cerveau. Une demi heure, cela allait être la demi heure la plus longue de ta nuit... Ou éventuellement de votre nuit.

Verre rempli alors qu'elle te tendait le sien, entrechoquement voilé par une musique bien trop violente pour l'auditif de certains. Ta personne ayant repris les mots de la belle.

« - À notre partenariat plus que foireux ! »

Tu avais dès lors vidé ton verre d'une traite, gorge brûlante l'espace de quelques instants là où ton regard se posait toujours sur elle, décrivant chacune de ses réactions. Sa frêle silhouette commençant à être en proie aux affres d'une chaleur bien trop prononcée. Cela sonnait comme un bon présage pour toi, malsain être que tu étais. C'est ainsi que les minutes s'étaient écoulée, échange verbale voilant le quart d'heure qui s'installait pour par la suite laisser place à quasiment une demi heure, pour bientôt sûrement laisser place au moment fatidique. Tu n'avais de sensation naissante, tout sauf drogué, tout sauf alcoolisé, en bien trop grande possession de chacun de tes faits et gestes. Pour elle la décadence allait donc commencer, les effets commençant sûrement à avoir lieu, à détraquer sa perception de ce monde.

C'est sur tout ceci que ta tête vient pour la seconde fois de la soirée se heurter délicatement au corps de la jeune femme, joue apposée sur son épaule, présence se faisant de nouveau envahissante même si tu n'avais guère pris plus d'initiatives pour cette fois. Chaque chose en son temps peut être ?... Simple détail alors que tu lui resservais un verre, bouteille quasiment vide décrivant aisément la quantité d'alcool qu'elle avait ingurgitée depuis le début de votre rencontre. Tu trépignais d'impatience face à ce futur spectacle qui allait s'offrir à toi, plus vite te murmurais tu. Même si vous aviez tout la nuit, ta patience ne réclamait qu'une chose qui allait bien rapidement se produire.

« - Oh j'ai failli oublier vu que l'on va toucher le moment fatidique, bon trips beauté. »

Toi tu n'en étais que bien trop normal, ton regard pouvant trahir le fait que tu n'étais point soumis à une quelconque substance, elle n'allait le remarquer songeais tu... Détail, elle ne pouvait vraiment y faire attention de par ce futur état relativement handicapant malgré tout...


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Svenhild V. Sørensen
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Ven 29 Avr - 1:05


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Le niveau descend. Plus bas. Toujours plus bas. Plus le liquide translucide tant apprécié chute, et plus tu as l'impression de perdre dans les méandres de l'alcool. Tu ne prêtais plus tellement d'attention à votre discussion qui n'avait lieu qu'être simplement pour supporter l'écoulement du temps. Patience malmenée. Attente peu supportable. En tailleur sur la banquette, vidant tes verres aussitôt remplis, tu sembles ne plus te reconnaitre. Ta réflexion s'est fait la malle en même temps que ta prudence et ton esprit d'analyse. Tu ne souhaitais qu'une chose, que ça commence, et vite. Que tu sois au plus tôt en redescente au fond de tes draps froids.

Montée de l'électuaire qui décide enfin de ne plus s'attarder. Sourire benêt accroché à tes lèvres engourdies, tu te prépares doucement pour ta renaissance. Un temps de réaction assez remarquable lorsqu'il s'approche de toi. Nouvelle tentative qui étire ton sourire, découvrant tes dents. Tu es surprise par le manque de brutalité de ce contact inattendu. Tu te rends soudainement compte que tu ne l'avais pas remarqué la première fois. Était-ce parce que tu étais stressée au possible ? Tu n'en sais rien, et pour être tout à fait franc, tu t'en contrecarres.

▬ Oh putain. Tu m'accompagnes pas ? Ne me dit pas que ton buvard n'avait rien ? Mais t'es pas sérieux !

Sur ces mots, tu éclates de rire. Un rire innocent, déraisonnable, que tu peines à faire taire. Ta tête se penche doucement sur le côté, venant reposer sur celle de ton exécuteur. Exécuteur ? Ce soir, il était ton compagnon, ton geôlier, le seul mec qui détenait le pouvoir de t'empêcher de sombrer dans les abîmes sombres et mortelle de l'acide. Est-ce si étrange et dérangeant de penser ainsi ? Lui qui avait ôter la vie avant de revenir vers toi. Lui que tu craignais il n'y pas à vingt minutes. Installée comme si votre position était tout à fait normale, tu renais tranquillement.

