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 curiosity killed the cat, satisfaction brought it back ✩ morgana + leo + kael


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Claudette R. Caelliel
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Lun 16 Mai - 18:56
Curiosity killed the cat but...
Claudette R. Caelliel
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Morgana D. Richardt


 

 



 

 

Curiosity begets love. It weds us to the world. It's part of our perverse, madcap love for this impossible planet we inhabit. People die when curiosity goes. People have to find out, people have to know. Δ Graham Swift

(les seuls pièges que désirée tendaient étaient ceux dont elle était la cible)(claude la voyait comme un animal, un animal piégé par un cage que seul lui voyait, et qui se blessait parce qu'il ne savait pas comment en sortir)(la pauvre était prisonnière d'un monde qui l'étouffait, et n'avait rien qui soit de l'oxygène)

Et Claudette était là, délestée de sa personnalité trop colorée pour être vraie, yeux fermés, adossée contre un mur, à choisir consciencieusement comment elle allait détraquer les sens de la thanatopractrice. Pour la première fois depuis des lustres, c'est-à-dire depuis la dernière fois où Claude avait testé ses pouvoirs sur elle-même, elle les essayait sur quelqu'un de consentant. Morgana disait avoir accepté en répartie de l'aide de la livreuse dans son trafic d'organes. La brune n'était pas convaincue, mais elle y réfléchirait plus tard - elle avait beaucoup de temps disponible pour ça, penser, décortiquer, retourner une situation dans tous les sens pour voir où était la faille, l'indice, l'oubli.
Mais, le temps qui venait était dédié à tout autre chose, qui lui semblait bien plus intéressant pour le moment. Ouvrant les yeux, pour une fois dénués de lentilles, son regard se posa sur l'autre jeune femme, et elle utilisa son pouvoir sans attendre. C'était ce qui était prévu, après tout. (et l'empathie, l'affection, ces choses-là passaient par-dessus la tête de la jeune femme)(elles n'auraient fait que l'encombrer de toute façon)
Les sens de Désirée devaient déjà être atteints; la peau aussi brûlante que si on l'avait arrosée d'eau bouillante, les tympans résonnant de sifflements suraigus.

Claudette commençait déjà à saigner du nez, et elle s'approcha comme si de rien n'était de son cobaye - l'habitude, s'asseyant auprès d'elle, chemise à la main. La communication allait être compliquée vu que Désirée n'entendait rien, mais ce n'était pas si grave.
Par contre, elle espérait que le studio était correctement insonorisé, parce qu'il était probable que la thanatopractrice crie. La sensation d'être brûlé était probablement le plus douloureux pour les gens - du moins, selon son expérience et les conclusions qu'elle avait pu tirer.
Enfin, c'était pour ça qu'elle avait rapporté une chemise : Morgana pourrait y mordre si elle n'arrivait pas à se retenir de crier. En espérant qu'elle arrive à lui le donner sans la toucher. Mais pour le moment, la livreuse décida d'attendre encore un peu. Il fallait qu'elle voie si la jeune femme était capable de se concentrer assez pour utiliser ou bloquer consciemment son pouvoir, et elle n'avait aucune idée de sa tolérance à la douleur.
Etant donné qu'elle n'y était pas allée de main morte, cela devrait être suffisant, mais s'il y a bien une chose que Claudette savait, c'était que se reposer sur des acquis est une mauvaise idée.

bleh:
 

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Morgana D. Richardt
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Lun 16 Mai - 20:14
curiosity killed the cat, satisfaction brought it back
La douleur s'immisça jusqu'aux tréfonds de ses pores, elle venait la parcourir toute entière la laissant pantelante, sans voix. Le feu qui l'animait l'embrasait de son corps brûlant, il venait l'étreindre passionnément pour la recouvrir de ses baisers fiévreux. Et elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Elle se laissait bercer par ce brasier explorant sa peau, par ses recherches de recoins inassouvis de ses braises infernales. Le supplice était si grand, si douloureux. Intenable. Et ce bruit, ces bruits qui s'infiltraient vicieusement dans son crâne, qui venaient y déposer leur tumulte méphistophélique, ces bruits odieux qui la rendaient presque sourde. Elle semblait sur le point d'exploser. Et elle allait exploser.

