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 do u remember me ? ▬ ft. erwin [1/2]


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Svenhild V. Sørensen
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Mar 26 Avr - 0:06


ft. ERWIN SØRENSEN
IS THAT U ?

Un cercle vicieux parmi tant d'autres infernaux. Une routine qui s'était comme installée dans ta vie depuis plusieurs années. Combien en as-tu découvert ? Combien en as-tu déjoué ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. L'as tu déjà réellement su ? Probablement pas. Tu n'as même pas compté, jusqu'à présent, le nombre de fois où tu as imaginé son visage grimé par la frustration, la colère, la fureur peut-être. Ce que tu sais, en revanche, c'est le mal aise que ça te procurait. L'imaginer, le penser, ne serait-ce qu'en avoir un aperçu fantomatique au fond de ton esprit te donnait cette horrible sensation de données erronées, corrompues et illisibles. Comme si les écrits sur la mémoire morte, criants de vérité, d'une évidente certitude, n'étaient qu'un tissu d'affabulations dissimulant escobarderies et charlatanismes.

C'est aussi la raison pour laquelle tu es là, te cachant du reste du monde au fond des bâtiments de l'usine désaffectée. Abandonnée, tout comme tu l'as été des années auparavant. Un lieu neutre, quasiment jamais fréquenté. Des bâtiments octroyant la discrétion nécessaire à ceux qui le désirent. Les mains enfoncées dans les poches de ta veste, tu en es presque à espérer être seule, déambulant sans but précis dans les décombres, vestiges et souvenirs d'une ancienne activité.

Tu avais déjoué, encore une fois, une énième fois. Tu avais encore contrecarrer les plans écarlates. A ce moment là, tu n'avais pas conscience de la probable frustration sanglante qui s'en suivit. Puis, tu avais trouvé de nouvelles informations. De nouvelles raisons de déjouer, de contraindre, voir même d'entraver. Premièrement surprise, tu avais finalement compris. Cette fois, tu ne pouvais pas te dérober derrière des pare-feux. Ni même occulter ta présence par un virus quelconque.

Entre ces murs délabrés, le temps semble s'être arrêté. Tu n'as plus conscience du temps que tu as passé à marcher, âme errante, entre les débris et les gravas. Décor lugubre et morbide. Ambiance hallucinatoire. Machinalement, tu attrapes une cigarette, et sous les ombres dansantes propagées par la flamme de ton briquet, tu l'embrases.

Peut-être es-tu réellement seule, au milieu des décombres de l'usine, synonyme de ton espoir piétiné. Tes rêves craquelés s'effondrent. Tes effrayantes lubies se fondent dans les graviers, morceaux de ton être effarouché.





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Erwin Sørensen
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Mar 26 Avr - 3:12





Do u remember me?



Le chaos, la colère, voilà tout ce qui passait par ta tête ces derniers temps mon grand. Plus le temps passait, plus tu t’emportais, n'hésitant parfois pas à mal de faire à autrui. Compagnons d'arme ou ennemis, pour toi la frontière était depuis bien longtemps franchie. Tes pulsions meurtrières te poussais toujours plus loin, dans quel but? Tu l'ignorais toi-même. Et pourtant le seul fautif dans toute cette histoire, c'était toi, et toi seul. Personne n'a eu de mauvaise influence sur toi, tu as généré ta propre perte, tu t'es enfermé dans un tourment, sans véritable but, perdant petit à petit ton humanité.

Plus rien ne te faisais plaisir, hormis peut-être le fait de voir les autres souffrir. Au fil des années tu as appris de tes échecs, tu n'as cessé de progressé, mais quelque chose n'allait pas. Il te manquait quelque chose, de l'amour? De l'attention? Peut-être. Tu n'es clairement pas le genre de personne à partager tes problèmes, mais plutôt à te refermer sur toi. Jusqu'à ou aurais-tu pu continuer sur cette voie? Tu l'ignore, tu espère tout simplement que tes malheurs allaient s’arrêter au plus vite.

T'avais besoin de changement, ou au moins de te changer les idées, t'avais pas de repère, vers qui te tourner, alors tu errais, marchant dans la périphérie sans savoir ou te rendre, laissant le destin guider tes pas. La route déserte s'offre à toi. Vu ton état actuel tu aurais bien poussé le premier venu à se mutiler juste pour le plaisir des yeux, mais pas de chance, aujourd'hui le karma était contre toi.
Avançant, les mains dans les poches le regard portant au loin. Réfléchissant à la dernière chose qui aurait pu te mettre en colère à ce point. Ton dernier plan, il était parfait, mais on t'avais tendu un piège, peut-être pas personnellement à toi. Mais la chair à canon qui avait été dépêchée sur place à été arrêtée quasi immédiatement. Depuis le début certains avaient donc connaissance de cette opération, et toi tu t'es jeté bêtement dans la gueule du loup. Ce même loup que tu pousserais à s'auto mutiler, à qui tu aimerais crever les yeux, le démembrer en réponse à ta furie.

Sans t'en rendre compte ton chemin t'emmenas à la vieille Usine désaffectée, sans vraiment savoir ce qui te poussais à faire ça, tu décidais d'y rentrer. Ce n'était pas la première fois que tu venais ici, c'était un endroit vide de l'intérieur et abandonné de tous, une ruine tombant en morceau petit à petit, un peu comme toi.
Tu aurais pu tout imaginer sauf la rencontre que tu allais faire. Et c'était de loin la dernière personne que tu voulais voir, surtout dans ton état actuel. Mais à peine avait tu mis les pieds dans la salle principale, que tu te tétanisais. Sans savoir quoi dire, sans savoir quoi faire, ton regard ne se décrochait pas, ce n'était pas une illusion, et cette personne là, tu aurais pu la reconnaître d'entre mille. La colère fut vite mêlée à la peur et à la tristesse, un drôle de mélange.
D'un ton de voix enfantin, tu prononçais.

