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 Addicted to you. ☠ Ewenounet. ♥


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Babylone A. Stark
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Mer 11 Mai - 20:52

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Y a des fois comme ça, Babylone, où t'as juste envie de tout envoyer péter. Des nuits comme celle-là où t'aimerais disparaitre ou ne jamais avoir vécu. Y a peu de jours avec et y a surtout des jours sans et aujourd'hui valait mieux pas te faire chier. Une Babylone triste n'apporte que le malheur autour d'elle et emporte tout sur son passage. Il n'aura fallu qu'une seule et unique pensée pour te mettre dans cet état de mélancolie explosive : Ton père. C'est pour ça que t'aimais pas réfléchir, Babylone. Parce que dés qu'tu laissais tes neurones se connecter entres elles ça faisait des étincelles. Et pourtant, merde, le souvenir de ses étreintes protectrices, de son sourire bienveillant laissait en toi l'ébauche d'une émotion que tu avais oubliée depuis bien longtemps : La joie.

Une Babylone triste, ça part forcément se souler la gueule pour oublier. Alors t'as quitté tes putains de pensées de fausses joies pour prendre le premier train en direction du Centre Ville. Ton objectif ? Boire. Boire jusqu'à en tomber ivre morte. Boire jusqu'à croiser des licornes roses à pois bleus. Boire jusqu'à en être suffisamment imbibée pour te faire interner à nouveau. Voilà ce que tu voulais en débarquant dans le foutu bar de cette foutue ville. Et après ça ? Il a fallu que tu tombes sur la dernière personne que tu voulais voir. Et t'étais même pas encore bourrée en plus. Putain de journée.

Lui, c'était celui qui arrivait à faire ressortir tout ce qu'il y avait de plus mauvais en toi. Lui, c'était celui qu'tu assumais pas d'aimer encore. Lui, c'était ta chose, ton obsession. Lui, c'était Ewen. Et Ewen, putain, qu'est-ce que t'en avais marre de sa gueule. Puis d'un autre côté une part de toi était contente de le trouver ici.
Ewen c'était ton dernier ex en date. Celui que t'arrivait pas à oublier. Celui qui t'avait fait le plus mal et après qui tu courrais encore. Ewen et toi vous étiez bien ensemble et puis il a tout gâché. Il a fait la seule chose que personne n'a le droit de te faire, Babylone ; Il t'a plaquée comme une merde et t'as jetée comme un vieux tampon.

Boire pour oublier c'était une chose, en faire baver à Ewen pour te venger en était une autre. Alors, c'est avec ce sourire qu'on te connaissait bien, Babylone, ce sourire qui en disait long sur tes intentions, que tu t'es avancée vers lui de ta démarche féline. Puis c'est là qu'tu les a vu. Tu t'es arrêtée net, une expression de dégout figée sur le visage. Mais où était passé le sourire de cinglée que tu arborais quelques secondes plus tôt ? Envolé devant le spectacle qui se déroulait sous tes yeux.

Pas une, ni deux, mais trois pauvres connasses qui étaient agglutinées autour d'Ewen. Autour de TON Ewen. Tes yeux prennent cette lueur qui ne signifie jamais rien de bon, tes lèvres se pincent, ton visage tout entier se crispe sous l'effet de rage. Aujourd'hui, c'était pas le bon jour pour venir titiller tes pauvres nerfs de tarée. Aujourd'hui, c'était pas le bon jour pour voir Ewen accompagné de ses trois grosses putes.

Ni une ni deux tu te retrouves face à eux, ton expression avait totalement changée. T'avais un air vicieux. Le verre dans une main, l'autre posée sur tes hanches, tu te penches vers Ewen pour lui voler un baiser. Puis, tout en t'appuyant sur son épaule, en dévisageant sans vergogne les autres greluches qui paraissaient outrée, tu t'exprimes d'une voix enjouée.

-"Ah chéri te revoilà, je me demandais où tu étais passé. Tu ne me présente pas à tes co..pines ?"

