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 ❝ diabolic laught. ; ft le corps beau.


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Ekaterina L. Dragomirov
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Dim 29 Mai - 22:13
Un chaleur incertaine circulait dans tes veines, rongée par le plaisir les muscles de ton corps se tendaient d'une façon malsaine tandis que le reste de ton âme se vidait vers le 7ème ciel. Du même sexe que toi mais plus habile de ses doigts, la délicatesse de celle-ci te fis fondre de plaisir au milieu des draps blancs, bien plus purs que toi. Son rythme ralentissait alors que ton métabolisme était à son apogé, avant de pousser un soupir de satisfaction, l'orgasme une nouvelle fois révélé. Une puissante fatigue s'abattit sur toi et ta partenaires roula de l'autre côté du lit, elle aussi épuisée de plaisir. Le sexe matinal était le meilleur des déjeuners, car stimulait ton système nerveux pour une utilisation optimale au cours de la journée. Et puis tu appréciais sa valeur, rien de plus. La demoiselle soufflait ton nom, comme pour réclamer un autre baiser. Tu ne fis rien de tout cela, préférant l'utile à l'agréable. Tu saluais alors cette conquête éphémère, quittant le nid douillet pour affronter l'extérieur. Comme à chaque fois à cette période, un brise légère réveillait les gens avec douceur, annoncant le beau temps pour la journée. Mais depuis plusieurs années maintenant, la météo était entièrement gérée par les scientifiques, qui agissaient à leur guise mais ne variant plus les plaisirs. La pluie était quasiment exclue du quotidien des gens, jugée trop mauvaise pour être utilisée. Il n'y avait plus que de rares fois où des gouttelettes s'échappaient des nuages.

Tu attendais le tramways à grande vitesse, prenant le plaisir de manger une denrée rare, qui croustillait sous les dents, une texture rare de nos jours. À peine eû le temps de te nourrir que tu reçu un appel. Le tram s'arretant au même moment tu entrais dans le véhicule tête baissée, en face à face avec ton vice-président grâce à l'hologramme projetée par ta montre.

- "Bonjour directeur, vous avez passez une bonne nuit ?" énoncait l'image holographique du jeune homme, avec une voix parfaitement claire sans graissillements

- "Pas besoin de prendre ce ton, Josh. Comme à chaque fois, je passe une meilleure nuit avec des inconnues que toi avec ta femme ! Bon sinon, quoi de beau aujourd'hui ?" disais-tu à ton poignet levé

- "Très drôle, haha. Sinon quelque chose de gros cette fois-ci, c'est un simple meurtre mais particulier dans sa forme. C'est assez sanglant, j'espère que vous avez les tripes accrochées aujourd'hui.''

Ton collègue n'eu pas le temps de finir que tu étais arrivée au qg, à une tour au milieu de la ville. Le tram s'arrêtait pile devant l'entrée, il ne te fallait qu'enjamber une marche pour pénétrer le bâtiment.

Tu fis quelques pas avant qu'un robot se loga à tes côtés, te saluant nonchalamment et faisant un rapport de la journée qui allait se passait. Déjà épuisée, tu pris avec plaisir le café qu'il t'avait servit, le buvant tout en feuilletant les nouvelles sur la tablette numérique avant de passer à la scène de crime analysée. Le visage crispée par le choc, tu te stoppais presque instantanément. Tes doigts glissaient pour voir le plus d'informations possibles, les yeux tremblants. Tu remettais alors la tablette au robot, avec une légère violence. Ton pas suivait le rythme de ton coeur, accélérant un peu plus à chaque mouvement, tu fit de grands pas jusqu'au bureau du conseil départemental, situé au dernier étage.

- "Comme vous pouvez le constater, ce crime est fait avec l'aide des armes de notre service, plus précisément un dominator réglé sur le mode fury, madame.'' dit le robot d'une voix bien trop humaine.

Arrivée à l'étage de tes seuls supérieurs, tu déboulais dans le bureau du directeur avec un degré d'énervement assez haut. Mais la colère n'eu le temps de monter que la puce intégrée à ton corps te fit sécréter des endorphines capables de  momentanément te calmer. Tu posais tout de même les deux mains sur son bureau avec force, les dents serrées.