- Svenhild?!





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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 0:28


ft. ERWIN SØRENSEN
IS THAT U ?

Les ondes sonores se déplacent, se répercutent contre le reste des murs, et te glacent le sang. Tu n'oses te retourner immédiatement, de peur de faire face au détenteur de cette voix. Une voix que tu reconnais encore entre mille, malgré les années passées. Tu portes rapidement ta cigarette à tes lèvres, inspirant longuement l'air mélangé à la cendre nocive. Il te faut calmer cet afflux d'émotions qui s'emparent sans ménagement de ton corps. La peur et le doute hurlent depuis les tréfonds de ton âme, se mettant maintenant à ronger ton esprit, ainsi que ta personne que tu peines à contrôler. La joie, elle, se fait rapidement terrasser par la rancœur. Quand à l'espoir qui essaie vainement de se faire un passage au milieu de cet ouragan chaotique, il n'est qu'insupportable douleur.

Tu comprends maintenant que tout ce que tu avais trouvé n'étaient que foutaises, boniments. Un tissu d’hypocrisie. Une fourberie. Il n'y avait rien à l'intérieur de ses ruines. Mais, en aucun cas tu n'avais imaginé le revoir.  Tu aurais pu essayer. Tu aurais pu espérer. Tu avais préféré enterrer cette partie de toi qui le voulait. L'ensevelir sous un nombre incalculable de chapes de plomb. Il te faut faire face. Se cacher est la dernière des solutions envisageables. Alors tu te retournes, dans une lenteur exagérée. Est-ce que tu es prête pour ça ? Probablement pas. La réalité, c'est que tu ne l'as jamais été.

Il est là, en face de toi. Probablement figé, tout comme toi. Au fond, tu pries silencieusement pour que cette vision ne soit qu'une hallucination. Une chimère destructrice qui s'en ira lorsque tu auras été vaincue par knockout. Cigarette écrasée sans ménagement. Ta main couvrant ta bouche, étouffant le sanglot avant même qu'il ne naisse. Tu réprimes cette envie qui te prends les tripes. Cette envie de courir te blottir dans ses bras comme tu l'as si souvent fait dans le passé.

Tu échappes un soupir, tes iris trouvant leurs jumelles. Ces yeux t'avaient manqués. Ce visage t'avait fait défaut. Il était ce vide qui tu n'arriveras plus jamais à combler. Ton frère est ce trou béant dans ton cœur. Cependant, tu te refuses de le lui faire savoir, et tu espères que ta voix ne trahisse pas l'anarchie émotionnelle qui s'est emparée de toi.

▬ Grand-frère.

Tu avances d'un pas. Les bras pliés sous ta poitrine, serrant ton ventre, signe que tu t'enfermes. Tu ériges à nouveau de grands murs aux hauteurs barbelées autours de ton cœur pour le protéger. Pour te protéger.

▬ Ça fait longtemps.





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Erwin Sørensen
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Mer 27 Avr - 1:34





Do u remember me?



Décidément cette journée est tout sauf normale. Tu aurais pu tout espérer aujourd'hui, mais la revoir elle. Non, tu refusais d'y croire, beaucoup trop de souvenirs remontaient en toi, tu sortais tes mains de tes poches, tu clignais des yeux dix, puis vingt, puis cinquante fois, mais elle restait là, devant toi. Tes mains tremblaient, tes yeux se remplissaient, tu avais mal, mal partout, mal au ventre, mal à la tête, tu étais jugé par son regard, tu ignorais comment te comporter, tu aurais préféré être foudroyé sur place plutôt que de la revoir elle, surtout ici, mais? Non, non ce n'était pas réel, des sueurs froides parcouraient ton dos, les poils de tes bras de hérissaient, tu n'étais plus humain à cet instant. Les moments forts de ton enfance ressortaient, des coups, des hurlements, des cris, des pleurs, ta petite sœur dans tout ça. Tu t'apprenais à faire un mouvement, tu voulais prendre possession de cette personne se trouvant devant toi, de celle qui avait osée prendre l'apparence de la personne que tu aime le plus en ce monde. Tu voulais lui crever les yeux, la torturer, mais non, quelque chose au fond de toi te bloquais.

Mais ton cauchemar n'était pas prêt de s’arrêter, lorsqu'elle prononça grand-frère de cette voix originale que tu connaissais si bien, tu ne pouvais pas te retenir, la colère s'emparait de toi, pauvre garçon. Tu étais en colère contre toi même! Ta bouche s'ouvris affichant une expression de surprise, et malgré ton apparence pouilleuse, qui à tendance à faire peur, à ce moment tu étais bien vulnérable, des larmes coulaient, tu ne t'en rendais pas compte, tes mains tremblaient, ton souffle se faisait de plus en plus rapide, les frissons s’enchaînaient parcourant ton corps, malgré tout ce temps tu n'avais cessé de l'aimer, et tu ne peux t'en prendre qu'à toi même de l'avoir abandonné. Tu n'osais pas avancer, tu pensais à comment te sauver d'ici, mais ton instinct voulait que tu lui saute dessus, que tu lui fasse un câlin, que t'implore son pardon, que tu te bouge tel un homme et prenne tes responsabilités. Tu ne pouvais pas fuir éternellement, c'était l'unique famille qu'il te restait, non, ce n'était pas ta lignée ton sang, mais c'était bien au delà de tout ça, c'était ta sœur de cœur, vous aviez grandis ensemble, tu as tout donné pour elle, tu l'aimais démesurément. Et toute ta vie n'avait qu'un sens auparavant, l'aurais-tu oublié? Tu vivais pour elle, pour qu'elle vive bien, pour qu'elle ne garde pas de cicatrices psychiques ou physiques comme toi.
Tu fis quelques pas vers elle, tes yeux ne quittaient pas les siens ne serait-ce qu'une seconde. Tu respirais fort, tu avais peur, l'adrénaline montais en toi, les émotions se bousculaient, mais aucun mot ne sortait de ta bouche.
Tel un animal sauvage, tu te rapprochais doucement d'elle, pas à pas, surveillant ses gestes, mais nul doute possible c'était bien elle, Svenhild, putain!