L'injure a failli t'échapper, mais tu t'es retenue comme une pro. Quand il s'agit de faire chier Ewen tu sais faire preuve d'un tel contrôle sur ta personne, Babylone. Quel dommage qu'il n'en soit pas autant quand ton ex n'est pas dans les parages. Ton petit manège semble fonctionner en tout cas, ces pauvres dindes semblent gober tout ce que tu leur raconte. Quelle chance qu'Ewen ne soit attiré que par les écervelées. Et puis, tu valais tellement mieux qu'elles. Un peu plus et il serait baissé dans ton estime. Tu lui souffles à l'oreille.

-"T'aurais pu les choisir plus belles, franchement. Regarde moi ces boudins. J'croyais que t'avais plus de goût bébé."

Allez, c'est gratuit et ça fait mal par où ça passe. Et puis cet éternel air de faux-cul que tu fais exprès de surjouer en les fixant de tes prunelles glacées. En vrai, t'es tellement bien occupée que t'en oublies presque de te souler. Tu bois d'une traite ce qu'il reste dans ton verre et te voilà à en redemander un autre la seconde qui suit. T'es vraiment incorrigible, Babylone. Et puis t'es tellement obnubilée par Ewen et ses pouffes que t'avais même pas remarquée qu'y avait deux autres mecs dans le lot. Tu prends ce sourire qu'Ewen connait surement bien, parce que c'est celui qui l'a charmé. Un plan se dessine dans ta tête Babylone et la partie est loin d'être terminée.

-"Hey ! Salut les mecs j'vous avais pas vu désolée. Bah alors Ewen chéri, tu m'présentes pas ?" Tu marques une pause, juste pour le plaisir de lui envoyer un regard provocateur. "Vous savez quoi ? J'vais m'joindre à vous on f'ra connaissance comme ça. Ewen chéri, tu nous payes un verre ?"

Tout le monde acquiesce, tout le monde part s'asseoir à une table et toi, avant de les rejoindre, tu te colles à Ewen et lui murmure doucement.

-"J'serais sage, promis juré."

Tu pouffes de rire et tournes les talons en direction de la table. Tu fais exprès de bien rouler du cul, histoire de mettre tout le monde en appétit. Personne ne s'en sortira indemne. Lequel de vous deux affichera le fameux "Game Over" à la fin de cette soirée ? Il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur.  




BAM !
Game Over.

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Ewen P. Rhodes
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Ven 13 Mai - 0:49
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Le jour se meurt, se noie dans un verre de liqueur amère, une bile noircie des envies de la nuit. Les jours s’enchaînent et se ressemblent, s’achèvent et ne sont que l’ombre des nuits où les soupirs résonnent à l’âme comme des cris lorsque tu retrouves l’esprit contre un corps étranger que t’y écrases ton cœur gelé, cristallisé dans un amour né à la mauvaise saison, emporté par les flots des larmes et du temps. Il n’est plus que débris, un vide béant à l’être, la mort au cœur et au corps le malheur, la solitude pour seule compagne même dans les bras qui t’agrippent. Elles te tirent toujours un peu plus vers le bas ces étreintes, se délectant de ne jamais te laisser toucher le fond du terrier dans lequel ta Lulla t’a balancé, ce putain gouffre à l’âme sans merveilles à l’horizon, rien que des décombres d’un esprit rendu dément par l’attachement. Lulla est morte, partie au pays des rêves en te laissant t’étaler sur le pavé. Une vérité que tu étouffes dans les fonds de bouteille, là où résonne sa voix.

Le bruit est omniprésent dans l'obscurité... Musiques, danses, éclat de verre et tintement de pintes, commandes passées à quelques centimètres de tes oreilles, de chaque côté, sans interruption... Tu ne regardes même plus ce qui t'entoure, tes yeux observant la lente remontée des bulles dans la bière ambrée que tu fais rouler entre tes doigts noueux et qui s'accroche au verre comme un condamné à sa cellule. La nuit est sombre, bien plus enrobée de ces rires auxquels ne viendront se joindre les tiens. Pourtant t'essayes, t'efforçant encore de te traîner ta carcasse hors de ton nid morbide où flottent les souvenirs de Lulla qui empoisonnent votre enfant qui ne l'a jamais connue, mais à laquelle elle pourrit quand même la vie. T'es un con, Ewen. Un gros con. T'essaies juste pour te dire que tu baisses pas les bras, mais au fond de toi t'y crois pas ; t'as pas envie d'y croire. Tu prends même pas la peine d'écouter les discours de tes potes, encore moins de tenter de connaître les filles qui se sont jointes à vous et qui s'agglutinent autour de toi malgré la présence d'autres mâles. Faut dire que t'as du charme, avec ton air détaché de mec qui en a trop vu et ton sourire qui se barre sur la droite, le genre qui vous invite à vous faire plaquer contre un mur dans des toilettes publiques, ou à même le comptoir. Une baise sauvage, sans conséquences, t'es pas le mec avec lequel on s'engage, t'es juste un coup d'un soir et ça te convient parfaitement et que tu tiens surtout pas à te reconstruire.

