AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 

 bomba toxic ▬ ft. bart; [end]


Messages : 97
Points : 104
Date d'inscription : 17/04/2016
avatar
Svenhild V. Sørensen
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 22 Avr - 4:26


ft. BARTOLOMEO KALF
GO AHEAD.
HIDE BEHIND YOUR MASK.

Fourmillement. Grouillement. Tant d'êtres qui pullulent dans les rues du centre ville. Une fourmilière sans cesse en activité, jamais en veille, jamais reboot. Au milieu de cet attroupement hétéroclite, tu te fonds dans la masse, la multitude. Tu te fais passer pour une fourmi ignorante ayant seulement conscience de sa propre existence. Est-ce si compliqué, finalement, de déambuler sans but précis au milieu de cette foule aussi dense, une cigarette vissée à tes lèvres ? Tu aimerais presque que ce soit le cas. Machinalement, tu attrapes ton briquet au fond de la poche de ta veste. Ta flamme, ton déclencheur. La roue pivote. Frotte contre la pierre. L'étincelle enflamme le gaz, comme le soleil embrase le ciel.

L'étincelle enflamme le méthane, dans une déflagration disproportionnée. Une détonation qui attire ton attention et celle de tous ceux aux alentours. Tu te dirige vers la source, portée par le mouvement de foule. Pourquoi est-ce que tu te précipiterais ? Tu ne fais pas partie de ces personnes, protectrices, sauveuses, héros, qui pourraient apporter son aide. Non. Aujourd'hui, tu fais partie de ces voyeurs, certaine que tu ne ferais que gêner au milieu de toute cette cohue. Alors te voilà, bloquée en hauteur sur les marches menant à l'une des statues décorant la White Place. Bloquée sur une vision d'ensemble de la situation qui ne semble pas être à la hauteur de la combustion.

La panique et la confusion semblent s'être propagées telles des maladies contagieuses, des infections virales ou bien bactériennes. Cette réaction en chaîne démesurée t'exaspère. Rapidement tu comprends qu'il y a plus de peur que de mal. Que si les dégâts semblent monstrueux, les pertes sont essentiellement matérielles. Rapidement, ton attention se porte sur la foule grouillante autour du site de l'explosion. Tu sembles scanner la zone, cherchant le meilleur moyen de t'éloigner cet amas de corps serrés et suintants. De te déplacer, de bouger d'endroit, de lieu, de quartier même.

Une tâche blanche accroche ton regard. Un masque blanc, filtre de l'air pollué. Est-ce que tu le ressens ? Est-ce que tu l'insinues ? Oui. Totalement. Est-ce que tu vas agir ? En partie. Tu vas essayer. Tu descends subitement de ton perchoir, te faufilant comme une anguille au milieu de l'affluence. Tu sembles pressée, tenaillée par l'envie de sévir, et la peur de le perdre avant même d'arriver. Il n'a pas bougé, statue au milieu de cette agitation, admirant en retrait le bordel monstre de la déflagration. Ta main, comme une pince, se ferme sur son bras. De ce fait, tu l'enfermes dans l'obscurité la plus noire. Tu le traînes, comme une marionnette, derrière toi le temps de sortir de cette foule compacte.

La rue parallèle fera bien l'affaire. Tu t'arrêtes, le libère de ta main, et le fixes de ce regard noir réservé à ceux que tu t’apprêtes à torturer. Tu lui rends lentement son acuité visuelle.

▬ Alors, heureux ?

Pourquoi as-tu l'impression d'être une mère engueulant son enfant ? Pourquoi n'es-tu pas simplement en train d'alerter les autorités compétentes ? Tu le sais. Jamais ils ne feraient le lien entre ce blond et l'incident de la White Place. Inutiles. Décoratifs. Voilà comment tu les qualifierais. Un soupir t'échappe, sans que tu ne puisses le retenir.

▬ Y'a pas idée, franchement.





