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  ▬ Acid Whisky.


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Virgil A. Elbaz
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Dim 8 Mai - 15:11
Acid Whisky. —




Il y avait de ces journées lourdes. Pesantes. Denses et bestiales. Pluvieuse au singulier, aujourd’hui. Ce genre de démangeaison sociale, physique et mentale qui te demandait qu’une seule et unique chose : La boisson. Chaque personne possède des vices différents. Pour certains, c’était le contrepoison médicamenteux et les seringues au creux des veines. Pour d’autres, il s’agissait de la sueur de deux corps s’entremêlant dans la chaleur d’une couette et de plusieurs coups de rein un peu trop brutaux. Te concernant, tu préférais une bouteille dont le liquide ambrée n’était plus à faire mais plutôt à défaire. Défaire entièrement. Comme une vieille amie. Comme cette douce et belle mort qui caresse votre joue, tendrement.

Alors tu étais presque endormi dans ce grand fauteuil goudronneux, assez luxueux et épuré. Le futur amenait forcément à la pureté et aux lignes minimalistes. Et c’était exactement ce que reflétait l’endroit. Ligne simple, design ivoire et noiraude. Décor arachnéen et éthéré. On était bien loin des cages de la nuit que pouvait offrir la métropole. Toutefois, il ne faillait croire qu’il s’agissait d’un endroit élitiste et pompeux. Bien au contraire, il y avait ce couple d’anciens, au fond de la pièce. Couple modeste. Antique. Olympien mais dont l’amour n’était pas à défaire en voyant le personnage masculin sourire à ce douce dulcinée à l’aide de son dentier gentiment offert par les scientifiques décuplant nos propres pouvoirs. Ou malédictions. Au choix.

Il y avait aussi quelques étudiants, pas bien méchants malgré une tendance au bruit exemplaire. L’attrait de la jeunesse. Après tout, tu n’avais que la trentaine mais tu te comportais, parfois, comme un être immémorial et séculaire. Tu faisais de la peine, dans une certaine mesure. Seul, dans ce fauteuil fasse à un autre fauteuil aussi vide que ta situation familiale. Au centre, cette légère table, un verre au doux liquide ambrée. Un livre, jauni par ses propres pages et par le temps s’écoulant irrémédiablement. Poésie d’un temps perdu et un paquet de clopes industrielles à moitié vide. Paquet noir. Sombre dont l’image d’une gorge gonflé par une maladie imaginaire donnait au lieu une horrifique situation ironique et sarcastique.

On aurait pu croire que tu attendais une personne mais il n’était rien. Tu étais juste là, à attendre. À attendre la mort, observant dans ton coin les gens. Un assassin ? Nullement. Juste un homme perdu dans les creux d’une existence platonique sans réelle objectif. Alors que fais-t-il, à juste titre, cet homme ? Réflexion profonde et fixation sur un point tierce du bar avant de te rendre compte que tu fixais, sans le vouloir, les jambes d’une demoiselle. Situation gênante qui t’amenait à te saisir de ton verre, concentrant ton attention sur ton hypothétique gueule de bois et ton ventre torturé par l’acide gastrique du lendemain matin. Ça donnait envie, on ne pouvait dire le contraire.

Déposant le verre vide dans un léger fracas contre la table, tu déglutis le liquide brulant peu à peu ta gorge opaline. Pensée agréable, en saisissant ton paquet de cigarettes et en plaçant une sur la table pour tout à l’heure. Alors que tu relèves peu à peu ton regard, tu vois cette paire de jambes émettre quelques légers déplacements voluptueux. Émaciés et sensibles. Une ombre. Une silhouette. Tu perces un léger soupire entre tes deux fines lèvres glacés avant d’oublier durant quelques secondes ta propre existence pour parvenir à une concentration sociale certaine. Tu étais un handicapé intime et familier.  

Un problème ? 

Sec. Froid. Squelette. Tu es bien un handicapé social ne connaissant pas les voutes sociales les plus simplistes. Tu sens l’hydre au fond de tes tripes, elle bouge. Elle hurle. Elle bougonne.

Vous, les jeunes, êtes bien bruyants. 

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Virgil A. Elbaz
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Ven 13 Mai - 23:10
Acid Whisky. —




Tu risquais de te perdre dans les méandres d’une nonchalance trop peu maitrisée. À en croire les gens qui s’agrippaient pour se reproduire dans un futur plus ou moins proche en fonction du taux d’alcoolémie, c’était compréhensible. Ou non. Visière sociale face à une démone à la crinière flamboyante. Hum. Que voulait-elle ? Il y avait de la tristesse dans son visage, une tristesse passée, puis, effacée. Il serait bien aisé de croire que les yeux rouges disparaissent. La gorge nouée. L’envie de se mettre un flingue sur la tempe, sa marque une gueule. Figé par l’orchestre verbal et la connerie humaine. Elle avait l’asthénie dans le coeur, l’abandon dans le regard.