Enfin, c'est presque vrai. Y a eu Babylone. Elle ne manque jamais de te le rappeler. Tu ne l'as pas vue venir cette fois, l'odeur liquoreuse passe de ses lèvres aux tiennes comme une marque au fer rouge et cette dégénérée te sort de ta torpeur morbide, t'as même plus la force de riposter. Puis y a une part de toi qui en a pas envie. C'est toi qui l'as plaquée, pourtant ton regard n'arrive pas à se détacher de cette figure familière et ton esprit se laisse bercer par sa voix qui étouffe une injure avec superbe. T'aurais pu rire. Autrefois. Là, t'as vraiment pas envie, tu veux juste oublier, souffler un instant ; ça n'arrivera pas. Elle est proche, trop proche et ses courbes appellent tes mains. Tu viens t'emparer de ton verre pour le vider, t'assommer avant qu'elle ne le fasse avec son petit manège. La voilà qui balance des vacheries à peine dissimulées derrière son sourire d'ange sournois. Tu reposes ton verre plus brutalement que tu ne l'aurais voulu. Avec Babylone, c'est toujours comme ça, tu perds pied, ton détachement se fait la malle et tes émotions refont surface. C'est le genre de meuf qui défonce tes barrières à grands coups de batte de baseball, la délicatesse d'un éléphanteau en rut et la beauté d'un car d'écolier sans freins. Babylone elle a ce charme ravageur, celui d'un ouragan, une beauté folle et complètement hors du cadre. Elle t'en a fait voir de toutes les couleurs quand tu te perdais entre ses reins et aujourd'hui encore elle te fais l'effet d'un tour sur des montagnes russes. Quand tu la vois tu ressens la délicieuse extase de ton cœur qui s'écrase, qui menace de briser ta cage d'os pour se barrer au loin tout en voulant s'offrir à elle. Babylone c'est une déchirure en plein cœur, un séisme à répétition.

- T'es chiante.   

Tu siffles doucement entre tes dents retenant des paroles bien plus tranchantes, juste histoire de pas faire fuir les donzelles, ça lui ferait trop plaisir de te voir rentrer seul et ça, tu veux pas. Elle s'enfile son verre aussi vite que toi avant d'afficher ce sourire que tu ne connais que trop bien, celui qui n'annonce rien de bon, cette expression mauvaise qui te hante encore. Baby, elle a cette lueur folle dans le regard, la même que Lulla, elle était au moins aussi abîmée que toi. Tu ne pouvais qu'être attiré par elle... Tu pensais juste pas que ça irait aussi loin. Tu l'as aimée, d'abord par ce qu'elle te faisait penser à ta femme, puis c'est devenu réel, elle avait vraiment un grain et t'adorais ça. Tu t'en es voulu par ce que Baby, c'est devenu ton second démon, celui qui gueule parfois plus fort que Lulla, qui l'a même étouffée par moments t'entraînant encore plus au fond du gouffre. Ça s'rait parti en couilles, elle te plaisait trop alors t'as mis fin à votre relation sans la moindre explication, tu t'es barré comme le lâche que t'es en espérant que ça s'arrêterait là. C'que t'as pu être naïf, tu la connais pourtant... Dans le fond, c'est peut-être c'que tu cherchais, couper les liens en espérant qu'elle finisse par t'achever en t'étranglant avec.

