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 Cours Forest ! - Virgil :piou:


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Ally Jenner
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Lun 9 Mai - 14:55
Depuis que je m'étais installée en centre-ville, je n'avais pas vraiment eu de temps pour moi. Il est vrai qu'un déménagement prend toujours plus de temps que l'on ne pense, surtout quand on installe aussi son cabinet dessous. Ca faisait longtemps que je rêvais de m'installer à mon compte et non plus de me faire exploiter dans les hôpitaux aux alentours. Certains pensent que ce n'est pas glorifiant de passer sa vie à soigner des grippes, moi je pense que c'est épargner sa vie sociale et familiale. Je ne pourrai pas survivre en enchaînant des gardes de quinze heures, malgré la paye, je tomberai en dépression. J'ai besoin de bouger, de voir du monde, de vivre. A quoi sert l'argent si on ne peut s'en servir ? Bref. Ce matin-là, j'avais tout juste fini d'installer mon cabinet, prête à accueillir mon premier patient. Il était chaleureux et moderne, loin de cette salle d'attente chez ton médecin de soixante-dix ans qui te rend encore plus malade. Je voulais un truc dynamique et inspirant confiance. Bon certes, je n'ai pas vraiment de diplôme, mais 3ans chez les bonnes sœurs le nez dans les bouquins, et c'est comme tel. J'avais donc, largement, à mon avis mérité une petite pause, l'ouverture « officiel » n'étant que le lendemain. Quoi de mieux pour se ressourcer que d'aller courir ?

Le temps était un peu grisonnant en ce jour, pourtant, il faisait bon. Je montais me changer pour mettre une tenue plus adapter que mon pyjama, quoi que plutôt rigolo mais bon, rien de mieux qu'un running pour courir avec une bonne paire de chaussures. Je pris mon sac à dos pour avoir toujours une trousse de secours sur moi au cas où, vieille habitude, et évidemment une bouteille d'eau. Me voilà fin prête pour aller chasser de l'air ! Petit problème, je ne savais pas vraiment où aller courir, d'habitude, j'aime faire ça dans les bois, au bord de la plage, avec le bruit des arbres ou des vagues, c'est agréable, on ne voit pas le temps passer, on se laisse prendre à leur jeu. Mais là, je ne me souvins pas avoir vu ça quelque part assez proche d'ici, par contre, j'avais aperçu un stade. Généralement y a toujours des pistes autour des terrains ‘officiel', et avec un peu de chance y aura un entraînement de rugby et je pourrai m'incruster ! (#sudiste) Ce n'est pas si rare que ça les filles rugbymans, et pas forcément super sexys, la plupart sont des montagnes. Bon, j'ai beau être sportive, je suis loin de pousser leur 150kg de fonte au développé-couché ou à la presse. Je préfère garder ma féminité, c'est bien aussi.

Me voilà donc parti à la recherche de ce stade. Cette ville était plus grande que ce que je pensais en fait et malgré les panneaux, je me retrouvais dans des endroits, qui n'avait pas du tout l'air d'être des stades, ou alors abandonner depuis des années. Au moins maintenant, je sais où est la déchetterie, ça peut être utile. Je rangeai donc ma fierté de côté pour sortir le gps sur mon portable. A vrai dire, je n'étais pas si loin de lui, j'avais juste fais une grosse boucle inutile. Enfin, le principal est que j'arrive au but, la piste !

Il n'y avait pas grand monde, deux trois personnes, et pas d'entraînement, ce ciel couvert avait dû faire fuir les faux sportifs, et les nunuches juste là pour montrer leur corps. Ce n'est pas plus mal, je supporte mal les filles comme ça, elles ont le don de m'agacer, et je prends un malin plaisir à rentrer dans un pigeon et leur chier dessus. Oui bon là, j'avoue, mon pouvoir ne me sert à pas grand-chose dis comme ça, je ne pense pas l'utiliser à son maximum mais qu'est-ce que je ris. Faut bien s'amuser un peu, non ? Puis ce n'est pas comme si je leur faisais mal, je calme leur ego, c'est tout.