Émerveillement devant ces couleurs habituellement si fades. Étonnement enfantin qui semble entendre les sons pour la première fois de sa vie. Pupille excitées, tu regardes silencieusement la foule grouillante et dansante. Il te semble que la musique se déplace entre les corps survoltés, les enlaçant, les étreignant. Délicate caresse, touché presque érotique que tu es fascinée de voir à l’œuvre. Tu revis, écoutant ce silence coloré qui s'évertue à chanter l'harmonie dans tes tympans désorientés.

Tranquillement, lentement, ton esprit revient sur la banquette que tu n'as pas quitté. Ta tête toujours sur la sienne, tu tires sur le décolleté de ton haut. Est-ce seulement toi qui ressent cette moiteur ? Ton corps est-il si détraqué qu'il dégage une tiédeur peu supportable ? Effervescence, fièvre. D'un geste prévenant, tu repousses son crâne de ton épaule avant de te pencher pour attraper ton verre. Tu fixes un moment le pyrex entre tes doigts. Brillant. Luminescent sans aucune raison apparente si ce n'est pour fasciner ton regard avant que tu ne le vide. Liquide translucide et éclatant qui coule  dans ta gorge.

▬ J'ai chaud. J'ai envie de tout, comme j'ai envie de rien. Docteur ?

Dernier mot prononcé en plongeant des iris dans les sien. Tu te figes au fond de la banquette, ton cerveau avançant et reculant à la fois. Une délicieuse sensation d'errance mentale. De perdition psychique. La couleur captivante de yeux, accentuée, éclatante de beauté, et reflétée dans ce pendentif à la teinte semblable. Tu te tortilles doucement pour finir à quatre pattes sur ton assise, à moitié au dessus lui. Tes doigts enserrant délicatement la pierre écarlate.

▬ Je viens juste de la remarquer. Elle est belle. Putain de.

Tes doigts suivent minutieusement la chaine porteuse. Toi qui ne rends plus compte de l'espace, tu ne te rends pas compte que la proximité que tu viens de lui imposer, tes mains effleurant sa peau à la base de son cou, jusqu'à l'attache sur sa nuque.

▬ Je peux ?





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Ven 29 Avr - 1:55

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Ton buvard n'avait pas rien à proprement parler mais elle ne pouvait le savoir, elle ne pouvait que supposer ceci de par son ignorance vis à vis de ton don. Un, deux puis trois, son périple venait donc de commencer alors que la gravité devait commencé par n'être qu'une notion étrange, corps et esprit malmené alors que l'environnement ne devait être plus d’extravagance, que chose naturellement impossible. Spectacle des plus fascinants auquel elle devait assister même alors que même à travers ce tissu qui cajolait sa silhouette, tu pouvais percevoir une chaleur des plus ardentes. Tout sauf normale, tout sauf humaine quoi que supportable de par tout être, tu pouvais facilement imaginer ce qu'elle percevait ayant tant de fois vu d'autres personnes sous cet effet et de par ta faute bien sûr. Créature ayant le formidable don de réussir à souiller tout autre mortel de par une quelconque drogue. Repoussant ta tête alors qu'elle vint se saisir de son verre le vidant d'une traite. Voilà qu'elle avait fini par dire une chose, par prononcer des mots qu'elle n'aurait pas dû, par choisir ce pauvre choix de palabres qui décrivait sûrement malgré tout parfaitement son état... J'ai envie de tout venait elle de dire ainsi tu avais stratégiquement ignoré le je n'ai envie de rien...

Tes doigts se perdant pour certains auprès de ses hanches, main libre venant effleurer sa joue par la suite en un contact quant à lui plus fugace que celui un tant soit peu plus bas auprès de son corps. Tu avais fini par rétorquer ceci taquin alors que ton derme avait pu ressentir l'ardeur de sa chair.