T'as été un connard sur ce coup, t'as blessé la seule femme que t'aies aimée depuis Lulla juste pour satisfaire ton masochisme stupide. Et putain, Baby t'en fait baver, plus que tu ne l'aurais pensé. Tu l'as aimée pour ça et c'est aussi ce qui t'a fait fuir. Tu l'as blessée juste par ce que t'es trop con pour assumer de t'être laissé emporter et tu lui as tout repris. Tu sais pas ce que tu veux, mais c'est elle qui paye pour ta connerie. Au début, tu la plaignais, puis t'as appris à la détester, de plus en plus souvent et tu retrouves dans cette relation brisée quelques bribes de celle que tu avais avec ta femme, par ce que dans le fond, y a que comme ça que tu sais aimer et personne ne mérite ça. C'est peut-être pour ça aussi que tu l'as jetée... Tu sais pas et t'as vraiment pas envie de faire face à ça. T'avais juste trente-six milliards de raisons de te barrer alors tu l'as fait sans vraiment te poser de questions. Mais elle est là, toujours, pour te foutre le nez dans ta merde, t'empêcher d'avancer sans elle et foutre ses doigts dans une blessure encore vive pour s'assurer que jamais elle ne se referme.

Tu te contentes de lever les yeux au ciel derrière tes verres noirs lorsqu'elle t'impose de payer ta tournée et v'là qu'elle se colle à toi te glissant qu'elle sera sage. Si seulement elle savait en quoi ça consistait tout serait bien plus simple. Mais t'aimes pas quand c'est simple hein ? Dans le fond, il t'amuse un peu ce petit jeu, de la voir se démener pour te pourrir l'existence et trouver des moyens toujours plus tordus pour te torturer. Babylone, c'est une putain d'épine dans le pied, une écharde au fond du cœur qui te fait un peu oublier tes blessures plus anciennes. Ton regard se perd sur les courbes de ton ex alors qu'elle s'éloigne, féline, prête à se lancer dans une nouvelle partie de colin-maillard sadomasochiste où on s'envoie des piques et se défonce le cœur à coup de mots acides à défaut de laisser vos corps s'embrasser, s'embraser jusqu'à ce que vos passions vous réduisent en cendres. Cette femme aura ta peau. C'est ce que tu te dis te commandant une boisson bien plus forte, il te faudra au moins ça pour panser tes blessures et survivre à cette soirée. Tu rejoins le petit groupe, t'accrochant à ton verre alors qu'un de tes potes se redresse pour venir te donner un coup de coude dans les côtes.

- Putain mec, tu m'avais jamais dit que t'avais une meuf aussi bonne ! C'est pas sympa, t'aurais pu faire profiter ! - Il laisse échapper un rire gras avant de se laisser retomber lourdement dans le canapé. - Tain en plus t'aurais pu nous laisser les autres filles quoi, enfoiré !
- Figures-toi que j'étais pas au courant non plus... - L'une des filles redresse la tête, visiblement intéressée.
- Ha ? Vous êtes pas ensemble ?!
- Nan.

C'est tout. Tu n'as pas particulièrement envie de t'entendre sur les détails de ta relation avec Babylone. Tu enjambes les autres pour venir prendre place à l'opposé de Baby, entre deux nénettes, observant ton ex planqué derrière tes verres noirs tout en portant ton verre à tes lèvres. L'une des filles revient se coller à toi, tu ne réagis pas, mais tu sens venir l'esclandre, visualisant déjà Babylone en train de lui arracher la figure avec ses ongles. Ça serait presque mieux, au moins ça couperait court à cette situation absurde. T'aurais pas dû sortir, t'étais mieux avec tes joints et Lulla. L'ambiance est pensante et la tension palpable, certains restent planqués derrière la carte et un mec tente une approche pour détendre l'atmosphère, se tournant vers Babylone.

- Au fait ! C'est quoi ton nom ? Parles nous un peu de toi !