- "Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ici ? Monsieur le directeur, malgré tout mon respect je demande des explications. COMMENT SE FAIT-IL QU'UN MEMBRE DE NOTRE UNITÉ ET ÉTAIT ASSASSINÉ AVEC SA PRORE ARME ? Vous trouvez ça normal peut-être ? MERDE ALORS !" les mots de ta bouche étaient remplis de haine, au point que tu avais balancée le peu d'objets se trouvant sur son bureau avant d'y poser une dernière fois ton poings. Cette situation ressemblait à aucune autre, un tel meurtre ne s'était pas vu depuis des années auparavant. L'image du qg allait être salie.
____________

Tu descendais du véhicule, déjà abasourdie par l'odeur du sang qui régnait là. La zone était sécurisée, il n'y avait que des robots nettoyeurs qui attendaient les ordres pour bouger ainsi que le vice-président, Joshua Akerman. Il patientait là, un grand sourire aux lèvres comme s'il fêtait quelque chose. Son surplus de bonne humeur t'irritais, particulièrement dans ce genre de situation. Tu ne pris le temps de le saluer pour directement te ruer sur les restes éparpillés du cadavres. La chair avait été déchiquetée, ainsi que les muscles et les os. Des débris de cartilage se mélangeaient aux restes, reconnaissables de part leur couleur. Il y avait du rouge partout, ainsi que du vert et du marron là où les tripes avaient éclatés. Des morceaux séchés restaient collés au mur, d'autre se mélangeant à l'herbe coupée. Des petits organismes profitaient déjà de la chair putride, l'odeur ayant attiré jusqu'à des carnivores. La tête était la seule idem, coupée avant la mort. On voyait les vaisceaux asséchés de son cou, ainsi que sa colonne vertébrale nettement sectionnée. Vidée de son sang, les yeux s'étaient retournés et la peau déshydratée blanchissait déjà, vidée de toute sa vie. Ce corps puait. Cette affaire puait. Tu soupirais, déjà exacerbée par cette histoire. Que faire ? Qui appeler ?

Cela allait être long, oh oui très long.
(pas fini la mise en page)



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Bran Duvessa
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Mar 31 Mai - 3:26
Tôt le matin, avant même que le coq puisse chanter, tu étais déjà debout, Corbeau. Pourquoi encore? C'est ce que tu cherchais à savoir alors qu'on t'avait réveillé pendant que tu dormais sur un banc de parc. Tu te lève avec un peu de peine, tu as soif, tu place ta main sur son ton crâne pour gérer avec la douleur causé par la déshydratation de ne pas avoir bu de la nuit. Mais c'est le moins de tes soucis Corbeau, normalement tu aurais ri de la situation, mais ce n'était pas un humain qui t'avais dérangé en plein sommeil, c'était un de tes messages avec qui tu partage le même homonyme. Oubliant ta peine, tu t'assois pour être plus confortable, et la bête, docile, se laissa prendre alors que tu était en train de chercher le message qui était attaché à sa patte et tu le déposa sur le sol par la suite. C'était étrange comme courrier, d'habitude, l'envoyeur signait toujours la lettre, mais cette fois-ci, il n'y avait rien autre qu'une tête de corbeau dessus. Tu regardas le petit oiseau et approcha ta main droite pour caresser un peu sa tête pour le laisser s'envoler chez lui, il reviendrait quand ses services seraient requis. Normalement, tu aurais regarder le petit corbeau partir nonchalamment, avec un petit air pensif, te plaisant à imaginer sa route, mais ce matin c'était différent, c'était particulier comme situation, il ne pouvait pas simplement lambiner. Le message qu'on t'avait envoyé, tu ne l'avais pas encore regardé, mais tu en connaissais la signification, il y a avait quelque chose de louche qui semblait se tramer.