Coup de pression. Adultère et corruption. Les gens ne tiennent plus debout, c’est pour ça que tu étais assis. Et elle aussi. Mystérieuse personnalité sans nom, voile obscur aux trainés méphistophéliques. Il y avait une aura mais aussi et surtout, de la décadence. Un mal-être. Un besoin. Des voeux irréalisables. Une envie de s’évader dans son sommeil perturbé. On s’en prive. On gémit. Rêvons comme quelques gamins, la dent pointue. Tu n’as pas dit non lorsqu’elle s’est assis. Pourquoi ? Une envie. Une envie à la répugnance. À la rivalité physique, malsaine, appétence de l’idiotie. Désir et satiété.

Alors tu l’observes. Tu l’écoutes. Comme si elle ne faisait pas réellement parti d’un groupe. Esseulée dans un bain d’acide. Reclus d’une société. Personne brisée face aux désillusions de la vie. Les gens n’étaient pas comme vous. Comme toi. Comme elle. Tu ne réponds pas tout de suite à sa question. Une minute passe. Plongé dans son regard sans dire mot, un léger rictus sur tes lèvres froides, sanglantes. Nullement une analyse. Nullement une observation. Tu cherches quelque chose. Tentant de découvrir une tâche d’encre sur cette feuille ivoire. Une histoire. Une ère révolue et accomplie. Antérieur. Imparfait dans sa beauté.

Whisky. Sec.

Un serveur apparait au même moment, prenant bonne note de la nouvelle commande. Tu avais enfin compris. Tu n’étais pas un fils de pute de psychologue et encore moins une personne qui pensait détenir la science infuse mais tu avais compris quelque chose, ce soir. Tu savais. Décalant ton attention sur le verre vide qui disparu peu de temps après, tu esquisses un léger sourire narcissique en reposant ton regard sur ton interlocutrice. Peu de communication. Alors finalement tu choisis de reprendre. Reprendre le jeu. Nouant ses peurs dans un aquarium. Un aquarium de liquide ambrée.

Pourquoi pleures-tu ? 

Tu te penches en avant, posant tes coudes sur tes jambes, joignant tes mains, toujours ce même léger rictus au sein de tes deux commissures épidermiques. C’était une bombe, ou peut-être pas. Il ne fallait pas être sot. Tu avais eu l’expérience de la logique et de détresse. Alors oui, ça râpait la gorge. Honte. Gêne. Prémisse d’un manque total de contrôle. Non, ce n’était pas une pique. Non, ce n’était pas de la méchanceté gratuite et encore moins de la désuétude anthropologique. Domestique. Communautaire. Faire un aveux, aveugler par les ténèbres. Le serveur revient. Puis, disparait. Deux verres. Deux liquides. Ambrés. Dorés comme une pièce.  

Tu saisis ton verre, trempe simplement tes lèvres. Fixe. Le regard transperçant et l’humeur malsaine. Il était assez drôle de voir la différence entre vos deux personnes ainsi que les différents groupes postés de part et d’autre de l’endroit servant de l’alcool. Un soupire, puis, tu continuas.

Tu t’invites à ma table, je te paye un verre. C’est quoi la suite, chez vous, les jeunes ?

Esquissant un bref sourire, tes fins doigts ivoires se répercutent contre le verre glacial, le saisissant comme on pouvait saisir la fleur la plus délicate. Puis, d’un mouvement lent, tu retrempas tes lèvres. Pour la deuxième fois.
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Riley K. Sellars
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Jeu 19 Mai - 1:07


DO YOU CALL YOURSELF A FCKIN HURRICANE //

Tu observes. Encore et toujours. Ton regard retombe toujours sur cette même personne. Et t'es incapable de lire autre chose que ce qu'il dégage. T'as l'impression de te voir dans un miroir. Reflet glacial d'un sujet aliéné. Ca te parait si abstrait dans ton état actuel, et pourtant. Le son de sa voix te sort de ta torpeur. Toujours si sec, brutal. Tu vois seulement le serveur repartir. Et puis une question suit. Toi, Kaya, pleurer ? Les larmes coulaient d'elles mêmes, témoins de la jeune et sentimentale Riley qui avait auparavant habité ce corps. Un rictus se dessine sur tes lèvres.

« Je pleure de joie, ça s'voit pas ? »


T'es toujours dans le sarcasme, hein ? Tu peux pas t'en passer n'est-ce pas ? Oui, parce que t'as pas le courage de te livrer, d'admettre que t'as mal, que toi aussi t'es encore capable de souffrir. Heureusement pour toi, la commande arrive. Tu te demandes comment il fait pour rester si calme. Posé. Toi, t'as l'impression d'être une vulgaire tempête. Une furie coincée dans un corps creux. Tu hurles de l'intérieur et ça résonne contre chaque paroi. Même de l'extérieur, on peut voir que t'es un sacré bordel en réalité.

