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 C’est à croire qu’on sait voler - Bran


Messages : 12
Points : 28
Date d'inscription : 07/06/2016
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Alissa B. Hubton
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Mar 14 Juin - 5:41

Alissa n’y pensais plus, mais c’est en levant les yeux sur la ville que les mots lui revinrent en mémoire. Ceux qu’il avait prononcés avant de disparaitre, pour terminer un travail avait-il dit.

La ville est au-dessous, seul l'aigle y vole…
                           ..la hauteur n'a plus de sens si on y grimpe

Oui c’était bien ces mots-là. Elle se les répéta pendant quelques minutes, le regard rivé sur le centre-ville illuminé. Des images de leur première rencontre se glissèrent devant ses yeux l’espace d’un instant. Elle était montée sur le toit du magasin tous près de là où elle vivait. Il était facilement accessible par les autres toits avoisinant, mais elle l’aimait surtout parce qu’il était large et lorsqu’elle se mettait au milieu, elle avait l’impression d’être seule au monde. Cet après-midi-là par contre, elle ne l’était pas il faut croire, mais elle ne savait pas du tout d’où il était apparu. De toute façon, avec toutes les expérimentations qu’elle avait vues et tous les dossiers qui lui était « malencontreusement » passé sous le nez, il pouvait bien être apparu magiquement, elle n’était pas très impressionnée. La surprise pas très surprise passé, elle avait terminé sa chanson avec moins d’énergie qu’au début. Elle n’aimait pas vraiment qu’on l’écoute chanter, mais elle aimait chanter pour les autres. Pas très censé peut-être ? En fait, ce qu’elle aimait c’était choisir la bonne chanson pour s’accorder avec ce qu’elle percevait du cœur d’une personne.

Pendant qu’elle pestait intérieurement contre le garçon, une nouvelle image lui vint en mémoire. Il était prêt d’elle, ils discutaient, elle ne se rappelait plus trop de quoi exactement, et elle avait vu son aura sentimentale changer rapidement de couleur. Comme si plusieurs pensée l’avait traversé et l’avait respectivement attristé, fâché, puis rendu heureux. Cela arrivait souvent, mais elle était chaque fois intrigué de savoir ce qui avait provoqué se changement subit. Après cela les couleurs avaient disparue, comme cela arrivait toujours sans qu’elle puisse vraiment l’expliquer. Les scientifiques du labo avait plusieurs hypothèses, mais ils avaient lâché son cas depuis quelques mois, puisqu’un cobaye avait démontré quelque de plus intéressant. Du coup, qui sait si elle saurait vraiment un jour. Peu importait de toute façon.
Les images de ses pensées cessèrent de lui brouiller la vue et Alissa se rappela à quoi elle réfléchissait initialement : la phrase mystérieuse qu’il avait lancée avant de lui avoir lancé un « Au mois prochain » et de disparaitre soudainement. Il lui avait donné un rendez-vous, c’était évident, mais cela ne l’avait pas plus intéressée que cela. Enfin, jusqu’à maintenant. Derrière son masque, un sourire s’était glissé sur ses lèvres minces. Elle se leva debout et repoussa ses cheveux derrière elle. Lui avait-il lancé un genre de défi ? D’un coup, elle sentie qu’une petite étincelle fleurissant dans le gris monotone de sa vie.

De son point de vue, le toit de son propre bloc d’appartement, elle pouvait facilement voir la tour commerciale du centre-ville. Un bâtiment chic ou les riches faisait leur magasinage. C’était surtout connu pour être le bâtiment le plus haut de la ville. Monter là-haut…elle n’avait jamais eu l’intérêt de le faire en fait. Maintenant ? C’était différent. Pourquoi ? Elle n’arrivait pas trop à l’expliquer. Le moment de rendez-vous approchait bientôt, si elle avait bien compris son message. Dans deux jours ? Elle aurait le temps de se préparer.

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Elle leva les yeux vers la bâtisse luxueuse. On aurait dit la tour d’une princesse emprisonné version moderne. Dommage qu’il n’y ait pas de quoi s’accrocher pour monter. Il lui faudrait faire avec une manière plus standard : les escaliers et les ascenseurs.