Tes pensées t'avaient dirigés en direction d'un lampadaire qui illuminait encore tôt dans le matin et sans plus attendre, tu en lu le contenu, que s'était-il passé cette nuit pour que tu reçoive un message urgent, et encore plus cryptique que d'habitude. Vient me voir là où l’œil ne pose jamais son regard. C'était tout ce qui était marqué, signé H. C'était tout, H, tu semblais avoir une idée de qui s'était, un contact assez mystérieux, un humain lambda, sans pouvoirs, mais efficace et il pouvait lui faire confiance quand il était question d'informations, H avait ses propres raisons d'agir ainsi après tout. Tu ne pouvais néanmoins t'empêcher de lâcher un soupire et un petit rire dans la matinée, elle avait à peine commencée et tu en avais déjà les bras pleins. Ainsi va la vie du Corbeau, mais personne ne le sait mieux que toi. Enfin, pas le temps de réfléchir pour l'instant, il fallait que tu aille manger, et à cette heure, seul l’Égout devait être ouvert pour qui puisse prendre un verre d'eau et un petit plat pour se remplir le creux qui démangeait ton estomac. Ce bar miteux, tu connaissais bien, l'Égout méritait son nom puisqu'il était vraiment situer dans ce système d'aqueducs sous-terrains, et la porte c'était une plaque d'égout qui menait au petit havre de criminel. Tu venais à peine d'entrer que H t'avait fait signe de le rejoindre. Par inadvertance petit Corbeau, tu avais trouvé.


Le matin avait avancé, et tu avais jugé toi-même que la situation qui t'avait réveillé tôt en cette belle journée monotone, était d'une importance qui pouvait venir foutre la merde si personne n'y avait encore trouver une solution pour la régler. Une rumeur pouvait bien prendre de l'ampleur avec aise et changer le cours des choses si elle était bien manipulée, tu le savais très bien, mais ce genre de rumeur ne bénéficierait à personne, et encore moins à toi. C'est pour ça que tu t'étais retrouvé dans le quartier ouest, pour donner un coup de main pour aider, et cela te dédaignais le plus dans toute la situation mais tu savais bien mettre ton ego et tes préférences de côté pour faire preuve de professionnalisme… Pour donner un coup de main aux Cronos. Pour pas qu'ils puissent associer ton visage, tu t'étais déguisé, comme à ton habitude, teinture blanche pour cheveux qui s'efface quand exposé à un certain produit chimique, lentilles de contacts pour changer la couleur de yeux en verts, tu avais un peu joué avec tes trais faciaux  pour te différencier, tu avais fait du bon travail, t'en était fier. Tu ne pouvais pas t'empêcher de souligner l'ironie de la chose et d'en rire, bonne chance pour toi, tu étais en forme spectrale, donc personne ne pouvait te juger ou même s’apercevoir de ta présence, et ça t'arrangeait, car ainsi, tu pouvais inspecter les lieux comme bon te semblait. Tu avait maintenant une meilleur vue sur la situation et sur la violence du meurtre. Mais avant, il fallait que tu fasse contact avec un cronos quelconque pour assurer un point d'échange et aussi pour coordonner tes efforts. C'est ainsi, avec patience que tu te promenais sur la scène à la recherche d'un représentant des Cronos, tu t'en foutais d'Akerman, il n'avait aucun pouvoir politique réel en plus, non, la représentante venait de faire apparition sur les lieux : Ekaterina Dragomirov, une réputation redoutable, même chez les Cronos, une machine impitoyable, elle aurait tué sa fiancée à cause d'un ordre venant d'un supérieur, un être amoral qui ne connaît que l'efficacité, c'est ainsi que tu la jugeait, mais son talent méritait le respect, et entre professionnels, tu étais capable de respecter tes alliés et tes rivaux, elle n'avait rien à te prouver, et toi non plus.

Honnêtement, le meurtre te dégoûtait au plus haut point, ce n'était pas un assassinat précis, c'était une boucherie, une cruauté dont seul l'homme était capable d'émettre et d'éprouver mais avec ton intuition hors-pairs, tu savais que cela n'augurait pas un temps joyeux et rempli de bonnes intentions, et tu eu un maigre sourire sur ton visage pour exprimer l'ironie de la situation et le ridicule qui te faisait rire, malgré les circonstances macabres. Tu prit forme physique après que la représentante cronos ait passé
à côté de toi, et sans plus attendre, tu t'introduit avec style :


-Bon matin Mademoiselle Dragomirov…

Tu te prononça en faisait un mouvement lent et bas de ta main droit pour signifier que tu ne représentait aucun danger et que tu cherchais en fait le dialogue. Avec un peu de chance, peut-être qu'elle comprendrait le geste, mais fi, la pause de quelques secondes avait été assez longue.