Je partis poser mon sac sur les sièges au bord de la piste et m'engageai en petite foulée avec de la musique dans les oreilles. La musique est la plus grande source de motivation avec un temps pareil, c'est mon outil indispensable! Il est vrai que je ne sais jamais dans quel sens courir sur une piste, c'est tellement rare que j'y aille en plus. En plus, y a toujours quelqu'un qui court dans le sens opposé au tien, peut importe que j'ai suivi la masse, alors bon… Puis, je vous avoue que courir en rond, c'est pas vraiment très divertissant, mais j'avais trouvé en remède en cours pour oublier que je m'ennuyais. Penser. Liste de courses, bilan de soirée, leçons, tout y passer. Oublier pour avancer, ça marchait plutôt bien. Je commençais donc à pointer les choses que je devais faire, trouver une salle de sport, aller acheter à manger, c'est bien de se nourrir aussi, mais je perdis totalement quand je me mis a pensée a comment arranger les meubles dans mon appart. Pourquoi ne pas mettre la bibliothèque à côté de la fenêtre et la télé en face ? Le gros cadre au-dessus du lit pourrait vraiment être sympa, plus que dans le salon. Et la cuisine, si je la repeignais en rouge ? Tout de suite, en partant très loin dans la réorganisation de mon appart, le temps tournait, et cela devait faire une bonne demi-heure que j'étais déjà là. De plus, une pluie fine commencé à se faire ressentir et la chaleur commençait à monter dans mon corps.

Camarades, pour votre bien, ne reproduisez pas ce que vous allez lire. C’est donc pour me soulager que je décidai d’enlever mon haut, en gardant ma brassière dessous bien entendu, je ne suis pas exhibitionniste non plus… Rien de bien dangereux me direz vous, oui, sauf que motivée je continuai à courir, et au moment de décoincer ma tête de mon t-shirt, je me suis déportée de piste. C’est ainsi, qu’en bombant dans un gars à contre sens, et grâce à cette superbe petite pluie, je glissai important l’innocent avec moi, tant qu’à faire, plus on est de fou plus on rit.
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Virgil A. Elbaz
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Sam 14 Mai - 1:07
Cours Forest ! —





Des journées pleines. Fractionnaires. Sportives nullement dans le bon sens du terme. Productivité ? Oubliée. L’entretien du corps humain est obligatoire pour ta personne. Même si tu n’étais pas une personne extrêmement musculeuse par rapport à un maréchal de l’armée, ton enveloppe corporelle restait maintenue à un fort taux d’existence. Que cela soit par rapport à ta position en tant que Chef des Cronos ou encore bien, simplement, par rapport à ton métier. À ton avenir. Postérité inscrit dans les manuels scolaires. Chef d’une grande idéologie, similaire à un titan. Similaire à un dictateur. Similaire à toi-même. Une comète. Un prophète. Coup de foudre et attentat.

Courir. Toujours plus loin. Toujours plus longtemps. Un exercice qui n’était pas forcément plaisant, objectivement. Il faillait être lucide. Droit avec soi-même. Toutefois, tu ne te forçais pas. Tu avais du poids sur les épaules. Des charges immenses. Il y avait des problèmes. Il y avait des comptes à rendre. Il y avait cette guerre. Des gens mourraient. Des familles étaient disloquées par ta simple présence et ton envie de faire respecter la loi par n’importe quel moyen. Extrémiste. Fou. Jeune débile. Il y avait cette haine au sens de tes reins. De ton coeur. Cet artefact brisé par le passé. Défait et reconstruit avec des morceaux de verres brisés.

Alors tu cours. Tu cours pour l’abandon de soi. Oublié les problèmes de la vie. Ne pas croire que tu avais des soucis. Que ton téléphone sonnait à n’importe quelle heure de la nuit. Que, chaque jour, tu comptais de moins en moins de monde. Les recrutements, complication. Extrême. Violent. Rapide. Voilà des qualités que tu recherchais en ce moment-même chez les Cronos. Planification d’une attaque. Planification de l’extermination des occupants du Quartier Nord. Il y avait ce problème. Cette escarmouche. Ça brulait mais on ne pouvait rien y faire. Un feu qui se propage. Une maladie qui se développe. Une gangrène qui te bouffe de l’intérieur. Peu à peu.

Combien de temps que tu tournais en rond ? Tu ne le savais pas. Tes affaires dans un coin des gradins, tu jetais parfois quelques légers coups d’oeil rapide. Comme chaque personne inscrite sur cette foutue Planète Terre, tu tenais à tes affaires. Même si peu de personnes étaient présentes à cause du temps maussade, tu étais d’une nature prudente. D’un geste rapide et vif tu plaçais la capuche de ton sweat zippé YKK sur ton crâne. La pluie n’était pas bien dérangeante mais il serait idiot de se mouiller pour rien. Et, éventuellement, d’attraper quelque chose. Tu ne pouvais pas tomber malade. Tu n’avais pas le droit. Pour toi. Pour eux. Pour elle. Elle qui n’est plus.

