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 notice me, senpai ϟ BRAN


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P. Isaac Adams
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Dim 8 Mai - 21:37
Il marche, il avance. Il s’en balance de tout.
Il offre des feuilles, des flyers, pour faire promouvoir l’endroit où il travaille. Offrant quelques coups de jus à ceux n’en voulant pas, pour mieux se venger. Offrant un faux-sourire amical, ce stupide sourire qui lui ait collé aux lèvres et dont il n’arrive pas à se débarrasser. Ce stupide sourire qu’il penser aimer mais qu’il hait du plus profond de son âme. Et il continue à faire de la pub pour le restaurant, pour le fast-food bien gras où il bosse parce que c’était mieux que rien.

Et c’était comme un ouragan lorsqu’il finit. Il lui restait quelques feuilles. Il courut dans une ruelle, balançant tout. Rictus. Se demandant ce qu’il était devenu, ce demandant pourquoi rien n’allait plus. Un soupire. Une inspiration. Il respire, un bon coup. Et revient sur ses pas. Ne prenant même pas la peine de ramasser son gâchis. Il n’aura qu’à dire que tout a été donné.

Journée terminée.
Il n’y a eu aucun soucis vis-à-vis de sa tempête de feuille, de ses imprévisibles coups de colères : des moments où ils craquent. Il regarde face à lui, comme à son habitude. Les mains dans les poches, il marche. Il retourne ramasser les flyers qu’il avait balancé, ils sont tous sales. Mais il prend quand même le temps de les ramasser un par un. T’étais vraiment con d’avoir balancé tout ça.

Isaac était incapable de laisser un tel désordre et cet état de saleté présent par sa faute. Il termina de ramasser ses nombreux flyers boueux.
Isaac était bon.
Isaac n’aime pas la poussière.
Isaac est pourtant tout sale à l’intérieur.

Il lève les yeux vers le ciel : il fait moche. Il va sûrement pleuvoir. Il balance ses déchets à la poubelle du coin, évite de remettre ses mains dans ses poches pour éviter de tacher sa magnifique veste de jogging.
Et il trébuche comme un sac à merde à cause d’un caillou parce qu’il ne sait pas regarder où il va. Le voilà bien boueux, lui qui ne voulait pas souiller sa pauvre tenue. Lâchant un gémissement de douleur. Il reste au sol, quelques minutes. Au final, c’était plutôt confortable et ça lui allait bien d’être là, dans la boue, à rien faire.
T’es con Isaac, tu vas devoir perdre ton temps à la laverie, ce soir, au lieu de rentrer et de dormir.

Il restait les yeux ouverts, il pensait juste.
Sans même penser au fait que la boue signifiait qu’il y avait de l’humidité, et qu’il en avait la frousse.



je ne m'en remettrais jamais.
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Bran Duvessa
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Lun 9 Mai - 17:26




Noticed
Un ciel gris, un classique quand il est question de faire un échange louche dans une ruelle, les gens sont pressés pour rentrer chez eux et ne porte pas attention aux autres qui les entourent, un bon coupe-bourse serait capable de partir avec un petit pactole aujourd'hui si il s'y prends comme du monde, pensa Bran. C'était tout ce qui lui restait à faire, le mec était venu, avait dit deux trois trucs et puis il est reparti dans la foule pour aller ailleurs, où? Le corbeau s'en fout, il est bien, perché sur une caisse de bois à tuer le temps, et puis, ce n'est pas comme si son horaire était surchargé ou inflexible, le temps, il en avait beaucoup,mais ça ne le dérange pas, de rester immobile pendant un temps quand tout est en changement constant, quand il y a rien pour arrêter ce flux, mais tu ne veux pas suivre ce  maelström, tu fait du surplace, c'est temporaire comme situation, mais c'est mieux que de se laisser emporter en espérant d'être sauvé par une main invisible.

Pour accentuer ses pensées, Bran soupira et se redressa un instant pour s'étirer pour ensuite reprendre place sur la caisse, décidément, la pluie prenait son temps, mais il n'était pas pressé, un corbeau ne se presse jamais, sinon il panique, et si c'est le cas, cela en est fini pour le corbeau, donc il faut prendre un peu de recul et faire abstraction, oui, il faut se distancer de tout pour mieux comprendre la situation de temps en temps, mais pas pour l'instant, car en ce moment même, quelqu'un descends l'allée pour rejoindre l'intersection de quelques ruelles, l'intersection où Bran était à cette occasion. Alerte, il regarda du coin de l’œil la ruelle d'où le bruit venait et il vit un jeune homme, environ son âge estima le corbeau, et il eut un petit rire quand il vit l'étranger tomber dans la bouette, c'était drôle après tout. Il se leva pour se rapprocher du curieux personnage, affichant un large sourire moqueur, lui tendit sa main pour l'aider à se relever, et prit un peu de recul pour aller s'adosser contre le mur, et garda un œil amusé en la direction de l'autre homme, et les mains dans ses poches, il décida de parler :

Tu es myope, maladroit ou tu aime tout simplement la bouette?


Bran parlait d'un ton moqueur et arrogant, il s'était trouver quelqu'un, par la circonstance des choses mais ce n'était pas déplaisant, il continua :

-Oh tu sais? Je blague, mais je crois que tu est un peu intelligent, ou du moins assez pour comprendre une blague non? M'enfin, moi je suis Corbeau, tu fait de belles chutes si je peux me le permettre.