Tu t’arrêtais un long moment devant elle, tu n'étais qu'à quelques centimètres d'elle et tu ne bougais plus, ne reprenant toujours pas tes esprits tu la regardait, c'était probablement l'unique moment depuis des années ou tu te comportais enfin comme un être humain, toute ta brutalité était mise de côté, plus aucun sentiment de colère ou de mal n'occupait ta tête. Mais ton esprit n'était pas pour autant vide, il se remplissait d'un mal être profond, elle t'avais vaincu plus que n'importe qui d'autre. Et contre toute attente tu fis quelque chose que tu n'aurais jamais fais auparavant. Tu te jetais littéralement sur elle, la serrant en essayent tant bien que mal de ne pas trop lui faire de mal. t'étais sale par rapport à elle, mais tant pis ce moment était trop précieux. L’enlaçant, les larmes continuaient de couler de plus belle, toi tu essayais tant bien que mal de prononcer quelques mots, doucement à son oreille.

- F-Frangine, enfin.

Tu ignorais encore si tu rêvais ou non, en tout cas, c'était clairement pour toi le plus beau moment de ces dernières années.





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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 2:51


ft. ERWIN SØRENSEN
IS THAT U ?

Tu n'es pas architecte. Et même si tu peux être considérée de cette manière dans ton domaine d'informatique sécuritaire, ce n'est pas le cas lorsque tu te dois de construire des murs. Béton armé. Barbelé sur les hauteurs en prévention. Cinq mètres d'épaisseur, et pourtant tu le sens se briser. S’effondrer. S'émietter devant ce que tu vois. Comme si un lierre centenaire s'était évertué à creuser sans relâche, agrandissant les micro-fissures. Exploitant la moindre faille.

Combien de fois as-tu imaginé la situation d'Erwin ? Combien de fois as-tu penser à sa vie ? Avait-il une femme ? Des enfants ? Est-ce que son sourire enfantin était tout de même resté intacte ? Allait-il bien, tout simplement ? Jamais, non jamais, tu n'as pensé qu'il soit si différent. Les larmes de ton frère causèrent la chute de ce mur que tu avais mis tant de temps à bâtir. Devant toi, si vulnérable, tu ne sais comment agir. Alors tu te tétanises, n'esquissant aucun mouvement, alors qu'il s'approche de toi. Ton estomac se retourne, et tu te pinces les lèvres, retenant les larmes menaçant de s'échapper de la prison de tes yeux tristes.

Parce que c'est que tu es, actuellement. Une petite sœur, toujours protégée, toujours tenue à l'écart des horreurs, face aux éclats de son unique bouclier. Une targe qui se retourne contre toi, embrochant ton cœur comme un vulgaire bout de viande lorsque tu sens ses bras t'entourer. Se serrer sur ton petit corps à t'en faire mal. Tu ne réagis pas, secouée intérieurement, ton être s'effritant contre ton gré. La voix de ton frère, autrefois si rassurante, s'insinue jusque tes tympans, piétinant les miettes de ton âme douloureusement malmenée.

▬ Arrête...

Ta propre voix te surprend. Si faible. Tremblante. Reflet parfait du cataclysme qui ronge ton esprit, les tréfonds de ton être. Parce que c'est ce que tu es. Toi, Svenhild, la femme qui ose assumer sa force, même dans les moments les plus désespérés, n'est qu'une faible personne face à ton frère. Erwin, ce vestige d'un passé lointain et chaleureux. Cet homme, ton unique famille, brisé, qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été dans un autre temps. Tu n'arrives plus à contrôler tes larmes qui coulent incessamment sur tes joues. Sanglots silencieux qui secouent ton âme torturée. Tu peines à trouver la force de le repousser.

▬ Arrête ça !

Tu le fixes durement, la tristesse et la colère se mélangeant, illuminant étrangement tes pupilles. Tu as envie de mourir de l'avoir éloigné de toi. Tu souffres de ne plus sentir ses bras autour de toi, te protégeant, te rassurant. Une brise d'air glaciale vient de balayer les poussières. Tes poussières. Les pauvres restes de ton essence.

▬ Tu. Tu n'as pas le droit !

Les vannes ont cédés. Tu présentes à ton ancien protecteur un Niagara lacrymal pitoyable. Tes jambes tremblent, et tu ne sais pas par quel miracle tu tiens encore debout. Tu as envie de t'effondrer, de tomber sans jamais te relever.

▬ Après tout ce temps... Tu n'as pas le droit de me faire ça.





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Erwin Sørensen
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Mer 27 Avr - 3:30





Do u remember me?