-Désolé de vous surprendre ainsi, mais je ne souhaitais pas que le vice-président Akerman ait vent de ma présence. Ensuite, on ne peut pas crier sur tout les toits que les Cronos discutent avec des criminels non? Pas besoin de s'inquiéter, les machines sont distraites et Akerman est bien trop peureux pour se pointer et venir vous voir, cette rencontre se passe en toute anonymat.

Tu la regardait, tu pouvais deviner ce qu'elle pensait, elle avait une réputation à préserver après tout et un rôle à jouer, en avait-elle conscience? Plus tard te dit-tu, il fallait que tu te concentre un peu. Son visage en disait long, elle devait bien avoir des questions, mais il fallait prendre son rythme dans ce genre de discussion, sinon, l'avantage sera dans les mains de l'autre. Ainsi donc, avant qu'elle puisse prononcer quoique ce soit, tu lui fit un signe poli pour demander son silence pour que tu puisse terminer. Tu l'savais bien qu'une femme avec un tel record de services militaires n'était pas entraîné dans l'art de la négociation, n'empêche que tu avais un dur métier, celui d'assurer le contrôle de l'information, mais tu étais habitué, tu savais quelle approche prendre avec ce genre de personnage.


-Néanmoins, ce crime n'est pas passé inaperçu par la société des nocturnes, on ne peut pas laisser un tel boucher s'affilier avec les gens comme nous.

Tu pris une pause corbeau, une courte pause pour mettre un effet dramatique à ce que tu disais, tu aimais bien ça, l'impression ne manquait jamais.


-Aussi insolite que cela puisse paraître, le Corbeau croit que c'est dans nos intérêts mutuels de s'assister dans ce cas particulier. Autant que cela sape la réputation et l'image du gouvernement, les répercussions d'une telle enquête pourrait facilement rompre le frêle équilibre qui existe dans le milieu criminel si la police tenterait de réduire le taux de criminalité.

Encore cette pause, tu aimais bien laisser tes mots s'imprimer mentalement dans la mémoire de ton auditoire pour ainsi mieux les marquer et discerner leur réaction. Tu t'avança un peu pour venir t'adosser au mur adjacent et tu la regardais droit dans les yeux quand tu continua ton monologue.


-Toutefois, même les criminels ont des règles qui ne peuvent échapper, on choisi simplement de vivre sous différentes lois, mais un crime de cet ampleur dépasse l'entendement. Il mérite d'être jugé par vos lois, le Corbeau en est d'accord, ce n'est pas aux criminels de juger son pair, mais sa stupidité doit être puni sévèrement.

Tu avais pris une voix sérieuse, tu étais déterminé de tomber dans cette abysse pour en ressortir le monstre qui l'habitait, cela ne sera pas chose aisé, mais au moins, tu comptais te faire une alliée de taille pour l'investigation. Elle était droite, inflexible, et son regard cherchait à tout percer, malheureusement pensa-tu, il faudra plus que de te regarder pour percer le mystère que tu étais. Tes mains étaient maintenant dans tes poches et tu avait prit une position plus relaxée, le premier contact entamé, tu pouvais enfin discuter de ta proposition et tu ne perdit pas une seconde pour le faire.


-Ainsi donc, mon patron m'a envoyé pour jouer le rôle du messager  et en même temps être son émissaire. Pour ce qu'il m'a donné comme ordre, cela va comme suis : Trouve un représentant Cronos, évite les petits joueurs, et négocie une entente avec eux pour travailler sur ce mystère en coopération.

Tu décida alors d'afficher un sourire ironique, cela ne devait pas lui étranger non plus, mais tu avais jeté la base pour la négociation, tu as dit que tu cherchait à résoudre ce crime, tout ce qu'il manque, c'est de le prouver par les gestes et c'est comme ça que tu introduit ta proposition :

-Si vous m'écoutez toujours, je vais alors en profiter pour vous donner la proposition et le type de relation que le Corbeau souhaite développer avec vous.