Que dire et que faire ? Tu réfléchissais. T’interrogeant. Plus ou moins sur ton avenir. Cela faisait plusieurs années que l’accident s’était passé. Il fallait que tu tournes la page. Tu l’avais déjà fait, sur certains points bien précis. Mais elle te hantait toujours. Vivre avec ça. Pour le restant de ta chienne de vie. Lâchant un vif soupire, tu perdis immédiatement ton équilibre sans réellement comprendre ni le pourquoi, ni le comment. Douleur. Géhenne. Mal. Élancement. Limbes et souffrance. Le sol froid. Glissant. Pleurant. Une grimace et une force physique qui t’amena vers le styx. Tu n’aimais pas ça.

Humf. 

Quelques secondes de stress avant de te rendre compte du problème. Une demoiselle. Les bras occupés par un T-shirt apparement bien trop compliqué à faire disparaitre. Tu n’aimais pas ce genre de situation, malgré que la cause de cette chute n’était pas d’une nature abominable, voire épouvantable. Plutôt même le contraire. Finalement, tu te relevas, tendant ta propre main à la colombe à la chevelure ébène.

Rien de grave à signaler ? 

Tu passas par la suite ta main à l’arrière de ton crâne, te grattant rapidement. Laissant retomber cette dernière, ensanglantée.

Merde. 

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Ally Jenner
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Mer 18 Mai - 14:11
*Il y avait un homme, le parfait cliché du brun ténébreux, la peau pâle, musclé, plein de mystère dans son regard. Il était debout devant pleins d'autres, des visages inconnus, déçus, certains pleins de sang, ce n'étaient pas des Zélos, ça j'en étais sûre, depuis le temps je commençais à reconnaître mes camarades. Pourtant cette scène aurait très bien pu se passer dans notre QG, hors, les murs n'étaient pas les mêmes, la salle, les meubles, les gens n'étaient pas les mêmes. Ils avaient l'air dépités, comme si une mission avait mal tourné, enfin c'est à ça qu'on ressemblait nous, quand c'était le cas. Et ce gars debout, il avait un pansement sur la main, plein de sang et crier sans que je comprenne ce qui raconte sur les autres ... Je connaissais tous nos supérieurs, à force de me faire engueuler parce que je dors sur le canapé, certes, mais je les connais. Hors là, il n'y avait aucun visage connu… Sauf un, assis au fond, je l'avais croisé dans un repérage quelques jours auparavant, il avait même faillit me percer l'œsophage et il portait encore la marque du coquart que je lui avais fait. C'était donc le QG des cronos, sans aucun doute. Mais qui était ce gars ? Et que c'était-il passé ? Ou plutôt qu'est-ce qu'y aller se passer ... *

Les yeux révulsés, il me faillait quelques secondes pour revenir à moi, c'était toujours pareil. Vision, ou changement de peau, le retour était parfois douloureux. Mais si je contrôle parfaitement le fait de me plonger dans un autre corps, les visions, elles, venaient  souvent quand je dormais, ou bien suite à une chute. Quand ma vision s'éclaircit un peu, je distinguai la silhouette que j'avais sans doute renversée. Je m'asseyais le temps de reprendre un peu plus mes esprits et me dégageai de la cause de la chute qu'étais ce pull, puis attrapait la main tendue, pour finalement me relever.

« Merci et désolé, ce n'étais pas très malin de ma part, et vous ça va ? »


Au moment où ces mots sortirent de ma bouche, je regardais ma main et y vu du sang, hors je n'avais aucune égratignures. Il n'y avait qu'une solution, ce sang n'étant pas tombé du ciel, je repris donc sa main pour l'inspecter. Réflexe de médecin, je lui fis, sans vraiment avoir son accord, flexion des doigts, rotation du poignet, mais tout avait l'air bien. Sauf bien entendu la sale plaie qu'il avait dans la paume de la main. C'était une vraie merde pour ça les pistes, contrairement aux cailloux, elle n'arrache pas la peau elle la brûle. Je me demande toujours ce qui est le pire…

« Faut désinfecter, y a pas mal de poussière dans la plaie, je n'aimerais pas vous retrouver dans une semaine aux urgences pour amputer votre main, je m'en voudrais »

Bon, d'accord, j'exagère un peu, cela arrive une fois sur cent, mais bon, on ne sait jamais. C'est pour ça que j'ai toujours ma trousse de secours sur moi. Non pas que je suis douillette, loin de là, mais un peu pour avoir, l'honneur et la joie de pouvoir crier « Laissez passer, je suis médecin » dans un accident. Bon s'en était pas vraiment un là, mais bon… On prend ce qu'on a, non ? Je m'époussetais un peu au passage en cherchant où j'avais mis mon sac. Il n'était pas très loin, une dizaine de mètres.