Tu te faisais repousser, mais sincèrement qu’espérais tu d'autre de sa part? C'était une réaction naturelle de sa part, après toi c'était toi le lâche dans cette histoire. Dire que pendant toutes ces années tu t'inquiétais pour elle, t’essayais tant bien que mal de te renseigner sur sa situation, qu'elle aille bien, qu'elle ne manque de rien. A chacun de ses anniversaires tu te maudissais et tu pétais un câble car tu n'étais pas là, pour les lui souhaiter. Tu te souviens quand vous étiez jeunes, tu volais des ingrédients et tu te démerdais autant que possible pour lui faire un semblant de gâteau. Tes cadeaux ne valaient pas cher, mais tu te démenais autant que possible pour lui en offrir un maximum, après tout, elle avait le droit au bonheur au moins une journée par année, et pour toi, rien ne te faisais plus plaisir que son sourire.

Elle voulait te stopper, mais finalement elle était dans le même état que toi, tu aurais massacré la personne qui la mettrait dans un tel état d'habitude, mais ici c'était toi, c'était finalement toi le monstre qui avait fait le plus souffrir ta pauvre sœur. Te rends tu compte? Tu ne pourras jamais rattraper ces quelques années, tu voulais son bonheur? Malheureusement tu as fais son malheur. Tu étais maintenant comparable à cette femme qui vous servait de mère, et tu avais même osé faire comme votre ancien père, partir, sans laisser de nouvelles, en t'échappant tel le pire des fuyards. Chacune de ses larmes te poignardais. La douleur de la voir pleurer était pour toi le pire des supplices, et tu aurais sans doute eu moins mal si on t'avais coupé un bras à cet instant. Au moins tu connais la sensation de faire du mal à l'être auquel on tient le plus au monde...

- Peu importe ce que je fais, je reste impardonnable, et je ne le sais que trop bien. Je suis finalement le pire monstre sœurette.

Tu étais sincère dans tes mots, mais aucun d'entre eux ne pourrait jamais te racheter, tu n'es qu'un crétin Erwin, et tu le sais mieux que tout le monde. Tu n'osais pas la regarder, surtout pleurer, idiot, fais quelque chose.
Et au final tu te laissais submerger par les émotions, au point même de hurler de rage, de colère contre toi-même.

- Chaque journée, chaque semaine, chaque mois. Et cela depuis des années, je ne pensais qu'à toi sœurette. Chacun de tes anniversaires était un supplice pour moi. Ton odeur, ta douceur, et surtout tes sourires me manquaient, ça ne sert à rien que je te dise ce que je ressens pour toi, car même au fil des années, tu les connais mes sentiments, c'est mes motivations qui sont différentes. J'ai décidé d'aider, aider ceux qui se retrouvent dans la même situations que nous enfants, tu te souviens?

Tu marquais une longue pause, cette situation tu n’espérais pas la vivre si tôt, mais il fallait en assumer les conséquences. Une personne comme elle ne devrait jamais avoir à pleurer. Ton regard croisa le sien une nouvelle fois.

- Tu es la personne que j'aime le plus au monde Svenhild, je suis désolé pour toute cette souffrance...





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Svenhild V. Sørensen
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Mer 27 Avr - 4:25


ft. ERWIN SØRENSEN
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Déchirer. Recoudre. Déchirer. Recoudre. Déchirer. Déchirer. Déchirer. Tu n'as plus la force d'essayer de récupérer les morceaux de ton existence qui se détachent, tombant lamentablement.

Impardonnable. Le pire des monstres. Impardonnable. Sœurette. Monstre.
Monster.

Sa voix résonne dans ton crâne, martelant ton cerveaux. Ses mots restent en suspend dans ton esprit, analysant, décortiquant. Vainement. Tu ouvres la bouche pour lui répondre. Lui demander une nouvelle fois d'arrêter. De stopper cette torture insupportable. Mais ta propre voix s'est éteinte. Mourante dans les profondeurs de ta gorge. Pourrissant au milieu de tes cordes vocales. Tu te mords finalement l'intérieur de la joue pour ne pas t'effondrer. La sincérité dégoulinant de ses paroles te transperce de toutes parts. Ouvrant des plaies béantes, sanguinolentes. Des meurtrissures jamais véritablement cicatrisées.

La chute est finalement inévitable. Tu tombes. Genoux s'écrasant lourdement sur le sol rugueux des ruines. Tu ne pensais pas pouvoir tomber aussi bas. Sa rage inondant l'espace. Se répercutant dans les ruines. Sa voix meurtrie. Son hurlement t'achève. Tu peines à respirer entre deux sanglots. Concentrée sur sa voix. Ses mots, épées aiguisée pointées droit sur ton cœur. Tu as l'impression de régresser. Femme forte et importante, tu n'es plus qu'une gamine, effrayée, torturée, et pourtant débordant d'amour pour ton tortionnaire.

Tu essuies tes larmes de ta manche, essayant de te relever. Vaine tentative, évidemment couronnée d'un échec cuisant. Tes yeux rougis cherchent ceux ton frère. Tout du moins, ce qu'il reste de ton frère.

▬ Tu es désolé pour toute cette souffrance, hein ? Il fallait y penser avant de t'effacer tel un fantôme !

La rancœur perce au travers de ta voix tremblante. Tu étouffes tant bien que mal tes sanglots, remettant en place ton esprit perturbé. En déroute totale. Tu veux le détester. Lui vouer une haine infinie. Souhait qui ne sera probablement jamais réalisé. Jamais.