Tu attrapes le verre qu'on t'offre. Une gorgée, puis deux. Ta gorge s'échauffe. Tu sais déjà que tu vas en avoir pour un bon moment à rester dans cet état, avec l'alcool et tes différentes drogues. T'as l'air en bon état encore, t'as bien de la chance. Mais quand on y regarde de plus prêt, tu t'autodétruis. Tes iris bleutés se dirigent à nouveau vers ton hôte. Te ressemble-t-il vraiment ? Tu ne le souhaite à personne.

Un nouveau rictus étire tes lippes à sa seconde question. Et une nouvelle fois, tu ne peux t'empêcher d'être sarcastique. Tu fais comme si rien ne t'importait et tu observes. Chaque réaction, chaque oscillation.


« Tu continues à payer tes verres jusqu'à ce que tu sois assez ivre, puis on va chez toi, j'y passe la nuit et je repars avant que tu ne te réveilles. »


Si t'essayais pas tant de te contrôler en face de lui, t'aurais été morte de rire ma pauvre. T'aurais bien entendu ce résonnement qui en fait, n'aurait eu lieu que dans ton esprit. Et même, antinomie de l'existence ou non de ton esprit. Si irrationnelle, tu ne distingue plus le vrai du faux.
Spoiler:
 

© RILEY SUR SPARKLE


Life.
It's way more boring now that I'm not smoking pot anymore.


90210


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Virgil A. Elbaz
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Sam 21 Mai - 17:54
Acid Whisky. —




Il y avait cette petite chose énervante. Premièrement, la différence d’âge et le non respect qui était associé à cela. Vouvoiement. Inexistant. Énervement intérieur mais que cela ne tienne. Tu n’avais pas fait preuve de respect, toi aussi. Toutefois, cette maussade demoiselle en valait-elle réellement la peine ? Pour toi, non. Pas aujourd’hui. Pas au vu de son état. Maussade. Irréel. Libidineux. Un ange déchu et désireux de renaître de ses propres cendres avant de comprendre une seule chose : Cet ange était coincé sur terre, à devenir un démon. Arrête de chialer et prend les choses en main. Rire pour kiffer la vie. Certes. Pas de procédé. Tolérance.

Puis, tu l’écoutes. Sans rien dire de plus. Ça sonnait faux. Ou alors, c’était terriblement triste. Tu venais d’obtenir l’information que tu souhaitais obtenir. Sac à foutre. Puit à queue. Porn star amateur déjà éteinte. Intérieurement, tu souriais. Tu souriais non pas car tu allais cédé à sa proposition, bien au contraire. Mais plutôt parce que ce genre d’enfant te faisait bien rire. Croire que leur vie était misérable. Croire qu’ils étaient paumés à cause de quelques problèmes d’alcool ou bien de drogues. Avant de, finalement, trouver le grand amour dans une ruelle sombre et de partir sur le droit chemin. Comme. Tout. Le. Monde. Ils ne sont pas différents, elle n’est pas différente, ils se ressemblent tous.

Tu déposes ton verre sur la table après en avoir pris une bonne gorgée. Brûlante. Tu l’observais. Encore et toujours. Désuète. Perturbée. Presque, malsaine. Ce n’était pas un hymne à la perte de soit-même mais presque. Puis tu changes de vision. Allant au dessus de son épaule. Regardant contre le bar. La bande de jeunes. La bande que la demoiselle à la crinière flamboyante avait abandonnée pour toi. Chose que tu ne comprenais même pas.

Charmant, réellement.

Puis, une brebis égarée s’approche. S’approche de la légère colombe s’étant envolé pour venir se poser au plus proche de toi. Totalement ivre, elle s’approche de ton interlocutrice, lui balbutie quelques mots totalement incompréhensible au vu de ta position avant de repartir comme si ne rien n’était. Fin sourire se plaquant contre tes deux commissures rougeâtres,

Je vois le troupeau qui s’exprime. Et le couteau, qui s’exprime. 

Tu places une main dans tes propres cheveux, tirant ces derniers vers l’arrière avant de te concentrer sur la demoiselle. Aujourd’hui, tu ne pensais pas faire une rencontre. Et notamment, une rencontre aussi particulière. Tu savais. Tu avais cet espèce de pressentiment qui te disait qu’il y avait quelque chose d’intéressant à obtenir de cette petite. Quoi ? Tu ne savais pas encore mais tu allais le savoir bien vite.

J’ai l’impression que tu manques à tes amies, je me trompe ? Pourquoi tu es venu me voir ? 

Tu saisis ta clope, la plaçant entre tes dents, puis, tu te levas. Laissant tes affaires là. Sachant pertinemment qu’il était impossible qu’on te vole quelque chose ici. Tu étais un client régulier. Et le patron faisait attention aux personnes laissant une partie de leur salaire dans son établissement.

Viens avec moi dehors, t’as besoin de prendre l’air. 
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