Messages : 120
Points : 107
Date d'inscription : 20/04/2016
avatar
Bartolomeo Kalf
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 22 Avr - 18:22



BART X SVEN

C'était un jour comme un autre. L'un de ceux qui s'ajoutent tranquillement au train train quotidien. Qui s'empile sur l'ennui du précédent, et qui disparaîtra sous celui du prochain. Il ne faisait pas spécialement beau, mais le ciel grisonnant n'annonçait pas un quelconque éclat de pluie. Rien de bien palpitant. Pas même cette foule grouillante. Cette foule dont il émergeait d'au moins une tête. Et il se laissait bercer, nonchalant. Il profitait du bruit, du monde. Il sentait les parfums, les effluves provenant des cafés avoisinants, entendait une conversation amoureuse à droite, une dispute à gauche. Il voyait des visages sans les mémoriser, plongeait son regard dans le généreux décolleté qu'une inconnue lui offrait de temps à autre. Et puis il souriait un peu, Bart. C'était un jour comme un autre, et pourtant. Et pourtant. Il avait vidé quelques instants plutôt le contenu de son sac. Ils étaient arrivés à plusieurs, il y a quelques heures déjà. Au petit matin même. Au moment où les gens ne sortent pas encore les yeux assez grand ouvert pour les trouver étranges.
Assis dans un coin de la White Place, mimant presque parfaitement un groupe venu profiter quelques instants. Ç'avait été bref, le temps qu'il dépose quelques explosifs discrètement dans un renfoncement. Comme s'il abandonnait ses propres enfants, tant il avait pris soin de les créer. Avec un détonateur automatique, qu'il avait synchronisé avec sa montre. Ainsi, il pouvait surveiller avec attention le décompte. Et très vite, ils s'étaient barrés de ce coin là, pour se caler à la terrasse d'un café, et se séparer un peu après. Ils devaient avoir eu le temps de se rendre au QG, mais lui était resté. Ce qui semblait être une initiative plutôt idiote. Bart est idiot. Mais il ne peut pas s'empêcher d'observer avec passion ses créations semer le trouble. Un gamin capricieux. Lui et son grand sourire. Il était à distance respectable, et comme dans un film, il comptait mentalement les secondes qui le séparait de la déflagration. Comme à son habitude, son visage était couvert. Personne ne pouvait le reconnaître. Ni même distinguer ses lèvres souffler ''BOOM'' à l'heure fatidique. Personne ne prêtait attention à lui, de toute façon.

Parce que ça venait de péter, dans son dos. Maintenant il y avait des cris, des mouvements de foule. Là encore il se laissait bercer. C'était son bain de foule non officiel. Il se retournait, se laissait porter en direction du trouble. Une statue s'était écroulée. Pas de victimes grave collatérale, puisque c'était à un endroit peu passant. Quoique certains éclats avaient dû être projeté, et blesser. Mais ça Bart s'en fichait, tellement. Il se réjouissait plutôt même. Mais là encore personne ne le voyait.

Et puis tout d'un coup, lui non plus ne voyait rien. Par contre il sentait une main. Et puis qu'on l'entraînait. D'ordinaire, il résiste. Mais là... Il ne voit rien. Il ne comprend pas ce qu'il se passe. Et puis il n'a même pas le temps de protester. Il entend que les bruits de foules diminuent. Qu'est ce qu'il se passe ? Bordel il ne se sent pas bien du tout. Il ne comprend rien du tout.
Et ça s'immobilise. On le lâche, et étrangement, il semble retrouver doucement la vue. Enfin, il distingue des formes au début, et paniqué enlève ses lunettes de soleil, peut être qu'il verra mieux.
Il découvre une petite brune, face à lui. Pas dégueu pour un sou. Bien qu'elle n'ait pas l'air très très contente. Il n'en a rien à foutre. Il fait tout de même un bon en arrière, histoire de l'empêcher de le priver de la vue à nouveau. Puisqu'apparemment, elle en est la source, et au moyen du toucher. Il n'en sait rien.

Heureux ? C'est quoi ton soucis petite ?

Il montrerait les crocs Bart, s'il n'avait rien pour cacher le bas de son visage.




 

dawa:
 
Messages : 97
Points : 104
Date d'inscription : 17/04/2016
avatar
Svenhild V. Sørensen
Voir le profil de l'utilisateur

Dim 24 Avr - 17:55


ft. BARTOLOMEO KALF
GO AHEAD.
HIDE BEHIND YOUR MASK.

Rebelle. Ignifugé. Du fond de l'inutile en viennent les qualificatifs toujours plus vastes. Plus forts. Mais jamais ils ne sortiront au grand jour. Jamais ils ne frapperont là où ils le doivent. Mais il en viendra toujours d'autres, plus nombreux, plus puissants, plus farfelus. Un cercle continue. Un parmi les milliers de cercles infernaux.