Tu le maudis, pestes intérieurement contre ce sombre crétin. Babylone peut être une vipère quand elle veut, lui donner l'occasion de l'ouvrir, c'est lui tendre une pelle pour qu'elle creuse ta tombe. Tu lèves le coude, t'enfilant ton verre de scotch d'une traite avant d'en reprendre. La soirée va être longue. Vraiment très longue, mais il est hors de question que tu te barres, quoiqu'il en coûte. C'est toujours la même histoire, t'es prêt à tout voir se barrer en couilles plutôt que de lui donner raison, à cette femme qui éveille toujours tes plus mauvais côtés.
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Babylone A. Stark
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Dim 15 Mai - 13:56

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Vous êtes pas ensembles ?! Non. Ce "non" aussi tranchant qu'une lame aiguisée plantée droit dans ton cœur. Ce "non" qui fit, une fois de plus, crisper ton visage d'un mélange de colère et de dégout. Il était dur à entendre, ce "non", surtout quand il sortait de la bouche d'Ewen. Surtout quand il s'échappait d'entre les lèvres délicieuses d'Ewen. Tu lui as lancé un regard bien noir, alors qu'il s'installait bien à l'abri entre ses deux putes préférées. Le soucis, c'est qu'il t'avait blessée, Babylone. Le soucis, c'est qu'aujourd'hui n'était pas le bon jour pour te blesser. Tu sentais la colère vibrer en toi, tu la sentais t'appeler et te tirer vers des envies destructrices. Une bombe posée dans ce foutu bar et tout est terminé, Babylone. Ces putes arrêteront de se la jouer, ces deux guignoles de mecs arrêteront de penser qu'ils ont leur chance avec toi et Ewen disparaitrait pour toujours de ta misérable existence. Mais en avais-tu réellement envie ? Le soucis c'est que non, Babylone. T'as certainement pas envie de perdre Ewen. Le soucis c'est qu'tu l'aimes encore, Babylone.

Savais-tu au moins ce qu'était l'amour ? Une mère violente, un père absent et une enfance difficile, voilà le maigre butin que cette foutue vie avait bien voulu te céder. En grandissant, tu t'étais fait à l'idée que tu n'étais qu'une moins que rien, une petite fille sale et dégoutante qui faisait encore pipi dans sa culotte. Quand on ne s'aime pas déjà soi-même, on ne peut aimer les autres, Babylone. Et c'est certainement pour ça que tu détruis tout ce que tu touches. Mais avec Ewen ça avait été différent. Pour la première fois de ta vie, tu avais su apprécier une personne à sa juste valeur, tu avais su mettre ta rage de côté pour ne pas le détruire lui aussi. Tu avais aimé sa petite fille au moins autant que lui. Et aprés ça ? Il te trouvait encore trop cinglée, parce que malgré tout tes efforts le naturel revenait au galop, Babylone. Tu aurais pu le supplier de te garder, lui prouver que t'allais changer, mais comment aurait-il pu te croire ? Toi, la nana qui prend plaisir à faire souffrir les autres. Toi, la cinglée dont les moments de lucidité sont si rares qu'on se demande si elle est pourvue d'un cerveau. Toi, celle qui n'aspire qu'à la crainte de prendre un couteau dans le dos. Le problème c'était peut-être pas Ewen au final, mais bien toi.

Et ça, t'étais bien loin de l'assumer.

-"Quel farceur cet Ewen, incapable d'assumer devant ces demoiselles qu'il n'est pas un cœur à prendre." Tu marques une pause, juste assez longtemps pour planter la pointe de ta botte dans le tibia d'Ewen en souriant d'amusement. "Vous savez, c'est qu'il a tellement pas de respect pour les femmes, Ewen, qu'il vous baise et vous jette dans la foulée en même temps que sa capote usagée."

T'allais lui faire passer l'envie de se la jouer auprès de ses copains. Il était temps de remettre Ewen à la place qui lui était attribuée ; Celle du connard trompeur et menteur. Chacun de tes mots avait été prononcé bien distinctement, comme pour donner un maximum d'importance et de crédibilité à ce que tu étais en train d'avancer. Et puis, tout en t'appuyant sur l'épaule du mec à ta droite, tu posais un regard tendre sur ton ex.

-"Non, Ewen n'est pas un cœur à prendre."