« - Effectivement j'ai l'agréable impression d'être abordé par un sublime brasier. »

Ses doigts continuant d'enserrer la pierre si proche de ton cou qu'elle avait profané de son touché. Tu étais bien plus que satisfait, appréciant bien trop ce changement chez elle. S'était si merveilleux de voir une femme comme elle changer ainsi, louve laissant place à une parcelle d'elle bien plus altérée qu'autre chose. Tu hésitais à dire oui, à lui offrir le droit de saisir cette gemme mais non, rien n'était gratuit avec toi, tout avait un coût aussi dérisoire soit il. À toi de vraiment t'amuser être dépravé, à toi de jouer avec elle tandis que malgré tout elle paressait bien trop apprécier ce que tu lui avais offert au par avant.

Le prix à payer pour ceci étant déjà gravé en ton esprit, main libre venant délicatement se saisir de son menton tandis que sa jumelle se trouvait toujours auprès des hanches de la belle, il était temps de lui imposer ton prix pour commencer avant de lui offrir toute autorisation.

« - C'est moi ou j'ai bien entendu ta personne déclarer ceci, j'ai envie de tout ? »

Sourire espiègle trouvant naissance auprès de ton faciès alors que réciproquement et cette fois-ci délibérément de ton côté, tu viens dévorer ce faible espace qu'elle avait déjà ôté entre vous. Ton faciès un tant soit peu trop proche du sien, souffles, respirations pouvant peut être se lier accessoirement. Tu lui répondis ceci par la suite en un tout premier temps, joueur, malsain et abusif à souhait en réalité.

« - Si tu veux cette pierre ce sera donnant donnant... »

Désignant du regard l'objet de valeur cramoisi sur ces paroles, tu allais donc lui imposer ton prix, lui imposer ta requête. Une requête qui ne pouvait qu'être la suite de cette décadence en réalité, qui n'était que la suite logique de tout ceci tel que l'on pouvait te connaître humain aux vertus inexistantes.

« - Si tu veux cette pierre, j'exige tes lèvres. »

Juste ça... C'était ton prix, un prix bien spécial.


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Ven 29 Avr - 4:16


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Tu n'es plus que fascination et sensations. Ses doigts serrant le bas de ton visage te brûlent la peau. Incandescence qui n'arrange rien à ton état. Chaleur grondante dans tes tripes, trouvant meilleur chemin jusqu'à ta peau déjà cuisante. Non sans quelques difficultés, tu détaches la chaine de maillons, geôlière de la pierre cramoisie. Liens que tu sers dans ta main avant de mieux te positionner. A genoux sur la banquette, l'emprisonnant de tes jambes, tu perds toutes notions d'espace et de temps. Enivrée par cette impression de dimension parallèle ou l'espace-temps n'est que données imaginaires, fantasme chimérique sans importance.

▬ Toujours en train de négocier, n'est pas ?

Des mots teintés d'amusement. Souffle s'écrasant sur ses lèvres que tu fixes. Ta main libre du collier frôle délicatement la peau de son cou. Une peau d'une douceur surprenante. Dans une lenteur exagérée, tu combles les quelques centimètres qui séparent vos lèvres. Poussée par sa peau irradiant ta hanche, plus profondément dans ta chair que tu n'aurais pu l'imaginer, ton dos se cambre légèrement, collant ta poitrine contre son torse.

Ressenti exacerbé par le stupéfiant qui s'est emparé de ton être, tu prends subitement peur. Effrayée par ce que tu es, ce que tu deviens. Contact probablement bien trop fugace pour lui, tu te recules quelque peu, espace distordu par l'acide. Ta main sur tes lèvres est remplacée par le pendentif. Pierre rafraichissant ta bouche rougie par le maelstrom de perceptions qui malmènent tes sens aiguisés par l'électuaire.

▬ Words like violence. Break the silence.

Te voilà, chantonnant des vers réconfortants. Au bord du gouffre. En équilibre fragile sur le versant accidenté d'une falaise, tu te concentres sur ses mots que tu entâmes comme une prière désincarnée. Encore consciente que la moindre négation t'entrainera dans une chute irrévocable vers les horreurs sombres de l'âme humaine.

▬ Can't you understand. Oh my little girl.

Le talisman écarlate toujours contre tes lèvres, ta main, volage, descend lentement jusqu'au bas de son haut, finissant par se glisser sous le tissu noir. Tes doigts brûlants cheminent sur ses abdominaux exempts de cicatrices. Peau parfaitement lisse, douce, qui contraste irréellement avec l'être qu'elle recouvre. Te revoilà, Sven euphorique et déraisonnable, résultat de cette prière mélodique qui te retiens, précaire attache, t'empêchant de chuter.