Libérant ta main droite, tu vint la placer derrière ton dos pour la positionner entre ton chandail et ton pardessus pour en sortir un porte-document en papier brun qui semblait contenir quelques feuilles de papier. Tu te tut sur l'objet que tu venais de sortir et tu t'expliqua.


-Voici donc ce que le Corbeau vous propose, il est prêt à diriger ses efforts pour retracer le criminel, et dédier tous son personnel libre sur l'enquête.  En guise de bonne foi, il m'a envoyé comme émissaire pour le représenter et défendre vos intérêts dans le monde criminel, je serais à la fois votre guide et votre protecteur quand il faudra travailler en dessous de la loi…

Tu eu un petit rire pour marquer le ridicule de ce que tu venais de dire et tu enchaîna.


-Parce qu'on sait tous que vous êtres au-dessus des lois.

Avec un sourire amusé, tu vint replacé la mèche de cheveux qui t'avais tombé dans les yeux et tu t'excusa pour faire « poli »


-Bref, veuillez pardonnez ma plaisanterie. Pour la proposition, en contre-partie, le Corbeau demande en échange qu'on limite l'intervention policière ou militaire au minimum pour ne pas créer de plus grandes vagues de crime et de le laisser gérer cette partie du problème. Il faut comprendre que ce n'est pas une insulte les capacités de votre escouade, mais c'est dans les mesures du possible pour Corbeau pour éviter que des guerres de gangs éclatent un peu partout. Et sa deuxième condition c'est que j'ai accès à tout ce qui révèle de l'enquête, et ce,  seulement en la présence du représentant. Il n'est pas déraisonné mon patron.

Une petite blague, un petit rire, cela avait-il marcher? Tu l'ignorais, mais tu savais que tes chances étaient bonnes, et en plus, tu n'avais pas encore fini, et avec une voix enjouée, tu rajouta.


-Évidemment, le Corbeau comprends que c'est soudain comme demande, mais encore, il a organisé plusieurs preuves pour montrer sa bonne intention dans cette enquête. L'enquête sera toujours sous la tutelle du représentant, mon rôle n'est que d'être le point de liaison entre mon patron et vous, de jouer au gardien et au guide quand la situation le demande, voyez moi comme un conseiller qui s'assure que l'entente soit respecté de chaque côté du contrat.

À ces mots, tu t'étais redressé et maintenant, tu lui faisait face, un plus proche, tout lui donnant une petite courbette en signe de respect pour souligner le bon vouloir du Corbeau.


-Par la suite, le Corbeau ne gardera aucun monopole sur les informations en lien avec l'investigation actuelle. Il partagera sans aucune réserve toute information relié à la recherche actuelle. Et puis, pour terminer…

Tu pris le temps de récupérer ton souffle pendant que tu pensais rapidement, il fallait jouer de cette carte mais elle était bien plaisante à jouer, donc sans aucune hésitation, tu affichas un sourire amer pour t'exprimer avec un peu d'amertume.


-D'ailleurs, si jamais il y aurait un bris des conditions venant du Corbeau, il vous donne ma vie en échange et vous êtes libre de disposer de moi comme bon vous semble, si l'inverse se produit, le Corbeau coupera tout lien avec l'enquête et gardera toute information à  lui-même.

L'avait-tu endormi? Elle était aussi inflexible, aussi immuable que tantôt, un petit hourra! Pour la discipline militaire musa-tu intérieurement. Mais, plus important, il était temps de sortir ton arme secrète, la preuve ultime de ta bonne foi, et habité d'une confiance inébranlable et ressentant un plaisir  assez anormale pour quelqu'un dont la vie est en jeu, il parla avec francheté.


-La dernière condition me plaît, car cela me force à me dépasser si je veux survivre, et de faire preuve des mes talents, donc c'est un plaisir pour moi d'être l'émissaire du Corbeau, n'en doutez pas.