Des supplications, entre deux gémissements. Des supplications, entre deux sanglots ravalés. Des supplications, et rien d'autre. Elle lui avait demandé de ne pas en tenir compte. Elle lui avait demandé de les ignorer. Elle lui avait demandé d'y aller jusqu'au bout. Pourtant, des supplications, encore et encore. Étendue au sol, à se tordre dans tous les sens. Elle essayait de résister, du mieux qu'elle le pouvait, elle essayait. Mais elle était là, incapable de rien. A crier, hurler, gémir, implorer. Et elle était perdue, désorientée, elle ne savait pas, elle ne savait plus. Et son prénom qu'elle criait en boucle, telle une leitmotiv. Claudette, arrête. Claudette, je t'en supplie, Claudette, Claudette. Claudette. Elle n'avait plus que son prénom à la bouche.

Combien de secondes, combien de minutes ? Combien de temps s'était écoulé ? Combien de temps était passé depuis qu'elle souffrait ? Combien de temps était passé depuis qu'elle gémissait ? Combien, combien ? Et son pouvoir, marchait-il encore ? S'était-il éteint, ou au contraire accrut ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus rien. Et entre deux deux souffles, deux longues et exténuantes expirations, dans un murmure imperceptible :

« Touche-moi. »

Elle se tortille. Elle essaye de garder pied, elle tente de toutes ses forces. Ne pas sombrer dans la folie, ne pas sombrer dans l'oubli. Mais ce brasier la rend folle, folle de douleur. Et elle essaye de prononcer des mots, des mots qui butent contre ses lèvres, qui sont incompréhensibles. Et encore, toujours, Claudette arrête, Claudette, Claudette. Des plaintes sourdes, des lamentations silencieuses. Et le déluge, l'ascension de cette douleur qui s'élève soudainement, qui la terrasse littéralement au sol. Et ses pensées ne sont plus, son esprit envolé dans un maelström nébuleux.

« Touche-moi PUTAIN. »


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Claudette R. Caelliel
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Mar 17 Mai - 17:49
Curiosity killed the cat but...
Claudette R. Caelliel
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Morgana D. Richardt


 

 



 

 

The kids cried out « Please stop, you're scaring me » Δ Halsey ; Control

(sa curiosité est si étendue qu'elle en devient malsaine) (petite claude, si décidée à ne pas s'imposer de limites qu'elle part dans tous les sens; que son esprit se tord et se désarticule) (trop de choses ont disparu en elle, et elle ne l'a même pas remarqué, trop occupée à disséquer ce monde)

Claudette l'observait avec un intérêt malsain. Elle scrutait les traits déformés par la souffrance, les ébauches de gestes, les tremblements incontrôlés, les larmes qui roulaient; tout ce qui agitait le corps de la pauvre thanatopractrice. Elle se tordait au sol comme un oiseau aux ailes brisées, incapable de voler. Clouée à un sol auquel elle n'était pas censée appartenir. Et la brune écoutait, buvait presque les sons qu'émettait la jeune femme; les supplications, gémissements, cris; les fragments d'esprit lucide qui traversaient la douleur.

C'était étrange, comme spectacle. Voir quelqu'un lutter, lutter contre un mensonge qui le brûlait, l'assourdissait; contre ce qui ne pouvait être évité. Impossible de fuir ce feu, impossible d'éteindre cette sonnerie cinglante. Impossible de faire autrement que de s'en remettre à elle, à la phobos. C'était beau, de contempler l'impuissance; la frustration et la peur d'être bloquée ainsi. (est-ce que ça lui rappelait quelque chose ?)
C'était enivrant, de se sentir en position de force. Elle pourrait bien y prendre goût. (se tordre un peu plus, se perdre encore; là où le retour n'était plus possible.)