Tu prends le temps de le fixer, lui qui a reculé précipitamment. Son visage libéré de la noirceur de ses lunettes te permet enfin de déceler les quelques indices d'expressions. Comme un livre qu'on viendrait de dépoussiérer et dont on découvrait la une de couverture pour la première fois. Soleil-cafard. Futur glacé. Molotov bien placé.

▬ C'est quoi ton soucis, l'asperge ?

Bras croisés sur ta poitrine, tu le fixes durement, tentant d'évaluer la situation. Tout indiquerait une fuite probable, mais tu peines à lire son faciès en parti masqué par ce carré de tissu blanc. Il t'est encore impossible d'ouvrir le livre qu'est le blond. De ce fait, il reste encore une grande part d'incertitude dans chaque prognostique.

Il est sur la défensive, tu le sens, forçant instantanément ta propre défense. Tes sourcils se froncent, alors que tu gardes un minimum de ta concentration. Tu ne veux pas prendre le risque de le perdre de vue. Plutôt lui faire prendre un mur, que de te prendre un vent. Tu ne sais pas encore quoi faire, ni comment faire. Mais une chose est certaine, tu n'as pas l'intention de le laisser te filer entre les doigts telle une anguille en fuite perpétuelle. Glissant sans jamais s'accrocher. Se faufilant sans laisser la moindre trace.

▬ Qu'elle est la prochaine étape ?

Ta question semble rhétorique. Et, au fond, tu ne sais pas toi même si tu souhaites connaitre la réponse. Pourtant, le savoir est le pouvoir. Mais tu crains ce pouvoir empoisonné, ce pouvoir pourris qui détruit petit à petit chaque parcelle de raison d'un simple esprit. Tu souffles, détendant doucement les muscles de tes épaules. Tu sembles, comme, reprendre ton calme, garder ton sang froid qui n'a même pas bouillonné.

▬ Fais toi sauter avec, la prochaine fois.

Parce qu'au final, même si tu es toi aussi contre les têtes pensantes du gouvernement. Même si tu abhorres la moisissure qui se propage encore dans cette société gangrénée. Un acte pareil, pour quelques raisons que ce soient, ne doit pas être toléré.





Messages : 120
Points : 107
Date d'inscription : 20/04/2016
avatar
Bartolomeo Kalf
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 26 Avr - 16:35



BART X SVEN

Il avait sauté assez loin, mais sans trop exagérer non plus. Il n'est pas froussard à ce point. En même temps, qui apprécierait de perdre la vue dans une situation pareille ? Personne. Donc il prenait des précautions raisonnables. Et puis s'il s'agissait qu'elle le touche pour lui faire perdre ses sens, il retournerait ce contact contre elle. En provoquant une explosion du bras de la demoiselle. Hors de question qu'il se laisse faire le Bart.
Et puis elle répondait sur le même ton, et à travers le foulard qui masquait le visage du Zélos, elle ne pouvait pas distinguer son sourire mi-carnassier, mi-amusé. Parce qu'il estimait qu'ils pouvaient être ex aequo. Et puis que craindre d'une petite demoiselle de sa taille ? Après tout, elle n'avait aucune preuve de sa culpabilité. Et puis même, elle l'avait peut être attiré dans cette rue parallèle pour lui faire des avances ! Bart est tellement attirant, c'en est compréhensible.
Trêve d'auto satisfaction. Il devinait avec peu d'envie les intentions de l'inconnue. Faire justice. Parce qu'elle avait trouvé en lui un suspect plus que potentiel. Non, un coupable. Voilà. C'était ce genre de personne que Bart haïssait. Naturellement prétentieux, du moins assez pour faire confiance à leur instinct au point de l'établir comme vérité objective. Comme norme à respecter. Et il pourrait lui prouver le contraire qu'elle n'en démordrait pas.
Elle le jauge. Ou le mate. Mais nous dirons plutôt jauger, avec ce regard perçant presqu'agressif. Et pourtant, elle semble si impassible à la fois. Bart est mauvais pour interprété les expressions du visage d'autrui. Il n'en a après tout cure. Tout ce qui peut l'importer d'une quelconque manière, c'est lui.