▬ Tu disais exiger mes lèvres ? Viens donc les chercher.





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Einari L. Hyvønen
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Ven 29 Avr - 16:42

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Toujours entrain de négocier ou plutôt entrain de l'acheter, simple gemme écarlate lui ayant suffit. Griffes commençant à la lacérer, ce funèbre étaux venant se resserrer en chaque imperceptible seconde. C'est sur ceci que tu vins la mordre pour la toute première, instiguant un peu plus en elle ce poison de par ce fugace contact entre vos lèvres. Bien trop court peut être quoi que oui totalement, tu le percevais, pouvais l'ouïr ou tant bien le décrire visuellement ce moment où elle tentait en vain de se sauver, retrouver un semblant d'esprit. Paroles prononcés en une langue que trop bien connue, elle chancelait entre un désir vicié et un infime souhait, une infime tentative pour persévérer, pour garde son humanisme et ne pas devenir qu'envie. Affrontement à n'en pas douter des plus étranges au cœur de son éthique à elle, alors que tu n'attendais qu'une chose, une faiblesse de sa part, songeant au fait de pouvoir la dévorer, la gangrener. Tu jubilais intérieurement en la voyant malgré tout toujours un peu plus s'enfoncer, sombrer face à ces propres pensées dénuées de réflexion. Ce n'était effectivement plus qu'une question de temps avant que tu te décides à la pousser définitivement en ce ravin, avant que tu la fasses chuter de cette falaise sur laquelle est oscille.

Elle avait fini elle même à en venir à des gestes que tu n'aurais pu songer venant de sa personne bien plus tôt. Des actes que seul cette Sven imbibée par l'alcool et l'acide n'était apte à réaliser, des actes que tu ne pouvais qu'apprécier alors qu'elle avait fini par se montrer bien trop tactile. Subtile rapport entre vos dermes sous cette étoffe de tissu qui recouvrait ta carrure, elle en était même venue à te provoquer, à vouloir se jouer de toi ou alors plutôt jouer avec toi. Une invitation alors que tu allais être tout sauf raisonnable ? Individu dénué de bon sens en réalité, une nouvelle fois il y avait des choses que l'on ne te disait, des mots que l'on ne devait te prononcer. Se divertir avec toi, de cette façon, ca ne pouvait que bien trop mal finir pour sa dignité, tu ne pouvais qui lui arracher cette conception purement humaine. Tu comptais faire en sorte qu'elle n'est plus la moindre entache, que cette réalité ne soit qu'amertume face à ce magma de couleurs et sensations qu'elle expérimentait.

« - Il y a des choses avec lesquels on ne joue pas en ma compagnie Sven. »

Et sans doute allait elle l'apprendre à son insu en ces précieuses minutes. Tes lèvres venant dès lors se saisir de leurs féminines jumelles en un échange qui fut tout sauf volatil, te permettant sans le moindre gêne de prolonger cet acte. Sens du touché auprès de tes mains se perdant auprès de sa frêle silhouette, voguant tantôt auprès de ses hanches, chaleur de deux êtres se mélangeant. Doigts s'arrêtant pour certains au frontière de l'acceptable, n'osant profaner sa chute de reins tandis que d'autres bien plus curieux vinrent trouver refuge auprès du galbe de ses cuisses. Tu comptais te l'approprier elle, la dévorer même si ce n'est pas totalement dès ce premier soir où tu t'amusais à la faire sombrer même si tu ne pouvais que te réjouir en voyant ce que l'acide et l'alcool faisait à son organisme, le maltraitant pour ton plus grand plaisir.

« - Fait attention ou je vais finir par exiger autre chose que tes lèvres, même si toi j'ai l'impression que tu ne t'es point dérangée. »

Regard désignant main toujours logée son ton haut, tu jouais, abusais de ses faiblesses mais justement c'est cela qui te plaisait bien plus que tout. Cage se refermant sur la louve...


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Sam 30 Avr - 0:09


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Peur envolée. Doutes terrassés par ce contact électrisant l'entièreté de ton être. Tu te laisses aller, guidée par ses lèvres, poussée par ses mains baladeuses. Sourire bienheureux s'étirant sur ta bouche rougie. Paupières baissées, savourant l'illusion encore présente du contact sur ta peau bouillante. T'es dans la merde, Svenhild Vilhelmine. Pire que ça, tu t'y enfonces toute seule, comme une grande, alors que les restants de ton esprit en morceaux tentent de te faire revenir à la raison. Cause perdue que tu es.