Tout semblait lui coûter un effort incommensurable; respiration irrégulière, entrecoupée de sanglots éteints et de faibles cris qui peinaient à passer la barrière de ses lèvres. Regard perdu, troublé par les larmes, jonglant contre le plafond.
(ironique, pour l'amie de la mort, d'être si impuissante face à la douleur de la vie.)
C'était suffisant. Alors, la brune s'agenouilla, essuya prestement le sang qui s'écoulant de son nez, puis attrapa le poignet de sa victime, peau fraîche contre nerfs chauffés à blanc. Il était possible que celle-ci ne sente pas, ne sente rien; perdue dans sa peau incandescente, dans son illusion d'agonie.
Mais Claudette elle, sentait. Ou du moins, elle espérait sentir - une nouvelle expérience, que d'avoir sa vie dérobée. Fermant les yeux de nouveau, elle se concentra sur la moindre de ses sensations, réalisant alors qu'une plaie s'était ouverte au niveau de son dos, et saignait. Celle-là serait difficile à soigner. Désormais, elle devait juste attendre que les secondes s'écoulent, que Désirée lui vole inconsciemment sa vie - ou non.
En espérant qu'elle ne lui donne pas de coup, vu comment elle s'agitait. Enfin, vu l'état dans lequel Claude allait probablement finir, elle n'était pas à ça près.


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Morgana D. Richardt
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Jeu 19 Mai - 21:12
curiosity killed the cat, satisfaction brought it back
Sa peau contre la sienne. Le contact l'électrisa. Soupir. Toucher aphrodisiaque. Contre son palais sa langue claque. Rythme cardiaque reprenant sa cadence d'autrefois. Et telle une brise printanière, un souffle glacial venant apaiser son corps meurtri par ces flammes infernales. Quelque part, l'illusion se brisa. L'amère fantasmagorie dont elle était victime s'adoucit, lentement. Elle se perdit alors dans l'intensité de sa chevelure d'ébène, esseulée, en attente.

Son corps s'effondra au sol dans un bruit sourd. Il fallait rompre le contact avant qu'il ne soit trop tard, que la situation dégénère, que l'inévitable se produise. La jeune femme se releva, doucement. Son apparence à travers le reflet de la fenêtre lui fit violence. Cheveux en bataille, joues rosies, larmes salées contre ses joues, regard vitreux. Et la sensation de brûlure lui collait encore à la peau, réminiscences de ces braises fantomatiques qui la hantaient toujours. Une bouteille de vodka jonchait nonchalamment sur le sol, alors elle s'empressa de la ramasser et d'y boire de longues gorgées dans l'espoir de faire disparaître cette sensation désagréable qui la parcourait. Ses yeux vagabondèrent sur Claudette ; elle hésitait. L'inconscience l'avait-elle remportée sur elle ou était-ce seulement la fatigue ?

« Claudette. »

Aucune réaction. Elle haussa le ton de sa voix, de peur de ne pas s'être faite entendre correctement.

« Claudette ? »

Toujours rien. La bouteille retomba lourdement sur le sol dans un fracas assourdissant. Morgana était paniquée, tétanisée. Cette situation avait un arrière-goût de déjà-vu. Nikolas. Elle déglutit et tenta de penser à autre chose. Elle ne savait pas si son toucher lui serait fatal et le risque était trop grand pour essayer. Elle ne pouvait décidément pas aller s'agenouiller et inspecter son état. Pas maintenant. Le liquide tiède s'échappant de sa beuverie vint lui chatouiller la plante des pieds et la ôta de ses songes. Il fallait qu'elle agisse, qu'elle fasse quelque chose de concret. Mais pas comme ça.

Elle se versa de l'eau froide sur le visage. Il fallait qu'elle retrouve ses esprits. Les mains tremblantes, elle ferma difficilement le robinet du lavabo et resta appuyée sur celui-ci pendant plusieurs secondes, essayant de repasser en revue cet événement désastreux et infructueux. L'alcool ingurgité plus tôt ne l'aidait pas ; ses pensées étaient chaotiques, démembrées, impertinentes. Elle était sur le point de pleurer, encore. Pleurer d'être une incapable, une misérable, une cause perdue. Elle ne savait plus où elle en était, ni qui elle était. Tout cela n'était à présent que notions vagues, tourbillonnant dans son crâne comme le siphon de ce lavabo, engloutissant l'eau savonnée comme il engloutissait son âme.


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Claudette R. Caelliel
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Jeu 19 Mai - 22:50
Curiosity killed the cat but...
Claudette R. Caelliel
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Dust my feathers, I'm shaking on the floor, but I want to fly Δ Meg Myers; Feather

L'espace d'un instant, elle avait été en totale maîtrise.  De l'espace qui l'entourait, de la personne à ses côtés, d'absolument tout.
Et tout s'était arrêté. Si rapidement, si facilement, c'était dérisoire.

(faible, faible claudette, ce n'est pas en rejettant ses peurs qu'on y échappe)

Un contact. Un simple toucher, qui avait duré plus de quelques secondes, et. Oh, elle n'a même pas eu le temps de regretter. Regretter d'avoir accepté, d'avoir pensé que c'était une bonne idée. Elle avait juste eu peur. Non. Pas peur, pas seulement. Elle avait été terrifiée, tétanisée, affolée; alors que son corps. Déraillait, son cœur tabassait ses côtes, ses muscles se tendaient à l'extrême, et le monde tournait tournait tournait, et la nausée la prit aux tripes, et tout dansait dansait dansait autour d'elle et- et- elle veut crier mais tout s'enfuit, s'échappe, rien ne marche, rien ne reste, rien n'est- elle est seule, abandonnée, par son corps, par ce qui est sien, par le monde, par la vie, par tout   s a u f   l a   p e u r.







Puis son corps lâche et elle s'effondre et même le sol lui fait défaut et- il faut respirer, les poumons brûlent et hurlent, le crâne est lourd, le corps est de plomb et les muscles immobiles - tout est sourd, sourd et fêlé, et ce qui ne devrait pas être là est là mais elle, elle ne l'est plus.
Et Désirée s'esquive, elle le sent; au loin, là où elle était et n'est qu'à moitié, et ça lui manque et ça lui revient mais tout est flou et trouble et distordu et irréel, s'éclaircissant graduellement mais trop lentement; et elle stagne, peine à garder les yeux ouverts, c'est épuisant et elle n'a plus de forces.
Un grésillement la perturbe - son nom -, et elle tente vaguement de bouger, de signifier qu'elle existe, mais Désirée ne le voit pas; un second grésillement, plus fort, plus clair; et elle recommence, réessaye (bordel, ça ne devrait pas être si compliqué que ça) mais rate lamentablement, n'esquissant qu'un mouvement du doigt.

Puis, le verre éclate, ses tympans bourdonnent, le monde devient brusquement plus clair, et elle respire. Son corps se détend, son cœur reprend un rythme régulier, et tout revient. Ses muscles douloureux, sa fatigue monumentale, mais aussi des idées claires; et tout est réel, enfin.

Elle se dresse sur ses coudes, le regard hagard et se hasardant dans la salle, qui tombe sur l'objet de son intérêt : une bouteille de vodka explosée sur le sol. C'est donc ça qui a produit ce bruit. Le liquide s'écoule, et Claudette se rappelle alors qu'elle a toujours la chemise en main.
Alors elle rampe, difficilement. Si ça ne lui avait pas coûté trop d'efforts, elle aurait marmonné des jurons plus qu'inventifs. Mais le fait est que ses mâchoires sont douloureuses tellement elles les a serrées quelques instants plus tôt - des secondes ou des minutes, impossible à dire.
C'est fastidieux et elle a impression que cela dure des heures, mais elle atteint finalement la bouteille. Elle décide de se redresser autant qu'elle le peut sur un bras, étend l'autre pour éponger le liquide-
Et son bras lâche, elle sombre sur le verre et le sent s'enfoncer dans sa chair, et- bon d'accord, elle n'est pas la personne la plus vertueuse sur cette planète, mais elle pense réellement ne pas avoir mérité ça. Et elle est tellement à côté de la plaque qu'elle ne se souvient même plus avoir décidé de nettoyer ça.
Lassée, Claudette décida de simplement rester là. Les fragments de bouteille ne risquaient pas vraiment de s'enfoncer encore plus dans son épiderme, et si elle faisait quoi que ce soit, elle craignait simplement d'empirer la situation.
Et tant qu'il ne s'agissait que de douleur, elle savait gérer ça.

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Morgana D. Richardt
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Sam 21 Mai - 23:01
curiosity killed the cat, satisfaction brought it back
En revenant dans le salon, la scène l'horrifia. Elle n'avait rien vu rien entendu, obnubilée par son propre malheur pour se soucier des autres et de ce qui l'entourait. Sombre idiote. Sombre conne. Incapable. Claudette se retrouvait dans un état épouvantable, tête étalée sur des débris de verre, et le liquide autrefois translucide, arborait dorénavant une couleur rougeâtre se déployant autour de silhouette. Aura glauque, macabre, de mauvais goût. Dans un élan désespéré, elle se précipita vers la carcasse et s'efforça de l'éloigner des éclats tant bien que mal — mais tout ce qu'elle entreprit de faire rendit la situation plus envenimée, plus catastrophique. Claudette qui tentait de se raccrocher à des particules de vie, Claudette qui gémissait de son erreur, Claudette qui sombrait dans l'inconscience. La souillure coulait entre ses mains, entachait ses vêtements et son esprit. Elle ne put s'empêcher de retenir ses sanglots, cette fois-ci. Ses larmes coulaient à flot, sans pouvoir s'arrêter. Elles venaient se fracasser avec violence sur le sol et Morgana s'effondra à côté du corps meurtri, murmurant des excuses du bout des lèvres.

Ses paroles étaient inintelligibles, embrumées par ses sanglots étouffés, sa voix brisée et faiblarde. Elle ne parvenait pas à trouver ses mots, sa formulation trop hasardeuse, disparate.

« Claudette, oh mon.. dieu.. j-je.. »

Et la tourmente de l'alcool, s'engouffrant vicieusement en elle, qui lui faisait perdre tous ses moyens, qui la déchirait en deux. Elle n'était plus que désolation et amertume, torrent de larmes et de regrets.

« reste éveillée, reste éveillée d'accord ? ne.. »

Elle s'empressa d'essuyer ses larmes, mêlant ses gouttes salées au vermeil qui parcourait ses doigts. Il fallait qu'elle contacte quelqu'un, vite. La démarche confuse, la vue obscure, elle tâta d'une main peureuse et craintive son portable, et appela la première personne qui lui passait par la tête.

Leo la comprendrait. Leo ne la jugerait pas. Leo viendrait la voir, avec ses mots doux, ses mots qui réconfortent un coeur brisé, ses mots qui soignent une âme torturée. Leo saurait quoi faire, il lui dirait quoi faire, d'une voix chaleureuse, bienveillante. Il fallait qu'il vienne. A tous prix. Car Morgana était perdue, inapte à réfléchir, inapte à agir, inapte à exister.  Il fallait qu'il vienne la bercer de sa tendresse, lui susurrer que tout irait bien, que la situation allait se rétablir. Il fallait qu'il vienne lui dire tout ça, avant que la folie ne la guette, avant que son âme ne se teinte de noir, entièrement. Il le fallait. Alors elle attendait, les sens en ébullition, elle attendait d'entendre cette voix qui viendrait la sauver de la destruction, la dépravation. Alors elle attendait, les sens en ébullition, elle attendait d'entendre cette voix qui viendrait la sauver de la destruction, la dépravation. Elle attendait, remplie d'espoir, écoutant silencieusement les bips sonores, espérant tomber sur sa voix.


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