Et elle le relance, avec cette même intonation que Bart ne saurait analyser. Une voix de femme, un peu ferme, monotone. A-t-elle réellement ce sens de la justice aiguisé, qui rend les gens aigris de ceux qu'ils accusent à tord et à travers ? Il remet ses lunettes sur son nez. Il voit tout aussi bien, l'effet d'aveuglement s'est escompté. Donc elle semble bien en être la source.
Quelle est la prochaine étape. Peut être que Bart devrait lui proposer de venir boire un thé avec lui au QG des Zélos, histoire qu'il lui montre les futurs plans et puis son atelier, comment il s'y prend pour fabriquer tout son bordel hautement explosif. Cette nana est en plein rêve. Alors il ricane à travers le tissu qui masque son visage. Il pourrait exploser de rire, mais risquerait de la perdre de vue. Mais c'est idiot, de rire. C'en est presque nerveux, et puis cela peut être un indice, une preuve de sa culpabilité. Mais il ne peut réprimer ce ricanement narquois. Hautain. En même temps, il ne va pas s'accroupir pour rigoler.

Fais toi sauter avec, la prochaine fois.

Encore une fois, elle ne la verra pas, cette moue offusquée qu'il lui offre. Et il ricane encore un peu, histoire de.

Écoutes petite, je ne vois pas vraiment de quoi tu parles. Du coup tu vas gentiment repartir chez toi, et moi aussi. C'est dangereux de s'en prendre aux plus grands que toi, tu sais ?

Élocution, zéro. Bart est un grand idiot. Même une moule pourrait le battre en rapbattle. Parce que niveau punchline, il est vraiment à la ramasse.



 

dawa:
 
Messages : 97
Points : 104
Date d'inscription : 17/04/2016
avatar
Svenhild V. Sørensen
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 27 Avr - 19:39


ft. BARTOLOMEO KALF
GO AHEAD.
HIDE BEHIND YOUR MASK.

Tu le vois se cacher à nouveau derrière ses lunettes aux verres sombres. Il ne semble pas être heureux d'être démasqué de là sorte. Et toi, justicière en herbe que tu es, tu es toujours en train d'analyser la moindre chose. Lunettes. Masque. Comme s'il semblait craindre d'être reconnu. Ou simplement vouloir se faire discret. Après tout, tu n'en sais rien. Tu ne peux faire que des présomptions.

Car au final, c'est tout ce que tu as. Des présomptions. Des intuitions, certes irrévocable pour toi, mais avec bien peu de contenance pour être ne serait-ce que considérées. Au fond, les preuves irréfutables qui te font défaut maintenant, tu auras tout le temps de les créer toi même.

Le voilà qui se met enfin à faire entendre sa voix. Tu es premièrement surprise, effarée même, par ce qu'il vient de te dire. Pense-t-il véritablement que tu sois une pauvre gamine, rêveuse, utopique d'une justice parfaite et impartiale ? Croit-il que seule sa grande taille peut t'empêcher de l'approcher ? De lui faire payer ? Cigarette consumée dans sa solitude, tu la jettes au sol, esquissant un sourire amusé.

▬ Qu'est-ce que j'ai peur ! Tu n'as jamais appris que les apparences sont souvent trompeuses ?

Tu fais un pas dans sa direction, ne cherchant pas à le faire reculer, non. Tu souhaites plutôt t'approcher. Lui faire comprendre. Lui transmettre. Absence de peur, euphorie risible te gagnant.

▬ La petite est probablement plus âgée que toi, gamin.

C'est même plus que probable, tu en es persuadée. La vingtaine, pas plus de de cinq. Tu es une vieille, pas tellement plus sage que lui, tu en conviens bien. Et si tu te permets quelques bavures, jamais elles ne concernent les petites gens innocents. L'idée se forme petit à petit, se construisant dans ton esprit en ébullition. Tu enfonces tes mains dans les poches de ta veste, roulant doucement des épaules.

▬ Heureusement pour toi, je suis de bonne humeur. Mais sache que, la prochaine fois que je t’aperçois près d'un évènement de ce genre, je saurais te faire endurer ce que tu as fait subir à ce groupe de personnes n'ayant rien de demandé.

Tu sembles affreusement calme, par rapport au début de votre échange. Ce qui n'est pas réellement le cas. Un masque s'appropriant les caractéristiques du Dante. Froid. Alors qu'au fond, tu as simplement envie de gifler le bond.