Il m'appartient. T'avais répété ça en dévisageant l'une des nana, celle qui semblait le plus interessée par Ewen, comme pour lui faire passer le message. Et si après ça, cette salope n'avait toujours pas retenue la leçon, un plan bien cruel s'était déjà dessiné dans ta tête de barge. Si c'était pour embourber un peu plus Ewen dans la merde, tu ne manquais vraiment pas d'idées, Babylone. T'aurais pu détruire des villes entières juste pour être certaine qu'il reste toujours à toi. Si toi tu ne pouvais pas l'avoir, alors aucune autre fille n'aurait droit de se l'approprier. En jouant avec ton cœur, Ewen avait joué avec un feu dangereux et il avait finit par se brûler. Aujourd'hui il payait les pots cassés et tu n'avais pas encore terminé de lui arracher quelques autres plumes.

-"Moi c'est Babylone et j'suis barmaid. Et toi, chéri, c'est quoi ton p'tit nom ?"

Tu plantais ton regard dans celui du gars, la tête toujours posée sur l'épaule du second. Malgré toutes leurs bonnes volontés, l'ambiance n'était que de plus en plus pesante et tu craignais bien cette petite halte au bar soit rapidement expédiée. Ewen ne t'échapperait pas une fois de plus, c'était décidé. Alors, brusquement tu t'es levée de ta chaise pour aller réclamer de la musique au proprio. Il ne pouvait pas te refuser ça, tu faisais partie tes pochtronnes qui squattait son bar jours et nuits. Et alors que les premières notes se jouaient, tu attrapes le bras d'un des gars pour l'inviter à danser. Sans aucune pudeur, tu collais ton corps au sien, approchais ton visage à quelques centimètres du sien tout en gardant un œil provocateur sur Ewen.

Combien de temps résisteras-tu à la jalousie, bébé ? La simple pensée de le mettre en rogne comme ça te faisait jubiler. T'invitais le deuxième mec à se joindre à vous, bien calée entre les deux à te frotter comme une catin. S'il fallait se faire passer pour une fille facile pour faire criser Ewen, alors t'étais bien capable de mettre ces deux mecs dans ton lit d'ici la fin de la soirée.




BAM !
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Ewen P. Rhodes
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Mar 31 Mai - 8:17
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La réaction est immédiate, tu peux voir sa jolie bouille se déformer oscillant entre colère et dégoût. Ça fait mal, tu le savais, t'as regretté tes mots à peine eurent-ils quitté tes lèvres, mais il fallait au moins ça pour qu'elle comprenne, après tout c'est pas comme si elle t'avais laissé le choix. Cette conne aurait pu rester dans son coin, tracer sa vie, mais non, il fallait qu'elle continue à s'accrocher comme une putain de sangsue, à remuer le couteau dans la plaie à chaque apparition. L'enfoncer un peu plus sans jamais que la blessure ne soit fatale, par ce qu'au fond, elle n'y arrive pas et toi à chaque fois, tu lui donnes toujours un peu plus envie de porter le coup fatal, tu la torture l'observes osciller entre haine et amour cette flamme qui la dévore. Non. T'es pas un coeur à prendre. Tu l'as jamais été. Pourtant, Babylone, elle l'a pris ce cœur qui devait rester enterré, noyé dans l'alcool et les larmes versées pour ton ange envolé. Ton cœur, il s'est mis à battre sans crier gare, lourd, comme un tambour, chaque élan que lui arrachait Babylone te faisait l'effet d'une lame plantée dans ton âme. Ça t'as déchiré l'être d'aimer cette femme, t'étais pas prêt puis... t'as juste pas su encaisser. Babylone, elle t'a pris ton coeur, même si tu voulais pas lui donner en retour, tout naturellement, tu l'as détestée pour ça. Tu l'as blessée par ce que tu voulais pas te laisser l'aimer, mais ton cœur, elle l'a gardé et aujourd'hui, elle l'écrase, comme tu l'as fait avec le sien. Dans le fond, c'est tout ce que tu mérites, t'as l'impression qu'il va exploser, te briser les côtes à force de hurler son nom, mais c'est plus simple que d'accepter que petit à petit, tu tournes la page, que ta femme n'est plus qu'un fantôme du passé, du vent auquel tu continues de t'accrocher en espérant te perdre au loin, là où tes élans de lucidité n'auront plus lieu d'être. Mais Babylone est là, plantée en face de toi, elle n'a de cesse de te ramener à ces réalités trop vives que tu te refuses d'accepter. T'es pitoyable, elle le sait, elle l'accepte, elle t'aime malgré tout et bordel, ça te bouffe. Ça serait tellement plus simple si vous saviez haïr sans aimer, la cause, et probablement, le simple fait de vous détester. Babylone, c'est un putain de poison qui t'a envahi l'esprit, cette sensation extatique d’adrénaline qui te réveille et te donne l'impression d'être vivant, c'est comme une drogue, ça a beau te détruire, t'en veux toujours plus, t'as beau ne plus en vouloir chaque cellule de ton corps crie son nom. Et tu le vis terriblement mal.