Amusé, et rigolant, Bran sorti une gomme à mâcher emballée de sa poche et l'offrit à l'inconnu, avec un sourire vivant sur son visage, en ce moment, il était prêt à voir où tout cela pouvait bien mener.
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P. Isaac Adams
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Jeu 12 Mai - 23:17
Sol : humide ; boueux.
Situation : extrêmement gênante.
Envie : se laisse crever ici. Sur ce sol froid qui lui offrait des frissons à tout va, alors qu’il n’en voulait pas.
Sentiments : mélancolie ; niaiserie.
Il vit un étrange personnage, qui devait sûrement avoir son âge. Lui tendant la main pour qu’il se relève, il l’attrapa. Il était mieux debout, sans toute cette boue. S’adossant contre un mur, laissant ses mèches de cheveux — un peu trop longue — lui tomber sur la figure. Il dévisage l’étranger, d’un regard amical. L’écoutant parler, ses propos sonnants comme une ridicule mélodie.

« Tu es myope, maladroit ou tu aimes tout simplement la bouette ? »
Il sentait son ton moqueur. Comme une mauvaise blague. Ça puait l’ironie à pleins nez. Il était, malheureusement, trop préoccupé par ses pensées pour avoir envie d’esquisser le moindre sourire. Le regard dans le vide, il écoutait, il répondait mais jamais à voix haute : tout était dans son esprit. C’était drôle, il aurait sûrement dit que c’était les trois juste histoire d’aggraver son cas et de continuer la plaisanterie.

« Oh tu sais ? Je blague, mais je crois que tu es un peu intelligent, ou du moins assez pour comprendre une blague non ? M’enfin, moi je suis Corbeau, tu fais de belles chutes si je peux me le permettre. »
L’inconnu riait.
Isaac reprit des lueurs dans son regard, riant faussement, comme toujours. C’était amusant, mais il ne savait plus réellement rire. Alors que Corbeau riait vraiment. Corbeau vivait vraiment. Tout ce qu’Isaac ne faisait pas. C’était admirable, pensait-il. C’était étrange, pensait-il.

« Super Pizza, enchanté. Merci pour le compliment. »
Rictus.
À surnom stupide, réponse stupide. Corbeau, c’était cramé que ce n’était pas son vrai nom. Pour le moment, lui, sera juste Super Pizza. Et il vengerait sa famille pour s’être faite bouffer par des clients ayants commandés trop de pizza dans la pizzeria du coin. C’était con, une Pizza qui vendait des Kebab. Diane aurait ri si elle était encore en vie.

Il regarda la gomme à mâcher de Corbeau. Il l’attrapa, le remerciant. La mise dans sa gueule et mâcha. C’était toujours un plaisir d’avaler un minimum de sucre. Il avait l’air sympa, cet inconnu qu’était là.

« Isaac. C’est mon nom. C’est quoi le tient ? Un corbeau ça sait faire des chutes tu crois ? Ce serait assez marrant… TU SAIS VOLER ? »
Furie de questions, il faisait l’intéressé. Il était curieux. Peut-être que son pouvoir lui permettait de voler, de devenir un oiseau ou encore de flotter. Ça serait trop cool ! Ou alors il était totalement à côté de la plaque et se sentirait juste plus débile que d’habitude. Il ne savait pas. Il demandait pour être sûr, ne sait-on jamais.

Il sourit. Et était terriblement curieux.



je ne m'en remettrais jamais.
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Bran Duvessa
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Ven 13 Mai - 10:52




And now?

« Super Pizza, enchanté. Merci pour le compliment. »

Donc l'étranger dénommé Super Pizza aimait lui aussi utiliser des sobriquets, Bran eut un petit rire face à ce nom, un enfant immature qui ne connaît rien à la vie, oh Corbeau admettait qu'il ne savait rien à la vie, mais au moins, il l'avait expérimenté assez de fois pour comprendre que la vie n'était pas une entité métaphysique mais bien un tout crée par l'entièreté de ce monde, un tout qui dépendait de chaque volonté indépendante de de ce monde, mais Super Pizza était plus intéressant que toute ce cette philosophie pour l'instant. Bien adossé, il observe ce phénomène qui décida de surenchérir sur son monologue :

« Isaac. C’est mon nom. C’est quoi le tient ? Un corbeau ça sait faire des chutes tu crois ? Ce serait assez marrant… TU SAIS VOLER ? »


Voler? Bran? Il s'esclaffa de rire, c'était la première fois qu'on lui avait une blague comme celle là, c'était drôle, bien sûr qu'il savait voler, mais Corbeau savait bien que ce n'était pas ce genre de vol auquel il faisait référence mais bien celui de s'envoler dans les airs, néanmoins Isaac lui avait demandé son nom, donc Bran était sûr que ce n'était qu'un pauvre gamin sans expériences mais qui était néanmoins cynique, son rire sonnait creux après tout, maintenant, comment allait-il réagir? Bran hésita un moment, fixant Isaac dans les yeux, puis se redressa pour s'approcher  de l'autre homme pour lui faire face et lancer une réplique :

-Je t'ai déjà donné mon nom, Pizza, je suis Corbeau, quand on vie comme je vis, on ne donne pas son nom au premier inconnu qu'on rencontre, ce n'est qu'un sobriquet pour qu'on aille un nom à me donner quand on me parle. Rien d'étrange là-dedans n'est pas, petite Pizza?


Pendant ce temps, Bran s'était amusé lui subtiliser son porte-feuille, et décida de se diriger en direction d'une autre ruelle, et se retourna quand il était proche de tourner à gauche, pou lui lancer son porte-feuille :

-Je sais voler comme un corbeau Isaac, des chutes? Jamais essayé, j'ai peut-être du talent pour devenir un acrobate, qui sais? Donc Isaac, tu voulait mon nom mais je t'offre mon métier, je Corbeau, courtier d'informations. Tu as besoin d'un peu de saleté sur un collègue? Tu frappe à la bonne porte. Maintenant, si tu cherche à vivre, tu n'as qu'à me suivre et cela, te sera libre de charge. Après tout, tu me semble bien vide malgré tout ce rire, je me demande même si je devrais pas t'offrir la corde pour que tu aie te pendre, si tu ne veux plus vivre, c'est ton choix, ce n'est pas comme si tu avais demandé de vivre, pauvre petit Isaac.