▬ Évidemment que je m'en souviens ! J'aimerai avoir oublié. J'aimerai que ce passé tortueux ne m'ait pas marqué au fer rouge, cuisant, brûlant. Crois-tu que je n'étais qu'une pauvre gamine aveugle ? Penses-tu que je ne sais pas ce que tu as fais, ce que tu as enduré ? Ne m'insulte pas ! Je n'ai pas compter les coups que tu pris pour moi. Je n'ai pas fait une liste des mots blessant dont tu as pâtis à ma place. Mais je l'ai toujours su...

Tu te pinces les lèvres. Poings serrés. Tu crains les mots qui veulent s'exprimer de ta bouche. Tu as peur que ce que tu peux ressentir en ce moment se trahisse dans ta voix. Une voix devenue si faible qu'elle n'est plus qu'un souffle.

▬ J'aurais voulu que tu m'emmènes avec toi... Mais je n'étais qu'un boulet difficile à trainer au bout d'un chaine, n'est-ce pas ? Je n'étais que la petite Sven qu'il fallait absolument protéger...





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Erwin Sørensen
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Mer 27 Avr - 14:31





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Même pour t'excuser t'étais pas doué. Regarde ce qu'elle fait à cause de toi. C'est encore pire qu'avant. Elle n'était pas naïve, elle se rappelait encore du passé. Et même si elle était plus jeune que toi elle avait bien vu la situation que vous enduriez, que t'endurais pour elle. Pourtant tu ne faisais pas tout ça en te disant qu'elle était faible à tes yeux, non, tu voulais justement qu'elle reste forte, qu'elle ne devienne pas ce que tu es devenus. Tu lui avais fais du mal, mais au moins elle a su garder son intégrité. Toi tu n'étais que l'ombre de toi-même, tu n'avais pas de personnalité à proprement parlé. tu n'es qu'un condensé de violence et de chaos, et cela fais bien longtemps que tu as oublié le concept du bien et du mal. T'étais loin d'être normal, tu étais bien plus proche d'une bête que du grand frère d'antan.

- Que je t’emmène avec moi? Que tu passe tes journées dans le chaos, le désordre, la saleté et le sang? Que tu te casse la tête pour essayer d'aider des gens que tu ne connais même pas? Que tu prenne des coups, des balles, ou que t'attrape des saloperies à longueur de temps? Que tu finisse en jouet pour des malades en prison? regarde moi Sven, à quoi je ressemble? A un putain de pouilleux sale, j'ai du sang sur mes vêtements je ne sais même plus à qui il appartient! T'aurais voulu tout ça? Tu serais capable de prendre une vie sur un coup de tête? T'es pas faite pour ce genre de vie, t'es propre, de ce que je sais t'as un bon travail, tu ne manque de rien. J'ai fais mon possible pour que ta situation se stabilise, et tu m'as montré que t'étais forte pour la garder cette situation.

Tu venais de te souvenir ce qui t'avais fais doucement basculé dans ce côté sombre, c'était comme une maladie, lente à se développer, mais dangereuse. Tout avait du commencer ce jour ou tu avais décidé de te débarrasser de votre mère depuis ce jour, tu as simplement repris le flambeau, tout ce que tu détestais venait à ce moment de t'être transmis, ce meurtre t'as changé, mais tu essaye de te soulager de ce mal en aidant tant bien que mal ceux qui ont en besoin.
Un sourire vicieux se dessinais sur ton visage.

- Tu sais comment maman est morte?

Une pause, tu tournais la tête en te la faisant craquer puis en rigolant.

- Ah oui c'est vrai, j'avais oublié, je t'avais vendu une version plus soft à l'époque, elle était partie non? Enfin pour ce qui est de la vérité c'est que je l'ai expédié en enfer moi-même. Tu te souviens elle fumait beaucoup non? Elle n'hésitais même à se servir de ces putain de clopes pour nous brûler.

Tu frémissais d'excitation en racontant tout ça, des souvenirs douloureux, mais la vengeance était tellement drôle pour toi à l'époque.

- Sa dernière cigarette avait fini dans son œil droit, le hurlement qu'elle avait poussé était tellement puissant, jusqu'à la fin elle aura continué de m'insulter, jusqu'à ce que je l'oblige à sauter du haut de ce bâtiment, il n'étais pas bien haut, mais il était mortel pour elle. Je me souviens de l'avoir choisi pour entendre chacun de ses os craquer en tombant. Tu sais ça pourrait être un problème de maths, du genre, les enfants, une femme se jette du sixième étage et tombe à une certaine vitesse, d'après son poids et la hauteur en combien de morceaux allait t-elle s'exploser? Hahaha.

T'avais pas mis longtemps à dévoiler ton nouveau visage à ta frangine, mais c'était pour toi le seul moyen de lui montrer ce qu'elle serait devenue si elle t'avais suivie, un monstre, une putain de bête immonde.

- C'est ça que t'aurais voulu devenir Sven? Tu peux toujours me rejoindre, mais tu vois quel genre de vie tu mènerais? Celle de prendre plaisir à faire souffrir, si tu veux ton ticket pour l'enfer alors je te tends la main sœurette.





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Svenhild V. Sørensen
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Jeu 28 Avr - 0:27


ft. ERWIN SØRENSEN
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Perdue. Esprit s'agitant sans but réel autre que la cohésion, la raison. Corps tremblant, jambes flageolantes, tu te relèves sans prendre la peine d'essuyer tes genoux douloureux. Horrifiant zombie, chancelante et voutée. Tu le fixes, le regard vide, tes yeux rougis freinant peu à peu le flot de larmes qui s'évertuent encore à couler. Fascination écœurante que tu éprouves en écoutant le monologue de ton frère. Magnétisme incompréhensible qui attire irrémédiablement tes iris vers leurs jumelles. Hypnotisée par ce sourire étrangement dérangeant. Puant le vice. Affreusement malsain.