Sa botte vient heurter ton tibia t'arrachant un grognement que t'étouffes dans ton verre, le liquide ambré venant perler au bord de tes lèvres tandis qu'elle poursuit sa tirade. Un "salope" manque de se perdre, mais tu te contentes de t'essuyer la bouche encaissant les coups, comme elle l'a fait plus tôt, juste pour mieux les renvoyer. Ses mots filent comme des coups de feu, elle te mitraille le cœur et l’ego. Elle frappe là où ça fait mal. C'est vrai, tu te fous de ces greluches, tout ce que tu cherches, c'est t'oublier en elles l'espace d'une nuit, tu peux pas le nier, c'est pas ton genre de promettre monts et merveilles, elle le sait, éclates tes plans pour la soirée dans l’œuf. Tu peux pas te défendre sur ce coup, ça te fait terriblement chier de lui laisser emporter cette manche. Et ça ne fait que commencer. Lentement, elle te pousse dans tes derniers retranchements, elle ne connaît que trop bien la bête et sait comment te faire perdre tes moyens, voir ton regard se voiler au fur et à mesure que tu perds le contrôle et se délecter en te voyant t'enfoncer. Et ce soir, c'est encore plus vrai, tu l'as pas senti venir, t'as trop bu, tu voulais juste une soirée tranquille, tirer ton coup ou sur un joint. C'est tout. Mais maintenant, tu peux juste pas laisser couler tout comme elle peut pas te lâcher, c'est tout ce que vous avez, les débris malsains d'une relation qui aurait pu être. Être quoi ? Vous n'en savez rien, juste une bouée dans vos ténèbres à laquelle vous auriez pu vous raccrocher. Par ce que quand tu t'es barré, tu l'as aussi laissé couler Ewen, et sans états d'âme... Du moins, c'est ce que t'aurais voulu. Que tu pensais vouloir, t'en sais rien. Tout ce que tu sais c'est que dans le fond Babylone, c'est cette figure effrayante, mais toujours familière, le monstre du placard qui a fini par devenir un élément rassurant, la seule chose qui te donne un sentiment d'appartenance, un semblant d'existence. Le regard qu'elle porte sur toi n'a de tendre que l'apparence, il te fait mal. Babylone, c'est une putain de bombe, un corps qui te rend dingue et un esprit malade qui entre en résonance avec le tien, te fais perdre pied à chaque rencontre, tu te perds un peu plus, oublie le monde qui t'entoure. Il n'y a que vous, les autres se retrouvent réduits à des instruments destinés à vous blesser mutuellement. Toi par ce que tu penses que c'est la seule chose à faire pour qu'elle t'oublie et elle, par ce que c'est tout ce que tu mérites. Et des fois, tu y vois une enfant apeurée à l'idée de laisser sombrer dans l'oubli ce cocon rassurant qu'était votre relation, des fois t'as envie de la prendre dans tes bras... Cette simple pensée t'effraye. T'arrives jamais à retrouver le fil conducteur de tes pensées, une logique dans tes actions, quand il s'agit de Babylone, tout devient confus.