Ainsi, Bran s'enfonça dans la ruelle de gauche, pour faire face à une arrière porte d'un immeuble, et rentra à l'intérieur de celle-ci sans attendre Isaac, si il voulait le suivre, le choix était sien.
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P. Isaac Adams
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Lun 16 Mai - 3:23

User d’un sobriquet des plus dégradants et stupides comme tout ce qu’il pouvait dicter à chaque instant. Super Pizza, il n’aurait pas pu trouver mieux ? Une pizza qui vend des kébab, c‘est original comme concept. Et dans le vide de son regard, il attend une réponse. La curiosité le rongeant, l’envie de savoir le dévorant. Le détruisant de plus en plus. Jetant un léger coup de pied dans une flaque d’eau. C’était chiant, ça le faisait chier. Et il a cet air de pauvre petit malheureux, avec ce faux-sourire collé au visage qui n’attendait que de pourrir ici.

Les contacts, la sociabilité, ça ne lui allait pas. Il se sentait con, parce qu’il était con. Se faire cramer lors d’une chute, porter le plus stupides des surnoms et ne même pas capter une blague parce qu’il n’arrête pas de penser, il aurait presque pu écrire « le manuel du pire boulet ». Corbeau s’était avancé vers lui.

« Je t’ai donné mon nom, Pizza, je suis Corbeau, quand on vie comme je vis, on ne donne pas son nom au premier inconnu qu’on rencontre, ce n’est qu’un sobriquet pour qu’on aille un nom à me donner quand on me parle. Rien d’étrange là-dedans, n’est pas, petite Pizza ? »

Il essayait de suivre, il avait tout compris mais il lui fallait un léger temps pour emmagasiner ce surplus de phrase beaucoup trop important à ses yeux. Et ça le stressait de se faire appeler Pizza en fait.

« Isaac, le Pizza c’était pour déconner, ok ? Ça me perturbe grave en fait. »
Crédibilité : aucune.
Il vit l’inconnu tourner les talons. Il allait sûrement partir. Isaac allait enfin pouvoir arrêter de retenir ses larmes et sa colère. Ses rires lui donnaient envie de pleurer tellement ils étaient faux et qu’il n’avait pas à rester autant plonger dans son malheur. Il vit son porte-feuil s’envoler vers lui. Il le rattrapa, le tâchant de la boue présente sur ses paumes au passage. Rangeant dans sa poche l’objet, il ne disait rien, il restait quelque peu impassible face à ça. Il n’avait pas grande chose sur lui, ce n’était pas une grande perte si jamais il était perdu pour de bon. C’était même amusant.

« Je sais voler comme un corbeau Isaac, des chutes ? Jamais essayé, j’ai peut-être du talent pour devenir un acrobate, qui sais ? Donc Isaac, tu voulais mon nom mais je t’offre mon métier, je suis Corbeau, courtier d’informations. Tu as besoin d’un peu de saleté sur un collègue ? Tu frappes à la bonne porte. Maintenant, si tu cherches à vivre, tu n’as qu’à me suivre et cela, te sera libre de charge. Après tout, tu me sembles bien vide malgré tout ce rire, je me demande même si je ne devrais pas t’offrir la code pour que tu aie te pendre, si tu ne veux plus vivre, c’est ton choix, ce n’est pas somme si tu avais demandé de vivre, pauvre petit Isaac. »

Et ça fait mal, ça le ronge de l’intérieur, il a envie d’exploser. Tout est vrai. Il est vide, tellement vide que le néant lui-même semble bien rempli à côté. Il ne sait plus quoi faire, il est perdu face à ce monde ne désirant plus de lui. Il n’a pas envie de mourir, mais il n’a pas envie de vivre non plus. Il regarde Corbeau partir, et décide le suivre. Il a envie de vivre, de retrouver du plaisir ou la moindre sensation devenue inexistante à ses yeux. Il y avait un bâtiment, un immeuble, des habitations. Une porte. Rentrant à l’intérieurement, calmement mais sûrement.

« Je veux bien vivre. S’il-te-plait. »
Il craque, il pleure. Il explose. Pose une main sur son front, sous ses diverses mèches de cheveux. Un appel à l’aide, une urgence. Isaac en avait besoin.


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Bran Duvessa
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Lun 16 Mai - 10:07




Beers and insults
« je veux bien vivre. s’il-te-plait. »

Corbeau avait entendu ces mots plaintifs qui sortait de la porte, alors que la clarté du jour envahissait ce lieu sombre, un jeune homme bouetté se tenait devant, suppliant. Il cherchait à vivre, il voulait vivre, ça, ça se voyait dans son regard pensa Bran d'une humeur pensive. Le jeune homme devait bien se sentir perdu dans un milieu qui n'était pas le sien. Dans cette bâtisse dédiée aux activités criminelles de toutes sortes, le jeune homme lâcha un rire pour saluer le ridicule de la situation, c'était une bonne journée  en fait.