« Oh euh, je suis médecin en ville, si vous voulez, j'ai de quoi soigner ce vilain bobo juste là. »
lui dis-je en montrant mon sac à l'abri.  

Puis à ce moment là, je vis son visage, il est vrai que jusqu'à présent, hors mis sa main, j'avais pas vu grand-chose de lui. C'était lui. Le gars de la vision. Le pansement, la main, tout ça. Je ne pu m'empêcher de le regarder bizarrement, mais il fallait que j'en sache plus sur lui. Quel rang occupait-il ? Qu'allait-il se passer ? Et puis, qui sait, ramenait le gros lot au QG ?
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Virgil A. Elbaz
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Sam 21 Mai - 16:49
Cours Forest ! —




Le sang. C’était une notion et un élément que tu connaissais. Que cela soit par ton métier ou bien par le rang que tu occupais chez les Cronos. Le métier de commando au service du gouvernement t’avait bien appris une chose : Il était impossible d’avoir les mains vierges aujourd’hui. Tu avais tué un nombre incalculable de personnes. Déployé dans le plus grand des secrets à chaque fois. Opération éclair. Entrainement dans les plus grands laboratoires du gouvernent. Conditions extrêmes. Que cela soit dans le No Man’s Land ou encore bien dans la campagne reculée. Avec, pour seule arme ton intelligence, tu avais survécu. Plusieurs jours. Parfois semaine. Avant que, finalement, tu aperçois le vaisseau du gouvernement survolant la clairière, un homme en uniforme te tendant la main pour que tu puisses - enfin - revenir à la civilisation. Tu n’étais pas un homme. Tu n’étais plus un homme. Tu étais une machine. Ensanglantée. Meurtrière. Funeste et destructrice.

Et aujourd’hui, te voilà blessé par une civile. Tu te faisais vieux, Virgil. Fais attention à toi. Assure tes arrières. Contrôle toi.A Flux sanguin. Énervement. Tu sentais. Tu sentais que le serpent sifflait. La méphistophélique voulait croitre. Apparaitre. Simple vengeance d’une enfant qui n’avait rien à faire ici, sous cette légère pluie battante. Cette dernière, diluante légèrement le sang coagulant au sein de ta paume. Contrôle là. Empêche là de sortir. De s’épanouir dans la destruction et la guerre. L’escarmouche n’a aucunement lieu d’être, ici. Les battements de ton coeur s’accélère. Pendant une légère fraction de seconde, tu penses perdre pied. Esprit disparaissant. Sentiment humain effacé. Mâchoire se disloquante avant de se remettre en place.



Pour dire vrai, tu ne regardais pas ce que la demoiselle faisait avec ta main. Replié sur toi-même, tu cherchais à enfuir l’hydre au plus profond de ton abysse. De ton coeur. Le plus longtemps possible. Quelques secondes plus tard, tu reviens mentalement vers la demoiselle. Elle tenait ta main. Effectivement, une plaie était présente. À croire que tu te faisais véritablement vieux. Surveille mieux ton corps. Amputation. Une. Amputation. Il y avait de l’exagération dans ces propos. Tu avais connu pire. Des balles. De la torture. Des coups de pieds dans des parties bien spécifiques du corps humain. Des couteaux. Des aiguilles. Alors quelques morceaux de cailloux et de la peau contre la piste, ce c’était pas grand chose. Même si, objectivement, la sensation de brûlure n’était pas la plus agréable au monde, tu grimaçais.

Oui, ça serait une bonne idée, je pense.

Tu tournes le visage vers la position du sac mais aussi, de tes affaires. Il fallait que tu les récupères. Mais avant, oui, il fallait mettre du désinfectant ou une merde quelconque sur ta main. La pluie, ce n’était amplement pas suffisant. D’ailleurs, tu avais sali de ton plasma rougeâtre ton sweat à capuche. Tu avais l’habitude d’enlever sur tes affaires. Mais bon. Soupir. Tu roulais des yeux avant de regarder plus précisément la colombe à la crinière ébène.

Faites attention la prochaine fois, arrêtez vous pour vous… Déshabiller.

Quelle connerie, d’ailleurs. On s’arrête pour faire ce genre de chose. Ce n’était pas une compétition. C’était encore moins du cul, à savoir, il y avait aucune envie de faire ça au plus vite. Patience était mère de vertu. C’était sur une pensée similaire que tu te dirigeais vers les gradins, ta main se balançant allègrement, laissant derrière ton enveloppe corporelle une légère trainée de sang.

Vous venez souvent ici pour rentrer dans les gens ?