Messages : 120
Points : 107
Date d'inscription : 20/04/2016
avatar
Bartolomeo Kalf
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 6 Mai - 17:45



BART X SVEN

Plus les secondes s'égrenaient, et moins Bart se sentait à l'aise face à cette demoiselle toute petite. Elle n'avait vraiment pas l'air inquiétée par le jeune homme, ce qui lui déplaisait particulièrement. Il détestait ce genre de nana un peu beaucoup hautaine, avec leurs idées très précises sur la justice, le sens du devoir,... Le genre de nana avec qui on ne rigole pas. Enfin, cela lui importait désormais peu, puisqu'il se comptait se tirer. Les mains dans les poches, et sa dégaine de grand dadet désoeuvré, il se tournait légèrement pour voir où il était, et par où il pouvait s'en aller rapidement. Elle ne l'intéressait déjà.

Heureusement pour toi, je suis de bonne humeur. Mais sache que, la prochaine fois que je t’aperçois près d'un évènement de ce genre, je saurais te faire endurer ce que tu as fait subir à ce groupe de personnes n'ayant rien de demandé.

Il sursautait, surpris par l'aplomb dans la voix de la naine. Heureusement pour lui ? Avait il bien entendu ? Décidément, il passait réellement pour un idiot. Ou alors, elle était extrêmement prétentieuse. Dans tout les cas son honneur avait été effleuré, sur plusieurs point. D'abord, il ne réclamait pas sa clémence, ni même sa justice. Il n'avait que foutre de ses menaces, et surtout il n'avait fait que d'uniques dégâts matériels. Donc ça l'agaçait. Réellement. Alors il soufflait, remonté. Il y avait à sa droite des poubelles mobiles, qui attendaient certainement le passage d'éboueurs. Il soulevait l'une des boîtes en plastique et la plaçait entre la petite et lui même.

Je n'avais pas prévu de m'attarder de la sorte auprès d'une gamine dans ton genre, mais puisque tu as besoin d'explications, je vais t'en donner. D'abord, tu devrais te méfier un peu plus de qui exactement tu entraînes dans une rue parallèle. Ensuite, tu imagines bien que si celui qui a fait sauté cette statue se trouvait face à toi pour subir ta petite leçon de morale, il n'en aurait clairement rien à cirer. Il faut être clairement naïf pour espérer susciter un quelconque remord de la part d'un terroriste, tu ne crois pas ?

Il souriait sous foulard -Sans néanmoins rire sous cape- et poussait d'un grand coup de pied la poubelle vers la demoiselle. Il y avait une petite de distance entre eux, mais c'était sans compter l'explosion qu'il avait provoqué en touchant l'objet. Une explosion inoffensive, juste de quoi impressionner une gamine dans ce genre là, et faire voler dans tout les sens le contenu de la poubelle. Il avait pris soin de laisser un tout petit temps mort entre le moment où il poussait la poubelle et l'explosion pour s'enfuir à toute vitesse vers la droite. C'était très con, parce qu'il venait de prouver que la naine avait raison de l'accuser. Mais il était piqué au vif le gamin.



 

dawa:
 
Messages : 97
Points : 104
Date d'inscription : 17/04/2016
avatar
Svenhild V. Sørensen
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 25 Mai - 0:04


ft. BARTOLOMEO KALF
GO AHEAD.
HIDE BEHIND YOUR MASK.

Sursaut de surprise. Sourire s’étirant lentement sur tes lippes, témoignant de ton léger amusement. Sa réaction, couplée à ton envie démangeante de lui coller la joue contre l’asphalte. Pourtant, tu ne te faisais pas d’illusion. Le jour où tu pourras t’en prendre physiquement a un homme de cette taille, tu auras probablement mangé l’un de ces gâteaux douteux qui ont fait grandir Alice au Pays des Merveilles dans ce compte apparemment pour les enfants. Bras croisés sous ta poitrine, tu le fixes alors qu’il déplace ce container à ordures mobile. Tu l’écoutes, aussi attentive que peut l’être un bambin entendant les récits de vie de sa nagyi. Cependant, tu as simplement l’impression qu’il se moque de toi. N’est-ce pas ce qu’il fait déjà depuis le début de votre altercation ? Lippes pincées entre tes dents, tu te retiens violemment de ne pas lui faire une remarque déplacée pendant qu’il palabre. Qu’il finisse, que ce blond s’exprime.

▬ Je n'avais pas prévu de m'attarder de la sorte auprès d'une gamine dans ton genre, mais puisque tu as besoin d'explications, je vais t'en donner. D'abord, tu devrais te méfier un peu plus de qui exactement tu entraînes dans une rue parallèle. Ensuite, tu imagines bien que si celui qui a fait sauter cette statue se trouvait face à toi pour subir ta petite leçon de morale, il n'en aurait clairement rien à cirer. Il faut être clairement naïf pour espérer susciter un quelconque remord de la part d'un terroriste, tu ne crois pas ?