Tu avais dit ça avec un grand sourire, ainsi, tu venais de prouver ta loyauté au Corbeau, et c'était le moment propice pour mettre son arme sur la table de jeu. Tu tenais toujours le document en main, et tu en sorti une petite masse de papier, peut-être en avait-elle devinée le contenu, mais ce que tu avais en main, petit Corbeau, c'était un dossier exhaustif sur la victime. Tu souriais intérieurement, si la femme devant toi était une soldate aguerrie sur le champ de bataille, toi ton champ de bataille, manipuler depuis les ombres, contrôler l'information, tu en était un maître, mais tu en avais beaucoup à apprendre, et cela, tu le savais.


-Si Mademoiselle a encore des doutes ou n'importe quelle réserve en mon égard et en celle du Corbeau, alors je vous prie de regarder ce document. Ceci est un dossier détaillant la victime dans les moindres recoins de son existence et je me porte garant de la qualité de l'information. Nous ne perdons pas notre temps quand il est question d'informations, si vous voulez regarder et en juger par vous même, il n'y a aucun trouble à ça, même si vous ne souhaitez pas l'alliance temporaire, vous le garderez, ça sera la seule aide que vous recevrez de nous si vous ne voulez pas de notre aide.

Ainsi, tu lui donna le document, il y avait une photo de la victime, ses relevés de comptes bancaires, chacune de ses transactions avaient été listé, un recensement de ses déplacements et des heures et pleins d'autre information concernant le passé de l'homme en question, jusqu'au petit détail gênant et insignifiant, aucun détail n'avait été oublié, il y avait une liste de ses amantes passées et présentes, toute les relations qu'il avait entretenu avec quelqu'un, et tu décida de parler un peu alors qu'elle regardait le document, tout en reprenant ta place adossé au mur, les mains dans les poches et ta tête tournée en sa direction.


-Son nom était Félix Boone, il avait 28 ans, né le 5 octobre, enfant d'une famille défavorisée, il réussit tout de même à rejoindre la carrière militaire. Peut-on appeler cela de la chance? Je l'ignore, mais il a eu une enfance plutôt banale, pas de vrai misère dans la famille ou d'histoire triste rien d'extra-ordinaire des amis, des ennemis, des conflits, il a commencé à se manifester une fois rendu dans l'armée. Si on regarde ses résultats scolaires, il excellait dans les activités physiques mais laissait à désirer dans les sujets plus académiques ou ésotériques. Il a rejoint la réserve à 16 ans, et à 18 ans il devint caporal-chef dans l'armée régulière. Il reçut 8 mentions d'honneur pour s'être distingué à plusieurs reprises sur le champ de bataille. à 24 ans, il était lieutenant à cause de ses exploits guerriers, mais il n'a jamais été considéré pour une position de leadership, comme il est mentionné dans son profil psychologique, c'était un soldat parfait, pas un meneur. Il obéissait rapidement, il était capable d'agir avec de l'autonomie mais il n'avait aucun charisme, et il n'était pas capable de donner des ordres, il était capable de survivre comme son record le prouve, mais il n'était pas apte à décider pour les autres. Si on regarde ses mentions, elles ont tous la même substance : Il a survécu les pires scénarios catastrophes et a réussi à s'en sortir alors que les autres sont morts ou on reçu de graves blessures, un vrai survivant qui ne reculait devant rien. Survivre à une guerre urbaine seul par soi-même pendant plusieurs semaines, ça demande de la volonté  de vivre et du talent, moi même j'en suis impressionné. Maintenant,après l'obtention de son nouveau grade, il fût choisi pour rejoindre votre brigade d'élites, c'était un vétéran en bas âge, qui avait un talent pour tuer, une volonté de vivre insatiable, il passa l'examen de qualification avec brio, un homme compétent, et surtout, qui n'avait aucune attache à ce monde…

C'était une petite pointe, tu le savais, il fallait la choquer un peu, sinon elle allait perdre l'intérêt, mais l'important n'était pas qu'elle t'écoute, mais plutôt de la convaincre de ta bonne volonté et de l'intérêt d'avoir une alliance temporaire pour travailler sur un point commun. C'était ce que tu visais depuis le début mais tu l'avais assez fait poireauter et tu repris parole.