Le voilà qui te met en garde. N'est-ce pas déjà trop tard ? Le cerbère de conservation arrivant après l'heure, pour ramasser les pauvres pièces restantes de ton essence. Sa voix accentuée par l'acide, t’encerclant, se mouvant contre toi, se glissant sous tes vêtements que que tu insupportes. Un rire innocent s'échappe de ta gorge alors que ta main se retire lentement de sa peau, tes ongles griffant légèrement sur leur passage.

▬ Il faut donc t'envoyer un fax à chaque fois que je veux faire quelque chose. T'es chiant !

Tes genoux se rejoignant du même côté de sa personne, te délivrant partiellement de la chaleur qu'il provoque en toi. Parce que c'est bien ce qu'il se passe. Sa proximité, son contact, semble allumer un brasier en toi que tu ne peux contrôler. Violent contraste avec le dégout et le mépris qu'il t'inspirait en début de soirée. Tu reprends ta place en tailleur sur la banquette, ta jambes se cognant naïvement contre la sienne. Penchée en avant, tu attrapes la bouteille de vodka que tu vides dans les deux verres. Miraculeusement, tu arrives à ne pas en verser partout, et tu te sens fière comme un enfant ayant réalisé sa première prouesse sportive. Tu es une gamine, Svenhild. Et ce n'est pas lui pourra te contredire, tu le sais.

Tu vides ton verre d'une traite, retenant une grimace lorsque l'alcool te brûle la gorge. Toujours fascinée par la luminescence qui s'écoule tranquillement dans ta gorge, tu finis par reporter ton attention sur le collier que tu as fini par subtiliser.

▬ Einari, c'est du sang qui a donné cette couleur à la pierre ? Ça serait merveilleusement amusant si c'est le cas, vu ce qu'elle me raconte.

Tu ne comprends pas la totalité de ce que cette pierre te raconte. Un éclat parlant noir. Une brillance expliquant vert. Risette maussade qui se déploie sur ton visage alors que ton regard est captivé par le rubis. Les moments difficiles de ce talisman emblématique, que même le creux axillaire ne peut protéger convenablement. Soupir las qui se glisse entre tes lèvres, vers la liberté de l'air lourd et chaud. Tu finis par prononcer ces quelques mots.

▬ M'accompagneras-tu prendre l'air ? J'ai l'impression d'être une chaudière déréglée.





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Sam 30 Avr - 1:02

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Cage sans le moindre doute définitivement refermée sur sa personne, jeune femme tienne en ce soir alors que toutes ces substances qui la souillaient alors encore rester en son être un très très bon moment. Multiples heures où tu pouvais encore te divertir avec elle, ou plutôt jouer avec elle, avec son être, avec sa frêle silhouette des plus ardentes. Volcan finissant malgré tout par quitter ta personne, bien trop fascinée par cette simple pierre qui semblait lui faire plus que de l'effet sous cet état second. Tout ceci était si fantastique de la voir aux antipodes du jugement qu'elle pouvait proférer sur ta personne. Il y a de cela chose dégoûtante sans la moindre éthique tu en étais devenu un être digne de fascination et de basique désir. Elle semblait relativement bien tenir cependant, verres remarquablement remplis alors qu'elle était déjà plus que bien entamée. Voilà qu'elle avait fini par t'offrir des mots qui eurent le don de t'arracher un rire des plus amusés de par son simple fait d'évoquer cette pierre comme un être vivant, doué de tout ce qui pouvait constituer votre espèce et surtout du don de parler. Voilà qu'elle avait fini par lâcher un soupir avant de te proposé de sortir, bouillante comme elle devait l'être.