Même maintenant, tu te mens à toi même. Tu espères, tout au fond de toi, que ce n'est qu'un cauchemar. Un horrible cauchemar qui se terminera très vite. Comment as-tu pu ne pas voir ce qu'il se passait ? T'es-tu fourvoyée au point d'ignorer consciemment le mal qui le rongeait depuis tant d'année ? Ça te fait mal de te l'avouer. Vous avez tout deux souffert de cette séparation. Tout deux êtes réellement différents de ce que vous avez pu être. Tristes épaves. Fantasmes chimériques d'un lointain passé a priori heureux.

▬ Erwin... S'il te plait...

Les larmes se sont taries. Et te voilà, marchant difficilement, t'avançant vers ton ancien protecteur. Celui qui avait souffert pour toi. Celui qui avait dérapé pour toi. Jusqu'à en perdre le peu de raison qu'il lui restait. Main se levant près de son visage, tremblante, hésitante avant d'entrer en contact avec sa joue. Lorsque tes doigts se posent doucement sur sa peau pâle, tu t'es assuré qu'il ne le sente pas. Sourire enfantin qui se déploie sur ton visage, lui témoignant tout l'amour que tu ressens pour lui.

▬ Si seulement tu m'en avais parlé, Erwin. Regarde toi, et vois comme il m'est douloureux de te voir tant souffrir. Nous aurions pu inverser les rôles lorsque tu en as eu besoin. Regarde ce que tu es devenu par ma faute, perpétuant horreur et infamie. Je ne te rejoindrais pas, Erwin. Je ne te remercierais jamais assez de ce que tu as fais, mais je ne cautionnerais pas ce que tu fais maintenant.

Tu replaces une mèche de tes cheveux derrière ton oreille, alors que ta main, toujours sur sa joue, se déplace lentement. Frôlant. Caressant. Délicate attention qui s'éteint dans le vide. Délectable tendresse sans destinataire.

▬ Ne m'oblige pas à être contre toi. Je ne souhaite pas être ton ennemie, même si tu m'y obliges. Reviens à la raison, grand-frère.

Incertaine. Oscillant encore entre le pour et le contre de ce que tu t’apprêtes à faire. Tes lèvres s'approchent lentement de sa joue, se posant dans une silencieuse tendresse. Contact bien trop fugace pour toi. Intimité qui lui est inconnue.

▬ Reviens à la maison. Je t'en supplie.





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Erwin Sørensen
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Jeu 28 Avr - 2:11





Do u remember me?



Revenant petit à petit à toi, elle semblait indifférente à ce que tu lui avais dis? Pourquoi? Tu essayais de fuir, et de la pire des manières qui soit, encore une fois. Tu racontais volontairement que tu es un monstre pour qu'elle arrête de pleurer, espérant qu'elle se mette encore plus en colère contre toi. C'était l'unique façon pour qu'elle stoppe ses larmes. Tout le contraire se produisit. Tu ne comprenais plus rien. Elle marcha vers toi, posa sa main sur ta joue tu ne la sentais pas, était-ce à cause de son sourire qui te surpris sur le moment ou?
Elle te remercia même pour tout ce que tu avais fait pour elle, disant que tu étais devenus ce que tu es par sa faute? Non, tu refusais de voir ça ainsi, pourquoi prenait t-elle une partie des responsabilités maintenant? Elle pouvait tout simplement pas te pardonner, tu étais complètement perdu.

Regardant toujours sa main caressant ta joue, mais tu ne la sentais pas. Bordel elle avait osée l'utilisé contre toi, alors c'était ça, sa vengeance? Tu essayais tant bien que mal de serrer ton poing droit, mais rien n'y faisais, tu ne sentais rien, le néant. Elle venait de te menacer en t'appelant grand-frère? Alors elle était sérieuse, l'espace d'un instant t'avais cru qu'elle aurait pu te pardonner, mais non, c'était bien le contraire, idiot, tu n'aurais pas du te fier à elle. Un nouvel événement déstabilisant allait se produire. Elle venait de t'embrasser sur la joue, mais toi tu ne sentais toujours rien. Bordel c'était horrible, t'avais jamais ressentis un truc pareil auparavant. T'avais pas d'autre choix pour l'éloigner de toi.

- Prise de contrôle.

Tu la fis reculer de trois pas avant de relâcher, tu n'avais clairement pas envie de lui faire du mal.

- Je suis au courant de tes capacités, elles faisaient peur sur papier, mais je remarque qu'en vrai c'est bien pire. Bien entendu c'est à ce moment la que tu me fais profiter de ta douceur...

Te rapprochant à nouveau d'elle, sans te laisser toucher cette fois.

- Même si je revenais à la maison, je suis loin d'être celui que t'as connus, crois moi je pourrais te faire plus de mal que de bien Sven. Je suis redevenu primitif, le terme grand-frère s'est perdu en même temps que tout ce que t'as connus de moi, je suis un putain de lunatique, voir bipolaire même, au lieu de te protéger je pourrais te sauter par exemple.

Ce que tu venais de dire te dégoûtais un peu, remarque, avec tout ce que t'as vécu ça ne te choquerais pas plus que ça à présent, et puis vous n'êtes pas vraiment frère et sœur de sang donc bon...
Bordel Erwin arrête!