La salle dans laquelle Isaac venait de rentrer était un bar illégal, avec un plancher de bois, un comptoir en bois, les vieilles tables et chaises qui étaient taillés dans du bois qui avait maintenant mûri, pas trop grande, ni trop petite. 7,8 tables, avec quelques banquettes et une rangée de tabourets au comptoir géré par un patron pas trop commode. Une luminosité tamisée pour ne pas déranger les clients, plusieurs portes qui semblaient mener à différentes sections du bar, qui devait mener dans des pièces bien plus dangereuse qu'un bar miteux vide. Bran ne lui laissa aucun répit, et fit signe à l'homme qui venait de rentrer de bien vouloir prendre place dans la banquette du fond, où il était. Il observa alors plus attentivement le jeune homme, avec un sourire amusé. Est-ce que Pizza voyait Corbeau comme un manitou, un sage, un homme intelligent? Bran sourit à cette idée, avec une certaine ironie qui teintait son visage. Il n'était pas un sage, seulement un homme qui avait décidé pour lui-même, un homme qui a survécu au chaos, comme tout le monde ici présent, mais assez d'introspection conclut-il dans sa tête, il était temps de parler un peu au jeune homme avec un ton amusé qui s'approchait du sarcasme :

-Isaac, pas obliger de me demander de vivre, je n'ai aucune décision la-dessus tu sais? Tu pourrais bien danser toute la nuit sur cette table, en me suppliant de te laisser vivre que je ne ferais que rire tout le long. Oh c'est par cruauté, rassure toi.

Il fit signe au patron derrière le comptoir et celui-ci s'attela à la tâche pour remplir deux verres d'une bière de contrebande et vint les placer sur la table de la banquette, Bran remerciant le vieux bourru d'un geste de main amical. Il prit le verre qui se dressait devant lui, en prit une gorgée et décida de continuer le dialogue.

-Une bonne bière illégale, rien de mieux pour être sur ses gardes, on sait jamais quand ils vont mettent du poison dans ton verre


Bran lâcha un rire et se paya de la tête d'Isaac un peu, et avec un soupir il reprit son sérieux pour continuer.

-Tu veux bien vivre, mais que fait tu pour vivre Isaac? Quand-est-ce as tu décidé pour toi et seulement toi? Tout le monde existe, Isaac, mais peu de gens vivent, peu acceptent le chaos qu'est la vie. Ils aimeront parler de la divine providence, des forces du mal, mais le secret est simple à la vie. Tu veux le savoir?

Bran lança un regard amusé en direction d'un Isaac incrédule et décida d'entamer sa discussion après quelques gorgées de bière.

-Il n'y en pas, c'est bête hein? C'est tout simple, la vie est, mais se sont les humains qui sont responsables de notre bonheur, de notre malheur, et de celui des autres. Ce n'est pas un dieu ou une essence métaphysique qui dirige nos vies, c'est nous même! Tu m'as dit que tu cherchais à vivre, alors je vais te donner un truc, pense pour toi...
Bran vint donner un coup avec le plat de sa main sur l'épaule droite de Isaac en s'exclamant :

- Et assume toi un peu plus! C'est ta vie, même si tu n'en veut pas, tu n'as pas choisi d'exister, mais tu peux bien choisir de vivre comme tu l'entends. Sois fier de toi un peu, apprécie ta personne malgré tout tes tares. C'est bien facile à dire je sais, mais c'est encore plus facile de le faire contrairement à ce que l'on dit.


Bran prit une pause, et vint placer son index gauche sur sa lèvre inférieur pour faire mine de penser et il continua son petit monologue :

-Il faut s'accepter, il faut s'aimer, et il faut s’apercevoir que notre vie à une valeur indépendante au jugement des autres. C'est ça selon moi la vrai liberté, pas de pouvoir décider ce qu'on veut toujours faire, parfois, les choix humains s'empilent tellement qu'on ne peut pas y contrevenir, mais la vrai liberté c'est d'accepter notre passé, vivre le moment présent, et puis marcher vers le lendemain.

Bran ria à la fin de cette phrase, l'ironie en était que trop plaisante. Surtout maintenant, qu'il avait bien préparé le terrain, il avait les mots en tête pour attaquer Isaac de la bonne façon, et avec un sourire qui ne cacha nullement son intention, il se prononça :

-Si tu est pour demander aux autres pour vivre, tu ferais mieux de mourir maintenant Isaac. Aller te noyer dans tes regrets, ce n'est pas si dur que ça non? La vie non plus, mais les gens ont mal parce qu'ils sont dans l'impression d'être tourmenté par un bonhomme barbu au-dessus d'eux, ou d'une force cosmique quelconque. C'est pour ça qu'ils ne vivent pas, qu'ils sont malheureux, tristes mais satisfait. Ils donnent tout ce qu'ils sont à des forces mystiques espérant qu'ils trouveront bonheur sans effort, et quand tout va de travers, ils blâment les dieux et non eux-mêmes.

Avec un sourire en coin, il prit le reste de bière qu'il lui restait, lâcha un soupir de satisfaction, et intrigué de voir ce minable personnage subir le ridicule de sa situation, Bran ne put s'empêcher d'avoir un tout petit élan de compassion à son égard, et ajouta ces mots pour terminer son monologue :

-Et toi, Isaac, veut-tu être heureux?
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P. Isaac Adams
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Lun 23 Mai - 14:19

Il demandait de l’aide, voulait de l’aide. À la recherche de son pêché, il n’arrivait plus à détourner les yeux de la même page, il voulait qu’on la tourne pour lui. Sauf que personne ne le ferait, parce qu’il en était le seul capable et il l’ignorait. Ce bouquin, sa vie, c’était comme son électro-kinésie en contact d’un peu trop d’eau, ça ne fait pas bon ménage. Ça explose. Il explose. Il pleure, les larmes coules, ses jolies petites perles humides tombant le long de ses joues. C’était juste un gosse capricieux qui n’avait pas ce qu’il voulait : il n’avait pas le pouvoir de ramener les morts à la vie, et ça le détruisait. Il n’avait plus de contrôle sur rien, et pas le pouvoir de tout recommencer. Tout ce qu’il pouvait faire était se lancer des coups de jus. Et tout ce qu’il y avait c’était cette ébène Corbeau qui riait de ses quelques mots. Isaac, le bouffon du roi.