C'était éventuellement le moment d'en venir à tes fins... Le moment de totalement la faire tienne pour cette nuit, captive de l’étau que tu resserrais et qui inconsciemment devait étrangler sa liberté, sa capacité à être raisonnable. Regard tantôt porté sur ce verre, le tien puis sur sa frêle silhouette. Tu finis par te saisir du récipient, le vidant à ton tour appréciant encore quelques instants ce liquide qui s'écoulait en ta gorge, te délectant des sonorités que t'offrait ce lieu. Tu étais le genre d'homme à qui il ne fallait rien donner, repensant à sa précédente provocation, à son invitation à se saisir de ses lèvres. Tu te demandais jusqu'où elle pouvait allait en ce soir, jusqu'où tu pouvais la dévorer avec son consentement vicié. Te redressant un tant soit peu alors que ton esprit était accablé par des pensées tout à fait normal pour toi mais surtout bien trop malsaine et obscène pour une autre personne normalement constituée. Tu reportas ton attention sur elle, humectant tes lèvres du bout de la langue avant de répondre à sa précédente proposition, réponse qui ne pouvait l'étonner sûrement.

« - J'ai remarqué que tu étais comme une fournaise, bon je vais t'accompagner. »

Te relevant sur ces mots, jetant un bref coup d’œil à la bouteille vide ou plutôt aux bouteilles vides qu'elle avait inconsciemment majoritairement consommée elle.  Tu vins te saisir de l'une de ses mains l'aidant à se relever, à se redresser et accessoirement à avancer ne sachant si elle était totalement apte à tenir droite. Tu ne voulais pas la voir se faire mal, pas avant du moins de l'avoir consommée plus que précédemment après, c'était une toute autre affaire.

En retrait, la laissant passer un tant soit peu devant, non loin d'elle, bien trop près même à quelques centimètres dans son dos alors qu'elle se faufilait pour trouver un passage dans la foule jusqu'à une sortie. Tu t'étais vu dépourvu de la moindre décence en ces secondes qui suivirent, main libre tantôt apposée sur sa tentante chute de rein alors que tu la guidais, caressant sans le moindre gène ce galbe cajolé par cette toile l'épousant. Ce n'est qu'une fois dehors toujours en son dos que tu amenas ta tact auprès de ses hanches, de par et d'autres, tes mains venant se lier au niveau de son ventre. Ton bassin se heurtant au sien en un acte tout sauf empli de candeur, rappelant peut être un geste bien plus emprunt à la luxure. Tu t'étais amusé à lui murmurer ceci par la suite, lèvres bien trop proches de l'une de ces oreilles.

« - Satisfaite ? Et maintenant Svenhild ? »

Prénom atrocement, suavement accentué c'est ainsi que tu refermais tes griffes sur elle, crocs malsains commençant à sournoisement dévorer la pauvre louve qu'elle était.


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Svenhild V. Sørensen
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Sam 30 Avr - 3:15


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Une fournaise, il avait très bien résumé ton état en un seul mot. S'en était presque effrayant. Irradies-tu tellement qu'il l'a ressenti lui aussi ? Ses doigts serrés sur ta main n'arrange rien à ton état déjà plus que décadent. Doucement, tu t'habitues à ta nouvelle hauteur. Les sons s’emmêlent dans un chaos trop bruyant. Les images commencent a agresser tes tympans malmenés. Main appuyé sur ta temps, dans une vaine tentative pour retrouver ton calme.

Tu perçois difficilement ce contact sur ton corps. Bas. Probablement trop bas pour être décent. Ce n'est pas ce qui te préoccupes, avide d'air plus frais, plus vivifiant, et de silence. Alors tu avances, toujours attentive à sentir cette présence dans ton dos, peu confiante de survivre à cette soirée totalement seule. T'es mal Sven. Horriblement mal. Tu accélères légèrement la cadence de tes pas pour sortir au plus vite. L'air extérieur te glace les poumons alors que tu prends une grande inspiration. Une froideur que tu accueilles comme une sauveuse, une libératrice qui n'arrive pas à soulager ton corps bouillant. Brûlure intérieure, flamme éclatante qui dévore tranquillement ton être jusqu'à qu'il ne soit plus que cendres et poussières nocive.

Hoquet de surprise qui nait de ta bouche lors de ce rapprochement loin d'être innocent. Ses mains sur ton ventre, marquant ta peau au fer. Son bassin contre le tien, créant une boule dans ton bas ventre loin d'être désagréable. Sa voix prononçant ton nom, syllabe embellies, trainantes, suintantes. Un coup bas, que tu sembles tout de même apprécier. Mains posées sur les siennes dans un geste bien trop ingénu, ta tête basculant contre son torse alors que tu fais à nouveau usage de la parole. Un chant lent, empli d'une seule chose ; l'envie.