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Svenhild V. Sørensen
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Jeu 28 Avr - 2:58


ft. ERWIN SØRENSEN
IS THAT U ?

Étrange sensation que de perdre le contrôle sur son propre corps. Cette impression d'être tirée par des fils tellement fins qu'ils ne sont visibles à l’œil nu. Nausée agressive qui te prend le crâne, haut le cœur qui te serre la gorge. N'est-ce pas un juste retour des choses pour ce que tu viens de faire ? Un abus égoïste de ta part, et tu sembles avoir planté une lame fantomatique au cœur de l'âme de ton frère. Même s'il ne se considère plus comme tel, d'après ses dires, il était, est, et sera toujours ton frère. Ne dit-on pas que des parents sont condamnés à l'être malgré les méfaits de leurs progénitures ? Tu te trouves dans un cas similaire. S'il arrive à briser ce lien fraternel qui vous unissait, toi, tu ne le pourras certainement jamais. Condamnée à être la petite sœur, le fardeau inutile et incapable de soutenir sa seule famille.

▬ Alors vas-y ! Te gènes pas !

Colère crachée avec ces mots provocants. Colère dirigé contre ton frère brisé. Colère contre toi même, contre ta faiblesse. Si seulement tu avais eu le courage à l'époque de le retenir. Si tu avais pu vous empêcher de causer votre perte. Condamnés à errer, sans jamais pouvoir se retrouver. Il est là, face à toi, rebutant tout contact physique avec toi. Le dégoutais-tu à tel point qu'il ne pouvait même plus te toucher ? Pourras-tu, un jour, sentir à nouveau la barrière protectrice et réconfortante de ses bras ? Auras-tu à nouveau l'occasion de t'enivrer de son odeur musquée et tellement apaisante ?

Tu ne lui laisses pas le temps de réagir. Le touché perdu est maintenant retrouvé. Tes mains, serrées sur son poignet l'oblige à poser la main sur toi. Creux axillaire qui lui laisse grand nombre de choix, de possibilités. Frissons te parcourant alors que tu desserres la prise de tes doigts.

▬ Tu ne te considères plus comme mon frère, très bien. Fais donc à ta guise, et fais moi mentir si je te dis que tu n'as que de la gueule.

Tu le fixes, regard insistant dans la crainte de ce qui peut suivre tes paroles. Pour la première fois durant ta courte vie, tu es effrayée par ton frère. Instable, proche de l'aliénation. Tout ça par ta faute, toi qui voulais égoïstement te protéger. Toi qui, encore maintenant, n'as pas le courage de regarder la vérité en face. Quoi qu'il fasse maintenant, rien ne sera plus jamais comme avant. Le point de non-retour a été dépassé depuis des années. Malgré tout, tu n'arrives pas à éteindre cet espoir qui luit faiblement dans les bas-fond de ton être.

▬ Je ne l'utiliserais pas à nouveau, sois en assuré.





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Erwin Sørensen
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Jeu 28 Avr - 23:19





Do u remember me?



Tu restais encore bloqué sur ce que tu devais de dire, comment t'aurais pu imaginé un truc pareil, merde Erwin? Mais ça ne te choquais pas plus que ça au final. T'étais plus un enfant de cœur, t'en avais vu des dizaines y passer auparavant. Et puis techniquement c'était pas ta véritable sœur, tu pourrais te le permettre à condition de retrouver le toucher par exemple. En plus de ça elle te provoquais! Tiens c'est nouveau venant de sa part? Ce serait un vice caché?
Bon sang Erwin, tu vois ta frangine pour la première fois depuis des années, dans une situation inespérée, tu pourrais rattraper tout ce temps perdu de mille et une façon, mais tu veux le faire de la pire qui existe? Elle se rapprocha de toi, te pris les poignets et tu pu ressentir à nouveau ses douces mains. A cet instant précis, tu les imaginais être au pire endroit possible, faut vraiment que tu te calme mon grand. La vie ne t'as certes pas fais de cadeaux, mais tout de même. T'avais beaucoup de mal à penser à autre chose, t'es vraiment un putain de primitif...
Mais si comme elle le disait elle ne risquait pas d'utiliser ses pouvoirs à nouveau tu étais safe non? Allez Erwin, reviens à toi, arrête de penser à ça, tu ne peux pas, vous avez grandis ensemble! Justement tu ne la connais mieux que personne, c'est encore mieux non?

Tu la regardais de haut en bas, bon c'était peut-être pas ce qu'il y à de mieux, mais y'avais de la matière à faire. Cette réflexion était sans doute la pire que tu ais faite de ta vie de merde...
Il était vrai que ton changement d'humeur soudain était vraiment extrême parfois, mais alors de là, à changer du tout au tout pour t'intéresser à Sven, t'avais pas qu'un souci, t'en avais des dizaines.
Voilà maintenant que tu regardais autour de toi, pas pratique l'endroit, sale, tout sauf doux, merdique. Bon pour ce que tu voulais lui faire nul besoin de douceur, mais tout de même, fallait bien un minimum de confort.  
Un grand sourira s'afficha maintenant sur ton visage, et sans aucune forme de honte, tu prononçais sans doute quelque chose qui allait te coûter cher, très cher...

- En faite t'es encore plus sexy quand t'es en colère. L'endroit est clairement pas cool pour ça, enfin si t'en as un autre je suis preneur, mais j'ai tellement envie de toi là de suite. Bon j'espère que t'as rien contre, parce que j'ai pas envie de me prendre la tête.