Il ouvre les yeux, regarde autour de lui. Sèche un peu ses larmes à l’aide de sa manche. Laissant quelques traces de boue sur son minois. L’atmosphère était présente, ça puait. Il ne le sentait pas. Il avait l’air bien trop sage, bien trop frêle pour être ici. Sans parler du plancher qui désirait céder à chacun des pas. Rejoignant son interlocuteur vers une banquette au fond, s’asseyant dessus. Retirant sa veste, la posant délicatement, et posant ses codes sur la table. Sa main dans la pomme de main, il écoutait.

« Isaac, pas obliger de me demander de vivre, je n’ai aucune décision là-dessus tu sais ? Tu pourrais bien danser toute la nuit sur cette table, en me suppliant de te laisser vivre que je ne ferais que rire tout le long. Oh c’est par cruauté, rassure-toi. »
Hmmm. Il ne savait pas quoi en penser. Il ne savait pas comment vivre, il était ici pour savoir. Et il avait très certainement demandé à la personne idéale. Il fit une mine de déception face à ses paroles.

Le patron vint poser deux verres de bière. Il attrapa le sien de sa main libre, le fixant attentivement. Ça avait une jolie couleur. Il n’était pas un grand fan d’alcool, et heureusement, mais ça ne faisait pas de mal de temps en temps. Il fut surpris en attendant les paroles du noiraud.

« Tu veux bien vivre, mais que fais-tu pour vivre, Isaac ? Quand est-ce que tu as décidé pour toi et seulement toi ? »
Jamais. La dernière fois, il ne connaissait personne, il restait à l’écart des autres, c’était la tête brûlée des cours. Mais il avait changé, on l’avait changé. Et son simple rêve est de faire de celui de sa défunte bien-aimée une réalité. Jusqu’au bout, il ne pensait pas à lui, il pensait à un simple cadavre qui n’était même plus doté de parole. Il avait beau essayé de lui parler face à sa tombe, il y avait toujours un silence. Il prit une gorgée du breuvage. Serrant quelque peu le poing. Corbeau avait touché quelque chose de sensible, une vérité qu’il essayait de se cacher.

Il écoutait sa tirade, attentivement.
« Tu ferais mieux de mourir maintenant Isaac. Aller te noyer dans tes regrets, ce n’est pas si dur que ça non ? »
Mourir, ça avait l’air bien, non ?

« Et toi, Isaac, veux-tu être heureux ? »
Il ne savait pas.
Rictus.
Simple rire forcé.

« Corbeau… Est-ce que quelqu’un est déjà mort parce que tu l’as aimé… Quoi que, non. Est-ce que quelqu’un est déjà mort parce que tu étais le seul à le détester ? Je suis coupable, je ne blâme personne. Je ne sais même pas si je crois en dieu, mais si il existe, il doit autant aimer le bonheur que l’horreur. »
Sa voix tremble. Une autre gorgée, encore. « Tu crois que mon crime est d’avoir fait semblant de la haïr ou de m’être mis à tomber amoureux d’elle ? »
Peut-être qu’avec cette réponse, il ne doutera plus. Le discours de Corbeau l’avait fait quelque peu réfléchir, il avait envie de savoir à quoi il pensait, de savoir ce qu’il y avait derrière ce mystérieux surnom. De savoir comment il faisait pour rire autant alors qu’il en était à s’appeler uniquement Corbeau. Isaac avait besoin de lui, il avait besoin d’apprendre à vivre par lui-même. À penser un peu à lui.

« Ça a l’air bien d’être heureux. Quand je vois les sourire des clients, quand je les sers, je les envie un peu. Ils sont content de bien mangé entre potes ou en famille. Ils sont contents même si ce n’est qu’un tas de graisse se trouvant dans leurs plats parce qu’ils sont avec des gens qu’ils aiment, ils s’amusent et rigolent ensembles, font des blagues pourries qui marchent à chaque fois par je ne sais quel miracle. J’aimerai aussi être content comme eux ! Mais ça me fout la frousse les liens avec les autres. Si je me faisais un ami, j’voudrais pas qu’ils crèvent sous mes yeux, pas encore. »
Et Diane était morte devant lui, il n’avait pas mérité ses remerciements pour ne jamais s’être déclaré.


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Bran Duvessa
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Jeu 26 Mai - 0:10