La voilà qui se présente, se trémousse contre d'autres. Un chéri se perd. Ça fait mal. Tu ne cilles pas. Pourtant, tes muscles se tendent, de même que ta mâchoire se crispe. Seul un idiot ne remarquerait pas que quelque chose cloche. T'as juste envie de te barrer. Babylone se redresse, tu pries pour qu'elle se barre, mais rien n'y fait, elle revient, les premières notes s'envolent et Babylone entraîne un de tes potes sur la piste de danse. Tu l'observes alors que la fille à côté de toi tente de faire la causette, tu te contentes de hocher vaguement la tête quand nécessaire, le regard rivé sur les courbes de Babylone, celles que tu ne connais que trop bien et qui se perdent sur le corps d'un autre, qui glissent sous des doigts avides comme l'alcool dans ton gosier. Elle t'en épargnera pas une. Tu vides ton verre alors qu'elle invite le second abruti, en commande un autre, passant ton bras sur l'épaule de la première fille, tentant de ne pas trahir ton désintérêt et ton regard n'ayant de cesse de se perdre sur Babylone et ses deux cons. Tu enfiles les verres assez rapidement, assommant ton esprit à coups de déglutitions liquoreuses, ton bras attirant contre toi les courbes bien moins désirables de ta voisine de tablée, n'ayant visiblement que faire de l'idée de se faire jeter, ou étant probablement trop confiante et se disant qu'avec elle ça sera différent. Tu t'en fous royalement. Là, Babylone accapare ton attention et t'enfiles les verres sans vraiment le réaliser. T'es frustré, les étreintes de ta greluche te font pas le même effet que celles de Babylone, tout te semble fade. Tu grinces légèrement des dents, laissant échapper ton verre, le liquide venant se répandre sur ton pantalon et sur la table. Tu laisses échapper un juron agacé.

- Fait chier !

Tu te redresses brusquement, ignorant ta voisine qui te propose peu discrètement d'aller vous isoler avec ce prétexte. Tu quittes la table te dirigeant d'un pas rapide vers l'insupportable trio, réduisant la distance que tu n'as eu de cesse de creuser entre toi et ton ex, ta conquête du soir s'étant levée, fini par se rasseoir sans que tu ne réalises le vent monumental que tu viens de lui mettre. Tu attrapes Babylone par le poignet sans délicatesse, bousculant un mec sans t'en soucier avant d'entraîner Babylone vers les toilettes. Le sang bat dans tes tempes, ta main tremble sur son poignet. Tu la balances contre un mur posant tes bras de chaque côté de sa tête, plantant ton regard dans ses billes bleutées au travers de tes verres noirs et grondant.

- Bordel qu'est ce que tu veux à la fin ?!

Ça t'énerve de perdre tes moyens, encore plus face à elle. Tu grognes, reculant d'un pas, cherchant nerveusement tes clopes dans ton pantalon pour t'en griller une. Tentant tant bien que mal de te détendre. Tu t'y prends à cinq reprises, ce qui ne fait que t'agacer davantage. Décidément, tout a décidé de te faire chier ce soir. Tu poses à nouveau le regard sur elle, elle est proche, encore une fois. C'est pas le genre de fille dont on peut ignorer la présence. Elle arrive toujours à tout faire foirer, à te sortir de tes gonds.

- Sérieusement, t'as rien de mieux à foutre... ?

C'est sec, t'es pas en état de mâcher tes mots. T'as envie de gueuler, te frapper dans un mur... Tout pour la voir disparaître par ce que quand tu l'as en face de toi, t'as qu'une envie, c'est de la faire tienne. T'y peux rien, c'est physique, ton corps appelle le sien, t'es loin d'être sevré. Babylone l'emporte... Elle l'emportera toujours. C'est toi qui n'arrives pas à lâcher prise. Tu te maudis à cette simple pensée, tirant nerveusement sur ta clope sans te soucier de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Là, t'emmerdes le monde entier, ya que toi et cette connasse... T'attends même pas de réponses, tu sais même pas ce que tu veux, t'as juste agit, sans réfléchir, ton corps gagnant une volonté propre. Tu tritures nerveusement ta clope sans même chercher la moindre logique dans tes actes. Quand ça concerne Babylone plus rien n'a de sens, ni réellement d'importance si ça n'est le fait de continuer à vous déchirer, ce dernier lien bancal qui vous unit, celui que t'arrives pas à trancher aussi nettement que tu le voudrais.
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