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 Le corbeau et le hérisson. | Bran


Messages : 13
Points : 23
Date d'inscription : 10/05/2016
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Faith M. Cowell
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Dim 22 Mai - 18:58

Le corbeau et le hérisson.


Morose. Sans saveur. Ta journée fut telle que tu en étais venue à compter le nombre de photos que tu avais pu prendre au cours de ses dernières années. Un nombre à cinq chiffres, mais que signifiait-il au final ? Pas grand-chose. Ce nombre aux allures de conquérant, était à tes yeux insignifiants, ne reflétant que le quart de ta survie dans ce monde. L'aventure de la vie comme certain, l'appel, une belle façon de bluffer les plus jeunes. Sur ta chaise à roulette, tes yeux avaient pour ordre d'être rivés sur ton écran à la recherche d'informations croustillantes qui pourraient faire trembler la ménagère de cinquante ans. Ça, c'était dans les grandes lignes, tu le savais qu'on ne peut mieux. Faire dans la banalité, ce n'était pas ton travail. Toi, tu voulais surprendre, faire un coup de poker qui bouleverserait le système. Oh, tu aurais pu faire parler de toi en bien autant qu'en mal, quitte à mettre en danger ta propre vie au profit du peuple, mais tu n'es pas une Sainte, Faith. Tu as abandonné ce rôle depuis bien longtemps, ayant revêtu le noir pour mieux te faire oublier. Tu navigues seule, accostant par moments pour faire part de tes trouvailles, mais tu ne t’éternises jamais bien longtemps. Tes yeux rougeâtres inspectaient pièce où tu te trouvais, tournoyant sur ta pauvre chaise bancale. Tu feintait l’insouciance aux yeux de tes collèges qui préféraient rire de ton comportement que chercher à te faire la morale en vain. Tu n'écoutes que toi-même Faith. Tout ce qui pourrait faire entacher ton petit train train quotidien, tu l'évites autant que possible, comme un paysan fuirait la peste. Tout ce que tu veux, c'est être tranquille. Un rêve bien trop utopique pour une Zélos. Un soupir t'échappa, exprimant clairement ton ennui à quiconque pourrait l'entendre. La matinée fut longue, mais l'après-midi ? Un enfer. Tout ce que tu pouvais faire, c'était déambuler dans les locaux sans un bruit, le regard vide, mais les sens en éveil. Épier les conversations insignifiantes, en voilà une sale manie. Selon toi, chaque information est bonne à prendre. Tes doigts de poupée Russe venaient érafler le placo du couloir menant à ton bureau et celui d'une dizaine d'autres journalistes qui travaillaient d'arrache-pied pour gravir les échelons. Ce désir de reconnaissance, tu n'en as nullement besoin. Tu es une simple photographe. Tu n'as guère besoin de plus. Les voilà enfin, ces vibrations répétées de ton téléphone qui venait toujours t'extirper de tes pensées les plus lointaines. Tu savais très bien de qui il s'agissait et étrangement, tu étais heureuse. Heureuse qu'un simple SMS te sorte de ton ennui mortel. Une putain d 'sms. Tu trouvais cela ridicule que cette simple vibration soit la source de ton sourire. Mais qu'importe. Le corbeau venait de battre une nouvelle fois, ses ailes et le hérisson allait le suivre sous sa coquille épineuse. De brefs mots tapés à la va-vite. Il n'avait pas de temps à perdre, toi non plus. Faire régner, ne serait-ce que l’espace d'un instant, un semblant de raisonnement sensé et réfléchi dans le cerveau de ceux qui voudront bien t'entendre, tu ne peux l'accomplir seule, tu le sais et tu l'admets. Alors tu t'arraches de cette solitude qui t’empoisonne la vie, tu te libères de ces chaînes pour partir à la rencontre d'un être qui saura te changer les idées. Il était dix-neuf heures et te voilà en route pour rejoindre ton studio, les jambes lourdes comme ci, tu portais le poids du monde sur tes épaules alors que la seule chose de contraignant que tu aies faite aujourd'hui fut de porter des cafés d'un étage à un autre.