Un clou de plus
Bran s'accouda pour se réduire la distance entre lui et Isaac, il observait le moindre changement sur la faciès d'Isaac. Sa question était bonne, voulait-il être heureux? Il est facile d'être satisfait, mais être heureux, ça prends de l'effort, c'est un état qu'on trouve rarement, certes bonheur et satisfaction peuvent aller de paire, mais ils sont indépendants à la base. L'un peut aller sans l'autre, mais être satisfait de ce que nous avons n'est pas un signe d'être heureux, de bien se sentir dans sa peau, c'est ça être heureux, être fier de sa personne, du moins c'est ce qu'il pensait. Après tout, il pourrait bien être satisfait à mener une vie banale dans la société mais il ne serait pas heureux, car il ne pourrait jamais être à son plein potentiel. Il maintenait son regard en direction d'Isaac, venait de faire un rictus forcé, Bran eut un petit sourire sur son visage pour accentuer le forçage que Pizza appliquait à son visage. Corbeau écoutait alors l'homme en face de lui parler. Alors qu'il parlait, Bran réfléchissait à chacun des mots que prononçait Isaac, il y avait de l’amertume, de la colère, du regret, de la tristesse, du remord, et bien sûr, le sentiment d'impuissance. Mais il n'était pas le seul à avoir subi l'intangible que laisse les humains, mais il fallait s'y attendre après tout. Éprouvait-il de la pitié à son égard? Non pensa-t-il, ce n'est pas de la pitié, parce que la pitié c'est se sentir mal pour l'autre et vouloir le changer à notre façon pour qu'il soit heureux comme nous. De la sympathie, c'était ce qu'il éprouvait pour cet étrange homme. Il écouta silencieusement tout ce que disait Isaac, hochant de la tête de temps en temps pour lui laisser savoir qu'il suivait toujours la conversation, ou plutôt le monologue que tenait son compère. Il attendit jusqu'à la fin pour exprimer son opinion. Il avait déjà son idée sur ce qu'avait dit Isaac, il affichait maintenant un grand sourire teinté d'ironie face à l'absurde, cette farce n'a pas de fin, mais le ridicule de cette historie lui plaisait bien malgré tout le pathétisme. Bran prit un gorgée de bière et lança un regard en direction d'Isaac et il décida de répliquer, avec sarcasme :

-Comme si les gens se mettaient à mourir parce qu'on les aime ou les déteste, c'est un peu absurde comme façon, même pour moi! La mort c'est humain, c'est la preuve que l'on vie, tu ne peux pas t'en vouloir à chaque fois qu'une personne proche meurt, bien sûr que ça peut être un accident, mais ce n'est jamais volontaire, tu n'est pas à blâmer. La mort est inévitable, c'est une fin. Elle peut être prématurée, mais s'en vouloir ne change rien.

Bran prit une courte seconde pour restructurer sa pensée, et continua sur sa lancée :

-Si tu es coupable, pourquoi pas t'avoir dénoncé à la police pour ton crime? Parce que tu n'est pas coupable de l'avoir tuer en la détestant. Elle est morte, c'est tout, tu peux te dire que tu aurais pu la sauver, agir autrement, mais cela change pas le fait qu'elle est morte. Di…


Bran s'esclaffa devant cet idée, mais reprit son sérieux pour montrer qu'il appréciait cette étrange conversation, autant que morbide, et sa voix se fit encore entendre :

-Dieu n'y est pour rien, mais c'est un bel échappatoire, se dire que c'était voulu, qu'un être supérieur à nous rit de nous, nous aiment, nous détestent à son bon vouloir simplement parce qu'il est omniprésent, omniscient ou omnipuissant. Dieu existe pour nous protéger du chaos qu'est la vie. Pour vivre, il faut l'accepter, il faut accepter que se sont les hommes qui sont à blâmer pour les maux de ce monde, parce qu'on est les seuls qui sont foutu de penser qu'est-ce que le mal, le bien, la justice, et faute de se trouver un accord commun, on commet encore plus d'atrocité, alors continue à douter de Dieu, et peut-être un jour tu comprendras.

Bran lâcha un soupir, mais cela lui faisait du bien, peut être pour Isaac pensa-t-il, si il s'attendait à ce qu'il lui pardonne ses crimes, l'absout comme un père le ferait à la confession, Isaac se trompait, mais lui dire les 4 vérités, ce qu'il pensait vraiment au lieu de prononcer de doux mots de miels qui se veut rassurant et amical, était mieux pour lui, accepter la réalité. Il maintenu son regard en direction de Pizza et prononça les mots suivants :

-Ton crime, Isaac, n'est pas d'avoir fait semblant de l'haïr ou de l'aimer, sinon tu ne serais pas humain, ton crime est de vivre dans le passée. Oui le passée, tu regrette sa mort, d'accord, c'est triste, mais pense-tu qu'elle voudrait te voir ainsi? Agit pour toi, pense pour toi, c'est ainsi qu'on vit, dans le moment présent. Si tu aimais vraiment, tu l'aurais laisser partir, parce que on aime bien mélanger l'amour, la jalousie, l'appréciation, la sympathie et j'en passe. On apprends pas à différencier les émotions, à les comprendre et donc, on crée des gens comme toi Isaac. Des coquilles vides, des âmes brisées qui ne savent plus quoi faire de leur vie.


Il se rapprocha de Pizza et il parla d'un ton plus bas :

-Tu sais, les gens dont tu me parlais, ils ne sont pas heureux, ils ne sont pas contents, ils sont satisfaits. Ils traînent avec leur potes pour éviter le poids de la solitude, en passant qu'ils seront toujours là. L'amitié dépasse le fait de traîner avec quelqu'un, les familles oublient qu'on est des individus. C'est une belle chose la famille, mais elle ne devrait pas limiter l'individu. J'ai bien peu d'amis, mais beaucoup de contacts, de connaissances, de gens qui me sont utiles, mais mes amis dépasse le besoin. Devient-tu ami avec quelqu'un par envie ou par nécessité, utilité, besoin?

Bran afficha un sourire alors qu'il démontrait l'absurde de la situation, il s'y plaisait bien, la sympathie, ça fait des drôles de choses mais il continua tout de même :

-Tu me paraît tout simplement comme un enfant qui a perdu son jouet préféré et qu'il ne veut pas en trouver un autre parce qu'il ne veut pas ressentir la même de douleur de perdre de quoi qu'il avait favorisé.