Alissa avait enfilé sa robe la plus propre et une paire d’escarpin appartenant à sa mère. Elle avait aussi monté ses cheveux en chignon et s’était mis un peu de maquillage. Elle avait à contrecœur glissé son masque dans son sac avant d’entrer. Elle avait aussi été obligée d’abandonné sa guitare. Son trésor. Elle chantonnait dans sa tête, essayant de rester tout à fait naturelle parmi les gens de la haute société. Si tu crois assez fort que tu fais partie de leur monde, ils le croiront aussi. Si elle s’était aussi bien habillée, ce n’était pas pour impressionner le garçon. C’était plutôt pour pouvoir se glisser jusqu’au 90ème étages sans être interpellée. Prendre les escaliers jusque-là était du suicide, mais son plan était de monter quelques étages, puis de prendre l’ascenseur plus haut ou elle imaginait qu’il serait moins remplit. Eh bien, elle n’aurait pas pu être davantage dans le tort.

Arrivé au 8ème, elle était un peu étourdit, alors elle s’était aventuré sur l’étage et avait pris la direction de l’ascenseur qui montait. (Dans un aussi gros bâtiment, il fallait des ascenseurs qui montait et d’autre qui descendait quoi !). Finalement, elle put se faufiler entre les personnes, qui en fait étaient nombreuse contrairement à ce qu’elle avait envisagé. Cette foule dans un endroit clos ne lui plaisait pas du tout, mais elle s'était concentrée pour ne pas s'enfuir. Elle avait docilement regardé le chiffre marquant les étages augmenter jusqu’à ce qu’il ne reste que 2-3 personnes, puis elle était descendu question de ne pas attirer l’attention sur elle. Plus haut, il y avait un hôtel et ensuite encore plus haut, il y avait des appartements privés. Ses recherches sur le web c’était montré plutôt aidante jusqu’à maintenant.

Elle était maintenant à l’étage 87 où s’illuminait les affiches d’un spa, d’un magasin de chaussure et d’un restaurant Japonais. Alissa regarda les chaussures, oh qu’elle avait envie de changer de chaussure. Ses escarpins n’était pas fait pour l’exploration d’un bâtiment de 95 étages. Elle reluqua sa bourse. En fait, elle avait prévu cela. Se glissant dans la cage d’escalier, elle enfila une paire de chaussure beaucoup plus adéquate, surtout pour ce qui allait bientôt se produire. Se rendant finalement au 90 ème étage, elle trouva une fenêtre parfaite pour la prochaine étape de son plan. La jeune acrobate non professionnelle se glissa dehors.

Par chance, la forme du gratte-ciel lui permettait de tenir debout facilement sur les bords du mur. Elle s’étonnait d’ailleurs que personne aille eu l’idée de venir ici avant. Quoi que, cela avait surement déjà été fait. Elle grimpa finalement jusqu’au 94ème étage. Lui restait plus qu’à contourner le penthouse sans se faire voir. Mettre une robe n’avait peut-être pas été sa meilleure idée, mais tant que personne ne regardait sous elle, ça devrait aller. Ce qui l’inquiétait surtout, c’était les millions de fenêtre recouvrant les murs du penthouse mais personne ne semblait être à la maison. Voilà, lentement, ooh oula, on s’accroche ! Un nid d’oiseau sur le bord l’avait surprise, elle aurait pu tomber. Sans avoir peur des hauteurs, la jeune fille connaissait les risques. Bon, pas que sa vie aille une valeur quelconque à ses yeux, mais elle aimait bien l’idée d’accomplir cette « quête » jusqu’au bout. Finalement, elle réussit à se rendre sur la partie du toit qui servait à mettre les antennes et d’autre truc de maintenance du bâtiment. Elle grimpa une dernière fois, pour monter sur ce qui lui semblait être le plus haut point. Si on excluait l’antenne énorme qui montait dans son dos. Grimper-là ne l’intéressait pas trop.

Et puis, enfin, elle put chasser les mèches qui lui bloquaient la vue et ouvrir grand les yeux sur le paysage. Elle fut éblouie par les derniers rayons de soleil, mais s’habitua rapidement à la lumière. Elle remarqua après un moment qu’elle avait arrêté de respirer.  Le vent la poussa à s’asseoir sur le bord où elle aurait un meilleur soutient. Sortant son calepin et un crayon, elle commença à noter des trucs tout en profitant de la vue. Elle se sentait légère et avait presque l’impression d’être en train de voler. Les mots d’une nouvelle chanson lui vinrent en tête.
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