Te voilà devant un musée. Qu’est que tu foutais là à deux heures du matin . Tu étais attendu, Faith. Attendu par cet homme qui ne cessera jamais de t'étonner, aussi bien par son comportement que son absurdité incorrigible. Tu avais déjà fait sa rencontre, dans des lieux plus communs, mais toujours avec cette touche d'originalité qui te foutait mal à l'aise. Les situations qui t'échappent, tu n'aimes décidément pas ça. Alors oui, ce rendez-vous foireux ne te mettait pas en bonne posture, mais tu allais devoir faire avec. Tu t'aventuras donc dans la cour du bâtiment, cherchant une silhouette qui se rapprocherait de celle du corbeau, mais aussi sombre que la nuit, tu te ravisas bien vite. Tu aurais pu enjoliver l'atmosphère en disant que l'air était doux, qu'il caressait ton visage aussi lisse qu'une peau de bambin, mais non, tu te les gelais. Ton écharpe enroulée grossièrement autour de ton cou, cachant en partie le bas de ton visage était la seule source de chaleur que tu pouvais te procurer. Tu suivais les chemins du jardin extérieurs, faisant mine de chercher le cher Bran qui t'avait convié à le rejoindre. Alors tu continuas de marcher, le regard plongé dans le ciel qui faisait grise mine. Aucune étoile en vue. Aucun nuage non plus. Le vide. Tout simplement.

▬ « Enfin, te voilà. »
Un ton neutre, accentuant le premier mot pour montrer ton impatience. Il était là, à quelques pas de toi, avec toujours cette expression incompréhensible perchée sur son faciès de faux prince des nuits. C'était un joli garçon, raison de plus pour se méfier de lui. Lui donner ce qu'il cherchait en échange de nouvelles informations, voilà le but de votre rencontre, rien de plus. 





codes par shyvana
Messages : 138
Points : 118
Date d'inscription : 22/04/2016
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Bran Duvessa
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Lun 23 Mai - 14:41




Corbeau et Épines
Tu sais Bran, la vie n'est pas qu'un torrent incessant qui se mouve à tout va sans aucun buts précis. Tu as beau le croire, mais alors que tu traîne dans les ruelles de mauvaises réputations sans arrière pensée, sans même te soucier ou t'inquiéter ne serait-ce qu'une seconde de ta courte vie, il doit bien y avoir un objectif, enfin pour toi, pour qu'un enfant de dix ans tombe dans le crime, et continue neuf ans plus tard, tu dois avoir un but particulier en tête, lequel? Cela peut très bien t'échapper puisque tu t'en fout, tu vis, c'est suffisant comme explication à tes yeux, à celle de la société aussi. Qu'avais-tu à faire aujourd'hui? Tu l'ignorais, comme toujours, ta routine venait d'être terminé en ce début de soirée, donc tu n'avais plus d'obligation, tu était libre, et cela te plaisait parce que tu n'est pas devenu un courtier d'informations pour embarquer dans la paperasse et l'administration, tu gère ça simplement ton réseau, très secret, caché, dissimulé sous des tonnes de demi-vérités et de désinformations, tu est fier de la toile que tu avais tissé. Il n'y as pas grande place qui n'est pas sous ta serre, qui échappe à ton influence indirectement. Tu est bien caché dans les ombres, et tu as ton mot à dire quand quelque chose ne te plaît pas, mais tu le sais, cela n'est pas suffisant, cela n'est pas ce que tu envisageais… Que désirait-tu en fait, une vie tranquille au bord de la mer? Une femme, des enfants, une petite maison, un chien, toi et un petit bateau de pêche, pourquoi pas pense-tu. Après tout, tu ne peux pas vivre ainsi toute ta vie non? Sinon, tu peux chercher des trucs tels que le pouvoir absolu, le pouvoir politique, celui de décider de la vie des autres, ou bien la reconnaissance de tes pers, te faire aimer de tous et de toutes, être reconnu… Mais tu trouve tout cela stupide non? La gloire, la richesse, le pouvoir, tu te dit que tu serais bien mieux avec une femme et des enfants si jamais tu devrais te caser quelque part, prendre du recul sur ta vie de crime et de confiances brisés. Tu pense beaucoup quand tu te promène tu sais? Et puis, tu n'avais pas encore fini ta routine, bien sûr que non petit idiot, tu ne trouve pas qu'il te manque de quoi en ce moment, que tu as oublié de faire de quoi de bien précis sur lequel ton réseau repose pour assurer sa survie ne serait-ce que d'une façon minime, mais sans pour autant ne pas être important? Non? Réfléchis un peu, gratte ton front pendant que tu y pense. Qu'as tu oublié de faire ce soir? Tu t'en rappelle plus? Ah, voilà, maintenant ça te reviens, tu as un scoop pour « miss flash », un scoop de tonnerre, il faut se le dire, mais elle, elle ne le sait pas encore. Maintenant, tu te demande où la rencontrer ce soir, tard dans la nuit. Quelle endroit pourrait satisfaire ton envie d'étrange, où est-ce que tu pourrais bien trouver un tel endroit, tant de questions qui n'ont aucune réponse pour l'instant, il faut avant tout trouver un moyen pour la rejoindre.