Dis adieu maintenant à ta vie Erwin, ce que tu viens de demander allait sans doute te changer, qu'elle soit pour ou contre...
Au revoir la dignité que tu n'avais jamais eu.





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Svenhild V. Sørensen
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Ven 29 Avr - 3:25


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Une réaction spontanée. Impulsive et incontrôlée que tu as du mal à regretter. Un juste châtiment à tes yeux, toi qui le considère toujours comme ton frère, ta seule et unique famille. L'épiderme de ta paume est cuisant, probablement autant brûlant que sa joue qu'elle vient de rencontrer violemment. Faux sourire venant étirer tes lèvres. La tristesse et la colère créant un fabuleux mélange sur ton visage qui porte encore les traces de tes larmes.

Voilà donc ce à quoi vous en êtes réduis. Famille déchirée aux liens brisés, victime de vos non-dits et de vos travers. Subissant l'un comme l'autre la folie dévastatrice de vos existences ruinées. La faiblesse de vos âmes autrefois aimantes. Longue expiration, tentant de reprendre le contrôle, de redevenir maîtresse de tes actes. Tes doigts viennent serrer le bas son t-shirt. Tu as l'impression d'être face à une bête sauvage, sur ses gardes. Tu t'interdis le moindre mouvement brusque, refusant de le braquer plus que de raison.

▬ Pardonne moi grand-frère. Pardonne moi Erwin. Je ne voulais pas...

Lentement, tu envahis le peu d'espace qui séparait encore vos deux corps. Tu remontes doucement l'une de tes main sur son torse, caresse éphémère bloquée par le tissu sombre de son haut. Tu l'avoues sans crainte avoir déjà pensé ainsi. Adolescente perturbée que tu étais après la découverte de ton indépendance vis à vis de ce monstre qu'était la figure maternelle. Tu ne te voyais pas passer ta vie avec quelqu'un d'autre qu'Erwin. Tout ceci n'était resté que fantasmes, chimériques visions rapidement rangées au placard. Mais l'homme qui se tient devant toi n'est pas l'homme que tu idolâtrais à cette époque. Une grande partie de ton frère t'est inconnue, te laissant le gout âcre d'être face à un étranger.

▬ Comme tu l'as si gentiment proposé, je ne te laisserais pas me posséder dans un lieu si sordide.

Sur ces mots teintés de l'abandon de ton être, tes lèvres viennent se poser à la commissure des siennes. Glissant doucement sur sa mâchoire, jusque dans son cou. Te voilà quasiment perdue. Ton corps aussi proche que possible du sien malgré les couches multiples de vêtements qui vous séparent. Ta voix n'est plus qu'un souffle se promenant sur sa peau.

▬ Il n'est absolument pas question de se prendre la tête... Sois simplement prêt à assumer les conséquences de tes actes.





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Erwin Sørensen
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Ven 29 Avr - 17:11





Do u remember me?



Elle se rapprocha de toi, puis s'excusa, de quoi exactement? De poser sa main sur toi? Tu comprenais son geste, mais pas ses mots, tu n'étais pas varient à l'aise, mais tout de même satisfait. Tu laisse sa main se balader sur ton torse, elle était douce, une sensation à la fois agréable et chaude. Et puis soudain, elle semblait accepter, bien entendu pas dans ce lieu grossier, il n'étais clairement pas approprié ni propre pour une telle chose. Après tout, elle mérite mieux, tu ressens tout de même quelque chose envers elle et pas seulement cette impulsion bestiale qui te traversait l'esprit depuis peu. Tu aurais du directement proposer un endroit bien plus adapté à tout ça. Mais tu fus plus rapidement sortis de tes pensées que tu n'aurais pu le croire. Un bien être spontané t'envahis, au point ou tu ne te rendis pas immédiatement compte de ce qui venait de se passer. Tu sentais ses lèvres sur les tiennes, puis sur ton cou, tout se passas si rapidement. Ton cœur battait de plus en plus fort, un instinct primaire venait d'être réveillé, mais quelque chose de plus doux se tramait dans tes pensées.
Tu passais tes bras autour de son corps, descendant doucement dans son dos jusqu'à ses hanches. Vous étiez déjà aussi proches que possibles, et pourtant qu'est que tu aurais donné sentir son corps chaud contre le tiens sans toute cette couche de vêtements. A ton tour tu rapprochais ta bouche de la sienne, lui mordillant la lèvre supérieur, passant ta main droite dans ses cheveux. La de suite tu aurais pu lui faire bien des choses, mais tu ne voulais pas le faire de manière bestiale, du moins pas de suite, un peu de tendresse fait toujours du bien bien que dans ce genre de situation tu aimais beaucoup montrer qui étais le mâle dominant. Tu l'embrassais pendant un bref instant, puis tu croisa son regard, et d'un souffle chaud, lui chuchotais quelque chose à son oreille.

- Si c'est pour toi, j'assumerai tout les conséquences qu'il faudra sois en sûre. Je te suivrai ou tu voudras, et cette fois-ci je vais te prouver que je ne t'abandonnerai pas, et que je serai au plus près de toi Sven.

Tu t'éloignais un peu, souriant, prêt à la suivre, là ou elle voulait aller, les événements à suivre allait sans doute réveiller des choses enfouies en vous depuis un moment, et qui sait quelles conséquences devront être assumés, mais tu t'en fichais. Elle n'était pas un simple plan, pour elle tu ressentais quelque chose de sincère, quelques sacrifices n'étaient sans doute rien comparé à ce sentiment.





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Svenhild V. Sørensen
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Dim 1 Mai - 22:10


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