-À l'exception d'une amante. Tanya Peri, une habitante de la zone ouest, son adresse et une photo récente d'elle sont inclus dans le dossier donnée, elle travaille dans le domaine de la recherche informatique, son bureau de travaille se trouve pas loin d'ici, ce sont les offices Informatix, une petite compagnie qui produit des logiciels informatiques visant à améliorer les capacités des IA actuelles. Aucun détail n'a été épargné, si vous voulez voir le nombre de relations sexuels qu'ils ont eux ensemble, il y en a un estimé basé sur le nombre de fois qu'ils se sont rencontrés.

Tu avais fini cette phrase avec un soupir, évidemment ce que tu disais n'étais pas ce qu'elle voulait entendre, après tout, elle cherchait des indices et bien sûr, tu avais trouvé quelques pistes qui en valait la peine de mentionner, mais pour l'instant pensa-tu, elle n'avait pas encore accepter ta proposition, petit Corbeau, donc pour finir les choses en beauté, tu parla avec un ton amusé et confiant.


-Maintenant, les pistes sont à la dernière page du dossier si vous voulez y jeter un coup d’œil, le Corbeau a recensé trois détails louches qui pourrait être lié au crime. Premièrement, il avait des liens avec un petit gang criminel nommés « les chacals », drôle de nom mais je peux pas parler pour mon patron là-dessus. C'est des anciennes connaissances de quand il était jeune, ceux qui ne rentrent pas dans l'armée rejoignent souvent les gangs, triste sort. Le deuxième lien vient du fait qu'il investiguait indépendamment une série de crimes récente mais dont la source est indéterminé, cette piste est un peu douteuse puisque le M.O des deux crimes diffèrent complètement. La troisième piste que le Corbeau a exploré est la possibilité d'un agent inconnu doté d'une capacité toute aussi mystérieuse, qui a soit une vendetta contre le gouvernement, les Cronos, ou votre brigade en particulier. La troisième me semble la plus plausible, parce que c'est la seule qui peut venir expliquer le suicide, les implants cybernétiques neuraux peuvent être piratés après tout. Si c'est le cas, cela en dit long sur les talents du criminel en question…

Tu semblait pensif, cela t'étais venu à l'idée, bien sûr, mais cette possibilité te faisait douter, quel sorte de criminel pourchassais-tu vraiment? Enfin, tu avais finalement fini ton petit monologue, tu avais assez monopolisé la conversation, mais tu pouvais bien te permettre d'ajouter un truc ou deux.


-Enfin, j'espère que toutes ces preuves vous seront suffisantes pour vous convaincre que le Corbeau désire honnêtement aider à l'enquête, et que sa proposition n'est pas inflexible, si vous voulez discuter certaines conditions, ne vous gênez pas, le Corbeau veut avant tout qu'on se trouve un terrain d'entente pour assurer la bonne coopération de l'alliance si vous la désirez, bien évidemment.

Tu avais fini ton discours avec un sourire franc, honnête, teinté d'absurde, mais tu ne pouvais pas faire autrement, tu trouvais cela ridicule de jouer un agent de ta propre personne, néanmoins, cela te divertissait bien et jetait un plus grand mystère sur qui était vraiment le Corbeau, comment alimenter le mythe pensa-tu. Avec tout ça, il était temps que tu t'introduise non?

-Mademoiselle Dragomirov, avec toute cette diplomatie, j'ai oublié de mentionner mon nom, et c'est une grave erreur de ma part. Je me nomme Keeran, et si vous le désirez bien, je serais votre conseiller sur la matière du monde criminel. D'ailleurs, maintenant que vous m'avez écoutée en silence avec autant de patience, je suis prêt à faire de même et à répondre à chacune de vos réponses dans la mesure de la bonne entente.

Voilà, tout était en règle maintenant, tout ce que tu pouvais faire pour l'instant, c'est de reprendre ta position adossé au mur, les mains en poche, et patienter pour avoir une réponse et écouter à chacune de ses questions qu'elle pouvait bien avoir. Petit Corbeau que tu étais, tu t'amusais bien malgré tout, le ridicule de la situation te plaisait néanmoins, ce n'est pas tout les jours que tu peux entourlouper des cronos, mais qu'attends tu, Corbeau?
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