▬ Et maintenant, j'aurais besoin d'une douche froide si je ne veux pas me consumer sur place.

Ton regard plongé dans la voute céleste. Comme une merveilleuse promesse. Un magnifique serment. Étoiles d'un éclats irréel. Astres nocturnes aux dimensions chimériques.

▬ A moins que tu ne veuilles me consommer, Einari.

R roulant sur ta langue. Syllabe envahissant ta bouche avant de glisser entre tes lèvres. Tu ne reconnais même plus ta propre voix. Tu n'es plus toi même, et ça t'effraie. Plus que de raison ? Peut-être bien, tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Ta raison s'étant fait la malle, fuyant l'acide qui s'est approprier ton corps.

▬ Me rattraperas-tu, ou bien seras-tu celui qui précipiteras ma chute ?





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Einari L. Hyvønen
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Sam 30 Avr - 4:22

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Une bonne douche froide, percevant encore et toujours l'ardeur de son être surtout en cet instant, ta carrure jumelée à sa frêle silhouette, vos êtres enlacés. Elle venait dès lors inconsciemment d'utiliser un mot qui ne décrivait trop bien ce que tu attendais d'elle, ce que tu comptais lui faire. La consumer, effectivement tu comptais la dévorer, faire en sorte qu'une chaleur toute sauf naturelle l'englobe, qu'une chaleur typique à un acte entre deux êtres finisse par la ravager mais peut être chaque chose en son temps alors que vous veniez tout juste de sortir de cette fournaise bien trop peuplée. Elle aura sa douche mais pas avant que tu l'es elle, toi. Voilà qu'elle venait de déclarer ce que tu avais souhaité entendre depuis le début de cette soirée ou plutôt cette nuit. Vouloir la consommer, bien sûr que tu le voulais, souiller, salir, corrompre ce corps de par tes caresses, de par un acte typique depuis des milliers d'années entre un homme et une femme. Tu n'allais pas la consommer mais faire bien plus que ça encore, tu comptais nourrir tes envies de son frêle corps démuni, tu comptais abuser d'elle... Oui abuser, c'était le terme parfait pour décrire tes pensées vis à vis d'elle surtout de par son état destitué, sans la moindre défense logique.

Elle avait fini par te demandé si tu étais celui qui la rattraperait ou celui qui allait la faire chuter, l'enfoncer en cet insondable abysse. Question si subjective... On ne pouvait ignoré le fait que malgré tout tu allais surtout la plonger en cette fosse ce soir, en ce précipice malsain, en cette désolation dépravée. C'est sur cette pensée, sur tes pensées lugubre que tu t’apprêtas à lui répondre.

« - Je veux te consommer Svenhild. »

Chaque syllabe subtilement accentuée, un geste qui en disait long couronnant tes paroles. C'est sur ceci qu'une de tes mains quitta son ventre, descendant doucement passant au travers de ce tissu plus que gênant et inutile, ou plutôt ces deux étoffes, une bien plus intime que l'autre. Franchissant les frontières de l'acceptable, sans pour autant continuer ton tracé débauché, ne t'amusant pour l'instant avec ce qui la rendait si féminine caressant juste son derme en cette parcelle bien trop proche de sa féminité. Cela était clairement explicite, bien trop même. Malgré tout tu ne désirais la faire tienne ici, cela peut attendre encore quelques minutes, cela peut attendre un lieu bien plus privé.

Doigts quittant dès lors la partie bien trop intime de son être que tu avais commencé à profaner au par avant. Lèvres retrouvant refuge auprès de son oreille, trône de son ouïe. Tu finis par lui murmurer ce léger détail qui t'importait ou du moins pas du tout pour toi, non tu ne souhaitais balayer toute sa dignité dès le premier soir, non ton œuvre avec elle, tu comptais faire en sorte qu'elle soit méthodique et sublime.

« - Autant allier l'utile à l'agréable, pourquoi ne pas te consommer sous ta douche ma belle ? »

Tu vins une nouvelle fois lier les faits à un geste ou plutôt des gestes, mordillant tantôt le lobe de son oreille sur ces dires. Lèvres se déportant par la suite auprès de son cou offert à ta personne, lapant sa chair immaculée mais si ardente afin de te contenter le temps de votre futur trajet. Elle était tienne.


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Svenhild V. Sørensen
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Sam 30 Avr - 19:45


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