C'était le coup qu'il cherchait à planter, et maintenant, il ne manquait qu'à donner le coup de marteau sur le clou :

-Ce n'est pas le fait qu'elle soit morte qui te dérange, mais c'est ce que tu as ressenti à sa mort, jalousie, amour, sympathie, colère, regret, envie? Seul toi le sait, et c'est pour ça que tu veux plus vivre, parce que tu ne peux pas considérer les gens comme des individus qui peuvent décider par eux-mêmes.

Bran n'allait pas dans la dentelle, mais c'est ce qu'il avait compris de la situation, Isaac voulait vivre sans accepter son passé, quelque part, Bran y voyait des similarités, et il admit qu'il aurait pu finir comme Isaac, mais il a choisi autrement.

-Accepte ton passée, et ensuite tu penseras à vivre.

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P. Isaac Adams
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Lun 30 Mai - 19:23

Qu’est-ce que le fait de vivre ? De ressentir des émotions, e profiter à fond, de plonger dans la mélancolie la plus totale ? Il n’y avait pas de réponse juste, et pourtant, Isaac y croyait. L’équilibre du monde fait qu’il n’y a pas de jour sans nuit. Pas de soleil sans pluie. Par d’arc-en-ciel sans un mélange des deux. Rien. Et il ne le comprenait pas parce qu’il pensait qu’il n’y avait que des tempêtes et des ouragans. Des claques dont on ne se remet jamais. Des poignards qui ne s’enlèvent jamais. Et il ne savait même pas pourquoi il parlait de Diane à un inconnu qui ne faisait qu’enfoncer le couteau un peu plus profondément dans la plaie. Il aimait ça, au fond, qu’on le secoue un peu.

« Comme si les gens de mettaient à mourir parce qu’on les aime ou les déteste, c’est un peu absurde comme façon, même pour moi ! »
Ça l’énervait, ce discours l’avait énervé, cette phrase l’avait énervé, et la suite avait rendu son sang bouillant. Tellement bouillant qu’il pourrait lui brûler les veines, les muscles, la peau, mais ce n’était qu’une simple métaphore signifiant qu’il s’emportait toujours plus. Sa colère venait souvent, il ne la contrôlait pas, il était colérique, peut-être même hystérique. Il avait l’air de ne plus écouter, mais si, il écoutait, il observait, il faisait attention à tout, mais réfléchissait de quelle manière il allait bien pouvait gueuler par la suite. Il admirait Corbeau, pour sûr, mais il ne supportait pas le fait que les raisons de mort de Diane soient considérées comme absurde.

Sa mort était volontaire. Isaac aurait sûrement pu y faire quelque chose pour l’en empêcher, mais il ne l’a pas fait. Il ne s’était pas avancé, il ne l’avait pas rattrapé, et il n’avait jamais répondu à ses sentiments. Pour tout ça, il était coupable. Sur le papier, il n’était qu’innocent. Il n’était qu’une simple connaissance. Et si Dieu existait, ça devait être la pire de l’enflure pour rire de tout ça. Pour mater avec plaisirs les horreurs des hommes. Pour lire cette fable grotesque qui n‘avait aucun sens. Il était cruel, Dieu, sûrement plus que Satan.

Et Corbeau s’approchait toujours de plus en plus pour lui susurrer des mots durs.
« Tu me paraît tout simplement comme un enfant qui a perdu son jouet préféré et qu’il ne veut pas en trouver un autre parce qu’il ne veut pas ressentir la même douleur de perde ce qu’il avait favorisé. »

Il se laissant tomber sur le dossier de la banquette. Buvant le reste de son verre d’un seul coup, laissant ses mèches de cheveux troubler sa vision. Ayant laissé tomber sa colère en même temps que lui, cherchant les mots à prononcer. Et comment accepter son passé. L’interlocuteur n’avait pas tords, il n’acceptait rien alors il ne pensait plus à vivre.

« Elle s’est suicidée face à moi parce que tout le monde l’aimait. Elle m’aimait parce que je la détestais. Son pouvait charmait tout le monde autour d’elle, sauf moi, je n’ai jamais su pourquoi. C’est tout. C’est parce que je l’aimais que j’aie voulu qu’elle évite de faire ça, que j’aurais voulu qu’elle vive sa vie à fond. Je suis sûrement qu’un égoïste. »
Rien de plus. Explication claire et précise. Il n’y avait rien d’autre à ajouter sur elle. Ça faisait déjà mal d’en parler, c’était comme une lame plantée dans en pleins dans le cœur.

« J’ai peur, c’est vrai. Tellement que j’vois plus la réalité en face, qu’il n’y a que des cauchemars se répétant dans ma tête. Et… J’ai pas d’amis, j’saurais pas te dire pour quelle raison je m’en ferais. J’en ai jamais eu, on m’a toujours trouvé trop bizarre mais ça m’a jamais dérangé. Je trouve ça cool d’être bizarre ! »
Pourtant, elle le trouvait normal, elle.
« T’as des conseils pour accepter son passé ? Je suis un néophyte dans ce domaine. Je sais juste préparé des kebabs, alors le reste… »
Il lâche un rire. Un rire des plus cyniques.