Tu cherche sans rien trouver, aucun cramé de fond de ruelle semble avoir un portable avec lui, donc tu t'en va dans une artère principale pour trouver une cible. C'est vite fait, tu ramasse le cellulaire d'un inconnu, et tu retourne dans la ruelle pour te mettre à écrire ton message. De mémoire, tu te souviens de son numéro pour la rejoindre, tu laisse un petit message banale, du genre : Quand la lune sera bien haute et que l'horloge sonnera deux fois,Le Corbeau sera haut perché sur le toit du musée. La norme quoi, en plus, tu as trouvé l'endroit où tenir la réunion, d'une pierre deux coups. Minuit arrivé, te voilà, tu t'es pointé pour faire sûr que la place soit libre. Ainsi, tu rentre dans le musée, incognito, remercie ton pouvoir pour être capable de faire ça. Hop, on se débarrasse du garde, le voilà parti dans les bras de Morphée pour les temps à venir, les caméras ne fonctionne plus, te voilà libre de faire ce que tu veux dans le musée, Corbeau. Maintenant, tu as du temps à tuer, que faire que faire, tu déambules dans ce vieux musée poussiéreux au expositions dépassées depuis longtemps. La quête génétique de l'homme, les différentes bêtes crée par l'homme pour assurer la survie de l'espèce humaines. Ils ont crées des monstres pense-tu, mais c'est toujours mieux que des exposés sur la vieille terre il y a de ça mille cinq cents ans, avec leurs mythes et leurs exagérations, comme si le passé était meilleur, comme si tout le monde était heureux alors que la quête du pouvoir était encore existante, mais laisse la philosophie aux philosophes et toi, reste dans le crime, elle ne devrait pas tarder à arriver d'ailleurs.

Ainsi donc, tu attends dehors, sur les marches, et tu attends patiemment qu'elle mette son pied dans l'enceinte du musée, et après un certain temps, la voilà, tu vois cette jeune albinos. Elle a un certain charme, tu le lui concède, mais à quoi bon d'être belle si ce n'est pas elle qui est dans l'objectif de la caméra? Blague à part, tu souris à sa salutation, et sans aucune introduction, tu te lève des marches et tu rentre dans le musée en faisant signe de te suivre.

Sans même regarder derrière toi, tu avance en direction de la reproduction d'un geyser naturel, et pendant ce temps, tu profite de l'écho pour discuter nonchalamment du but recherché par la rencontre chelou de 2h du mat :

-Petite Fatih, tu as bien pris ton temps ce matin, mais là n'est pas la raison pour laquelle je t'ai dérangée. Non, comme tu dois t'y attendre, c'est un scoop, un scoop de choix!

Tu avais fait exprès de mettre l'emphase sur le mot scoop, les journalistes étaient comme des chiens qui courent après une balle à la base.

-Mais je m’ennuie, donc diverti moi et on verra si tu le mérite, ton scoop…


Tu te retourna alors, dans un sens de dramatique qui n'était pas tien, avec un grand sourire amusé teinté de cette ironie si familière à ton visage. Aujourd'hui, tu allais bien t'amuser...
Pride


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