Tu ne l’avais pas vu venir. N’ayant aucunement connaissance de ce don destructeur et chaotique, tu ne pensais pas voir cette poubelle se vider devant toi, te forçant à lever les bras pour protéger ton visage. Un feu d’artifice ordurier et puant qui est maintenant la preuve qu’il te manquait pour affirmer tes intuitions. Ignorant ce qui a pu être projeté sur le tissu de tes vêtements, et même la senteur immonde qui tournoie maintenant autours de ta personne, tu te précipites dans la même direction que lui, blondinet fuyard. Cependant, tu ne forces pas plus, te refusant à lui courir après comme on court après un enfant qui vient de faire une bêtise. Non pas que ces quelques pas t’aient déjà essoufflé, mais tu te demandes surtout ce que tu ferais une fois que tu l’aurais rattrapé. Le priver de ses sens n’est en rien une solution envisageable. Pour l’arrêter, oui, mais pour l’empêcher de partir ? Tu seras devenue aveugle avant même d’arriver jusque chez toi. Mains formant des poings au fond des poches de ton gilet, tu serres les dents en retenant un hurlement de frustration. Tu ne te fais pas d’illusion, la meilleure solution que tu ais pour coincer ce grand blond n’est autre que rentrer, et te consacrer à ce que tu fais de mieux. Mais est-ce bien ce dont tu as envie ? Dents martelant ta lèvre inférieure, ton indécision ne te laisse finalement plus le choix, alors que tu fixes encore le dos du blond qui s’éloigne toujours un peu plus à chaque pas.

Enième cigarette embrasée.
Nouvelle irritation de ta gorge.
Journée de merde.





HRP : Pardon, c'est franchement pas top. Mais, je voyais pas Sven le renne te courir après #meurt Tu peux conclure, ou bien on peu discuter de leur prochaine rencontre ♥


Messages : 120
Points : 107
Date d'inscription : 20/04/2016
avatar
Bartolomeo Kalf
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 25 Mai - 20:28



BART X SVEN

Elle ne l'avait pas terrorisé. Elle ne l'avait pas agacé. Simplement glacé, l'espace d'un instant, lorsque sa vue lui avait fait défaut. Qu'il s'était retrouvé dans un noir si troublant qu'il en avait eu peur. Une fraction de seconde. Il avait réussi à reprendre -à son goût en tout cas- le contrôle d'une situation qui n'aurait jamais du se produire. S'il réfléchissait désormais un peu plus. Et il extirpait de son sac de quoi rouler une jolie cigarette dont il avait le secret.

Elle avait été surprise par son attaque, et cela semblait normal, après tout. Qui ne le serait pas ? Et il se trouvait rassuré. Parce que si elle lui avait fait la morale de la sorte, ce n'était pas dépourvu d'innocence. Que si elle n'est pas flic, c'est une bleue. Il repensait à l'obscurité, à cet accès de peur, et puis cette sensation désagréable qu'il éprouvait pendant leur rapide entretien. Si l'on pouvait considérer cela comme un entretien. Un échange de mot rude.
Il faisait glisser entre ses doigts la feuille, le tabac, le filtre. Et puis après un instant d'hésitation il enlevait du tabac pour faire de la place à Marie Jeanne, l'une de ses troublantes amantes. Il la roulait avec amour, léchait avec ardeur. C'était toujours le même rituel. Furtif, rapide, éphémère et passionnel. Il faisait l'amour à sa clope, comme il le faisait aux explosifs et parfois quand le destin le voulait, à une femme.

Assis en hauteur les pieds dans le vide, il avait une vue d'ensemble sur le centre ville, et le soleil qui tombait avec cette nonchalance insupportable. Il repensait à la naine, à sa fuite au fait qu'elle ne l'ait pas arrêté. Qu'il ait pu se barrer avec autant de facilité. Qu'elle devait être dangereuse. Lui aussi à sa manière était dangereux. Il coinçait la cigarette entre ses lèvres, actionnait le briquet, ça faisait ''tchik'' et elle s'enflammait son éphémère amante.



Et c'est conclu, on se refait un RP quand tu veux <3


 

dawa:
 
Contenu sponsorisé

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: