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 ((les pansements)) ☆彡 isaac


Messages : 16
Points : 20
Date d'inscription : 09/05/2016
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Leo A. Kaiwa
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Sam 14 Mai - 19:07
les pansements
W A R  O F  H E A R T S


Les néons blafards.
Ils clignotent, un peu en galère, à lui en donner mal au crâne. Il allume une cigarette, tire une taffe et fixe le vide dans le silence. Il se retrouve maintenant dans le même pétrin que depuis des millénaires Leo, il se retrouvait encore et encore en tête à tête avec la solitude. À force il se demandait si ce n'était pas lui le problème, s'il n'avait pas mérité d'être toujours tout seul comme une grosse merde. Leo c'était un tableau raté de Picasso. Leo c'était même pire que ça, c'était carnage humain. Qu'est-ce qu'il va faire maintenant ? rien, probablement. Il va se brûler avec les cigarettes comme une envie d'hurler. Il lève les yeux au ciel et il fait nuit, il tourne la tête de gauche à droite parce qu'il a entendu un simple bruit.

Mais il n'y a rien,
il n'y a que lui et cette salope de solitude qui avec son sacré cynisme,
lui rit au nez.

Il était triste, il était désemparé. Il aurait aimé qu'ils ne se soient jamais rencontrés comme il aurait aimé que leurs regards ne se soient jamais croisés. Il aurait aimé ne pas partir, il aurait aimé ne pas le voir partir non plus. Il se cherche des excuses. Il refoule ses putains de mauvais choix qui s'accumulent comme jamais au fond de lui parce qu'on lui a dit qu'on avait toujours le choix. Leo dans la foule de ses sentiments il s'est perdu. Il tenait son visage avec ses mains en serrant fort un mouchoir entre ses deux doigts.
Il ne sait pas ce qu'il attend mais il sait qu'il est terrifié, là, à se morfondre comme un gamin de six ans sur des marches d'escaliers.

Tes révolutions tes rébellions dociles et
surtout tes putains d'idées imbéciles Leo,
qui étaient juste là pour te rendre un peu plus beau.

Leo il gueulait et il foutait la merde pour se sentir exister à travers les yeux des autres. C'était presque comme, un suicide en slow motion. Il avait la tête qui tournait, ses idées n'étaient plus très claires. Il aimerait frapper aux portes du paradis mais il ne mérite que l'enfer. Leo les gens disent toujours qu'il a l'air triste et fatigué. Il sait qu'il a l'air triste et fatigué.
Il est triste et fatigué.

Il a froid. Il fait froid et il aimerait bien qu'on soit un peu plus là pour lui parfois, qu'on ne le laisse plus tomber comme toutes les autres fois. Leo c'était le genre de petite salope à qui on pensait tout décrocher, parce qu'il avait des airs de minet un visage qu'on aimerait bien embrasser souiller gifler ou peut-être décapiter. Mais dès qu'il parlait, toute cette saleté qu'on avait construit s'avérait factice car l'innocence que dégageait sa voix était si magique qu'elle pouvait faire douter du réel car son regard brillant et rouge-flamme, fatigué par les larmes pouvait briser des côtes des cœurs parce que personne n'avait jamais eu cette putain de lueur. Leo il avait une vraie douleur, une détresse à te faire sauter le cœur.
Mais les constats s'enchaînent et tout le monde oublie Leo et ses problèmes parce que Leo il a toujours ce sentiment de ne pas être assez. C'est un sale gamin foutu en l'air.
Il tire une, deux, trois cigarettes jusqu'à s'en péter le cul et il essaye de s'oublier il espère sentir à nouveau l'odeur d'une vie avec des couleurs vives et sans torpeur. Leo il ne veut plus avoir peur.


☆彡 Je suis un gamin poison.

Mais Leo n'est rien de ce qu'il pense, rien de ce qu'il dit. Il n'est rien de tout ça et comme un con, il hochait la tête à ses propres paroles.
Il se sent si mort sans lui sans eux bande d'enfoirés cupides et égoïstes qui ne servent à rien à part le laisser tout seul sur ces escaliers dans cette rue comme sale chiot.





Messages : 165
Points : 111
Date d'inscription : 04/04/2016
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P. Isaac Adams
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Jeu 19 Mai - 18:16
les pansements
Il y avait ce monde, comme d’habitude. Il y avait cette odeur, habituelle. Cet air gras traversant l’air, cet air sale et répugnant. C’était l’écœurante routine. Cycle infini, répétitif. Recommencer encore et encore, sans jamais ne s’arrêter. L’ennui était présent sous toute ses formes, ça n’avait rien d’excitant de préparer des kébab du matin jusqu’au soir, trempant ses doigts dans la répugnante graisse que représentait la viande. Ça n’avait rien à envier. Tellement que presque personne ne disait au revoir lorsqu’ils quittaient les lieux, juste un pesant silence des plus irritants. L’impolitesse lui donnait tout autant envie de vomir. De gerber jusqu’à la bile, jusqu’à cracher du sang, de ressentir la douleur. Ça devait être bien, de ressentir quelque chose.

Et c’était chiant tout ça. C’était plus que chiant, il continuait juste pour payer ses factures, s’acheter à manger, pouvoir vivre. Même si il restait dans l’hypocrisie alors que ses collègues étaient détestables, son patron tout autant, avec leur sourire niais. Il les envier, lui aussi voulait être heureux. Mais ce n’était pas possible, et il avait lui-même causé sa décadence la plus totale. Le bonheur était devenu un concept qui lui échappait, mais il continuait d’afficher ce faux-sourire pour que personne ne le remarque. Comme d’habitude. Peut-être qu’à force de vivre de jalousie, il finira pendu parce qu’il n’aura pas supporter de rester à bosser ici ou de vivre dans ce bas monde. Il sera un roi pendu, la corde était déjà autour de son cou, il attendu juste d’atteindre son but avant d’en finir.

Il recouper sa viande, geste telle une machine. Rien d’étonnant vu combien de fois il avait répété ça. Et ça faisait mal de se couper. De voir son sang couler, se mixer au gras. Ça piquait, et tout ce qu’il fit, c’était le mettre dans sa bouche, comme si de rien n’était. Mais ça continuait de piquer, de plus en plus fort. Il s’était bien fait mal, il s’était bien arraché la peau, la lame étant passé à travers ses muscles. C’était dégueulasse, et fascinant.

Se rincer les mains.
Se mettre un peu de désinfectant et un pansement.
S’enfermer dans les toilettes et pleurer.
Et il attend, de manière pitoyable. Il ne sait même pas ce qu’il attend. Peut-être Mort qui viendrait le chercher, pour rejoindre sa bien-aimée. Peut-être Dieu pour qu’il rit de lui, voyons la fable pittoresque qu’était son histoire.

•••

10 minutes plus tard, il sort, pour prendre l’air. Il a juste dit qu’il n’allait pas bien, qu’il fallait qu’il franchise le monde extérieur un peu. Il rattrapera son temps manqué dans la soirée, ce n’était pas grave.
Et tout ce qu’il y avait dans cette rue, dans ses escaliers, c’était un pauvre type qui avait le même regard que lui. Avançant pour prendre place à côté de lui, le fixant d’une étrange manière. Il est flippant, parfois, Isaac.

« Oï. Ça ne va pas ? »
Il ne savait même pas si il se posait la question à lui-même ou non, mais elle était posée et en attente d’une simple réponse. Question rhétorique, stupide, à ne pas poser, ça ne faisait qu’enfoncer les couteaux dans la plaie.



je ne m'en remettrais jamais.
lololol:
 

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