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Ally Jenner
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Mar 24 Mai - 18:00
Plus je me rapprochai des vestiaires vers mon sac plus je me rends compte que je suis dans la merde. A croire que je le fais exprès. Je pourrais le désinfecter à l'acide fluorhydrique comme si de rien était. Il est dit tellement fort qu'il ronge le verre, rien que l'inhaler cause la mort alors le poser sur sa peau le brûlerai d'une force extrême, atteignant l'os. Je le regarderai hurler à la mort en voyant sa main se désintégrer. Je n'aurais plus qu'à l'assommer, avec le mal ce ne serait assez simple. Je cacherais le corps le temps d'aller chercher ma voiture, puis je l'emmènerai au QG où je serais obligée de lui amputer la main pour que l'acide ne lui ronge pas tout le corps et qu'on puisse l'interroger.

Mais je me balade rarement avec ce genre d'acide sur moi. Il me fallait donc une autre solution. Il était bien plus musclé que moi, même si je l'attaquais en plantant mes ciseaux dans sa jambe, il me tuerait sûrement… Je n'avais donc qu'une solution, celle de rien faire. Comme si de rien était, me comporter comme une Gaïa, mais tout en méfiant. Mais en même temps je ne pouvais pas le laisser filer sans avoir tiré de lui un minimum d'info.

Si c'était un de ces enfoirés, au moins il avait de l'humour. C'est ainsi qu'avec mon plus beau sourire, j'attrapai dans mon sac ma trousse de secours. J'en sorti des compresses et de l'alcool avant de me retourner face à lui pour prendre sa main et tamponner gentiment sa plaie.

« Ici ? Non, je préfère rentrer dans les gens aux supermarchés, ou dans des magasins en tout genre ! Voir même dans les bars… C'est beaucoup plus drôle. Plus sérieusement, non, je préfère courir sur la plage ou dans les bois, question d'habitude. » dis-je en continuant mon travail. Je sorti une autre compresse propre et l'enroulant autour de sa main avec un bandage pour que ce soit plus pratique pour lui. Et surtout comme dans la vision.

« Vous voilà guéris ! Et encore désolé ! » J'aperçue par-dessus son épaule la pluie qui avait décidé que je resterai un peu plus longtemps que prévue avec lui sous ce mini abris, ou simplement de noyer tout petits animales rampants. Je le sentais mal, je ne sais pas pourquoi, sûrement un pressentiment féminin… D'ailleurs je commençais à sentir la fraîcheur tomber sur mes épaules, faute d'effort, mon corps de compensait plus celle-ci. Je me tournai vers mes affaires à la recherche du sweat causeur de malheur. Je fouillai, ne le trouvant absolument pas, je me rappelai l'avoir jeté par terre après ma chute. Et bien évidemment celui-ci était resté là bas.

Il me regardait par terre, et je suis sûre que si il pouvait parler il se moquerait de moi. Mais de quel côté était-il ? J'hésitai à aller le chercher ou pas, la pluie commençait juste à tomber fort, je pourrai limiter la casse. Je levai les yeux aux ciels et vis de gros nuages bien gris, qui n' annoncer rien de bon, hors mis un gros orage. Je pris donc mon courage à deux mains et partis en courant sous la pluie chercher mon pull sur la piste maintenant pleine de flaque.

J'avais donc ma réponse, ce pull était clairement de leur côté. Je me pris les pieds dans une flaque qui avait fait tourner en boue la terre qu'elle recouvrait, et m'étalai contre le sol de tout mon corps. Je ne pus m'empêcher de lâcher une petite insulte au ciel ne comprenant pas pourquoi le sort s'acharnait sur moi. De plus, j'étais extrêmement mal retombée, et ma cheville me le faisait comprendre. Je ne pus m'empêcher de m'asseoir pour tenter de l'examiner malgré la pluie, qui était en train de ruisseler sur tout mon corps. A sentir mes os, cela ne présageai rien de beaux.. Je tentai de me lever mais je ne pouvais prendre appui sur cette dernière, retombant automatiquement par terre. Conclusion, j'étais dans la merde.

Bon d'accord, si je n'avais pas fait exprès de tomber, la maladresse est maîtresse de mon corps, je n'avais pas si mal que ça à ma cheville, juste une entorse. Alors certes la marche était douloureuse, mais pas tant que ça. Mais, en faisant croire à la fracture, il se peut qu'il soit un peu gentleman et qu'il m'emmène chez le médecin ou à l'hôpital… Dans les deux cas je serais en terrain connue, et j'aurais peut-être une chance d'en faire quelque chose, enfin plus qu'ici.
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