Il observa le corbeau attentivement, sérieusement. Esquissant un léger sourire sur ses lèvres.
« C’est marrant, t’attires ma sympathie. Il est rare de rencontrer des personnes aussi intéressante et amicale. »


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je ne m'en remettrais jamais.
lololol:
 

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Bran Duvessa
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Mer 1 Juin - 22:03




Les morts ne veulent pu
Le Corbeau venait de parler, et c'était maintenant au tour de Pizza de s'exprimer maintenant. Et il semblait en avoir gros à dire. Évidemment, Bran savait que pour les gens, ce genre de discussions à cœur ouvert ne se prenait pas à la légère, les émotions s’amplifient, et un peu de colère peut créer de grandes rages, et un peu de joie peut créer une euphorie, tout dépendait de la personne qui vivait ces émotions, qui discutait de tout son soûl, c'était eux qui pouvait décider de leur propre sort en ce moment. En ce moment, le Corbeau avait choisi d'écouter silencieusement à la tirade de Pizza, jugeant que c'était mieux ainsi que de l'interrompre, Pizza s'ouvrait enfin, il ne fallait pas briser cette étrange confiance qui existait entre les deux individus. C'est ainsi, avec patience que Bran écouta jusqu'à la dernière syllabe qui pouvait sortir de la bouche de son interlocuteur, écoutant chaque mot pour en comprendre les détails, le sens. Pendant ce temps, il fit signe au tavernier de revenir remplir leur verres et c'est ce que l'homme taciturne fit pendant le discours de Pizza pour ensuite s'éclipser derrière son comptoir. Bran réfléchissait alors à ce que Pizza venait de dire. Il prit une gorgée de la bière qui était sous son nez et puis il vint placer son poing droit sous son menton pour s'appuyer sur la table et observer le jeune homme en face de lui. Avec son sourire ironique immanquable, Bran décida alors de répliquer à Pizza qui devait se faire impatient, après tout, il devait voir en Corbeau une sorte de guide. Cette pensée l'amusa brièvement, lui un guide? Il ne savait pas plus où il allait, mais au moins, il avait choisi de faire son propre chemin à travers ce torrent sans directions précises, mais de là à être une source de sagesse, lui-même doutait de ce qu'il pensait, mais chaque jour lui donnait une preuve de plus pour le convaincre qu'il avait raison, mais encore, peut-être se décevait-il lui même? Ce n'était pas temps de penser à cela, ainsi, le Corbeau ouvra la bouche après ce moment de silence, avec son sourire ironique, pour faire du bruit.

-Est-ce que tu éprouve réellement ces sentiments parce que c'est ce que je dégage, ou est-ce parce que je suis la première personne à te donner l'aide dont tu as réellement besoin? Aider son prochain, c'est naturel, sinon on n'aurait pas besoin d'éprouver de l'empathie pour un autre, mais chaque situation ne peut pas être régler de la même façon. Alors que les gens qui voulaient t'aider cherchaient à te réconforter, moi, un parfait inconnu, te critique, t'attaque, t'insulte sans réel connaissance de causes, et pourtant, tu m'écoute, tu veux que je t'aide malgré tout.

Bran eut un petit sourire amusé teinté d'absurde, après tout c'était bien vrai, mais lui-même avait ses défauts, et il le savait très bien mais cela ne l'empêcherait pas de dire ce qu'il pense, c'est en prenant en réalisant nos défauts qu'on peut changer, sinon, on est pas mieux qu'un cochon satisfait de manger sa purée à chaque matin et il reprit parole.

-Ton histoire est bien triste, mais nous sommes tous égoïstes quelque part, je ne crois pas aux actes désintéressés, il y a toujours une raison pour qu'un individu existe sa volonté. L'égoïsme n'est pas un défaut en soi, il faut simplement le garder sous contrôle, faire preuve d'empathie, de respecter la volonté des autres, il n'y a rien de parfait dans ce monde, ni moi, ni toi, mais cette imperfection signifie qu'on peut expérimenter, changer, vivre puisque nous avons à changer.

Il prit une pause, parler des morts avait souvent pour fâcheuse conséquence de ramener des souvenirs douloureux, mais c'était nécessaire d'en parler.

-Diane s'est suicidée, tu aurais voulu qu'elle vive, mais il a rien que ne peut y faire maintenant pour la ramener à la vie mais tu as deux choix évidents devant toi : La rejoindre, ou vivre. La rejoindre c'est facile, il y a plusieurs méthodes, et après tout, on peut se dire que la vie est insignifiante puisque l'équation finale, est la mort. Mais c'est bien trop simpliste, la vie à le sens qu'on lui donne, ce n'est pas la fin, mais le moment présent, même si on est pour tout oublier, la vie aura été vécu.

Corbeau prit une grande gorgée de son verre, se replaça en s'accoudant et replaça son poing droit sous son menton encore pour continuer son opinion.

-Mieux vaut être seul que mal accompagné, néanmoins, bonheur et satisfaction sont deux choses comme j'ai dit, et même si on peut changer, il faut le vouloir de soi-même, si tu est prêt à changer, écoute bien cette phrase : Accepte le choix des autres. En acceptant que tu ne peux pas décider pour les autres, tu fait un pas de plus pour te sortir du déni. Ensuite, Isaac « le néophyte », faire des kebabs, ça garde l'estomac rempli, c'est important pour vivre, mais ce qui est plus dur à faire quand on cherche à accepter, c'est d'admettre qu'on ne peut n'y faire. Il faut arrêter de penser à ce que j'aurais pu faire à ce que je peux faire.

Bran changea de position pour se reculer un peu et rajouta :

-Si tu l'aime vraiment, accepte son choix, elle est morte, c'était une erreur, certainement, mais c'était la sienne, et tu ne peux pas le lui enlever peut importe combien de fois tu rejoue le scénario dans ta tête. Ce qui te reste à faire, c'est de vivre, elle a fait ce choix pour que tu sois heureux, porte cette dernière volonté sur tes épaules Isaac... Blâmer les morts, ça mène nulle part.

Parler des morts laissait toujours Bran un peu inconfortable, lui-même avait perdu un être cher, mais il devait vivre, et il le doit encore, et Pizza devait vivre aussi, sinon cela serait gâcher la chance qu'elle lui avait donner, qu'il en soit conscient ou non.
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